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Résultats avec Windows Live® Search Dix, OttoArticle
Dix, Otto (1891-1969), peintre, dessinateur et graveur allemand. Né à Untermhaus (près de Gera, Thuringe), Otto Dix a décrit la décadence qui régnait en Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale et est devenu l’un des chefs de file du mouvement Neue Sachlichkeit (« Nouvelle Objectivité »). Au terme d’une formation à l’école des arts appliqués de Dresde (1904-1914), Dix réalise des premières toiles fortement influencées par les expressionnistes (Die Brücke) et les Futuristes. Mobilisé en 1914, il est profondément marqué par la brutalité de la guerre de tranchées, qui lui inspirera de nombreuses eaux-fortes et gouaches, préfigurant son style de l’après-guerre. À partir de 1920, Dix reprend ses études et participe aux expositions de la Sécession de Dresde, et adhère au groupe Dada (Première Foire internationale dada, 1920). Violents dans les motifs et dans les couleurs utilisées, ses toiles et ses collages décrivent la réalité sociale contemporaine et les conséquences du conflit, en particulier la perte de la dignité des hommes blessés au front (le Marchand d’allumettes, 1920 ; la Rue de Prague, 1920). Puis le style de Dix évolue vers le réalisme, et, en 1925, il participe à Mannheim à l’exposition « Neue Sachlichkeit », tout en continuant de dénoncer la perte des valeurs morales et l’injustice sociale régnant dans l’Allemagne de l’après-guerre (Tranchée, 1923, œuvre détruite). Son œuvre, d’une cruauté satirique, insiste sur des détails véristes impitoyables et décrit la laideur « objective » de la réalité (les Sept Péchés capitaux, 1933). Ainsi, les nombreux portraits qu’il réalise à cette époque sont sans concession ni apitoiement pour les sujets représentés (Portrait de mes parents, 1921 ; Portrait de Sylvia von Harden, 1926). Dix s’attache à représenter la vie urbaine et la vie nocturne (la Grande Ville, 1927) et se rappelle les atrocités de la guerre (la Guerre, 1929-1932, Gemäldegalerie Neue Meister, Dresde) avec le même détachement, en utilisant les techniques des maîtres anciens (glacis) qui confèrent à sa peinture la qualité de témoignage d’une réalité insupportable, mais qui n’est pas engagée. Contraint d’abandonner son poste de professeur à l’académie de Dresde en 1933, Dix se voit aussi refuser d’exposer ses œuvres, dont une grande partie est confisquée. Il s’installe à partir de 1936 en Suisse et se consacre dès lors à la réalisation d’allégories religieuses, se rapprochant de nouveau, à la fin de sa carrière, d’une sensibilité expressionniste.
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