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Sturm und DrangArticle
Plan de l'article
De nombreux éléments du Sturm und Drang se retrouvent dans les premières pièces de Goethe et Schiller. L’un des premiers drames de Goethe, Götz von Berlichingen mit der eisernen Hand (Götz de Berlichingen à la main de fer, 1773), profondément influencé par les pièces de Shakespeare, relate les exploits d’un chevalier du xvie siècle qui prend la tête de la révolte du peuple allemand contre l’autorité impériale et cléricale. La mélancolie introspective, autre trait caractéristique du Sturm und Drang, est très présente dans les Souffrances du jeune Werther (1774). Mais l’œuvre principale de Goethe est l’inclassable poème dramatique Faust (Faust I, 1808 et Faust II, 1832), dont la première version, intitulée Urfaust, est composée avant 1775.
Schiller, quant à lui, insiste beaucoup sur les aspects politiques du Sturm und Drang. Dans les Brigands (1781) et Intrigue et Amour (1784), il s’attaque à la tyrannie politique et à la corruption sociale.
Avec sa tragi-comédie le Précepteur (1774) et son drame les Soldats (1776), Lenz s’impose également comme une figure centrale du mouvement et comme un précurseur du théâtre allemand moderne.
Le Sturm und Drang, mouvement de jeunesse, a marqué profondément la littérature allemande. Avec lui, une nouvelle génération d’écrivains entre en scène. Son influence se fait sentir également hors du simple cadre de la littérature. Il s’accompagne notamment d’un important développement des universités allemandes où, désormais, l’enseignement ne se fait plus en latin mais en allemand. En musique, il se traduit par une grande intensité émotionnelle et par des emportements passionnés, caractéristiques de la musique composée par Haydn vers les années 1770.
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