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Résultats avec Windows Live® Search symphonique, poèmeArticle
symphonique, poème, genre musical des XIXe et XXe siècles désignant une œuvre pour orchestre inspirée par un argument extra-musical. Les poèmes symphoniques sont généralement en un seul mouvement. Ils sont couramment associés à des idées tirées de tableaux, de poèmes, de pièces de théâtre, de paysages ou d'autres sources non musicales. Ces idées peuvent provenir de représentations, comme celle d'une locomotive dans Pacific 231 (1923) d'Arthur Honegger, mais l'inspiration peut également être simplement évocatrice, comme dans les Préludes (1854) de Franz Liszt. L'attrait pour l'argument non musical et la musique à programme constitua un élément majeur du romantisme en musique. Parmi ses premiers partisans, les plus importants furent Hector Berlioz et Liszt, influencé par Berlioz, qui est à l'origine du terme « poème symphonique ». Par opposition à la sonate de la musique classique, qui s'appuyait sur une séquence purement musicale (exposition, développement et récapitulatif), la forme du poème symphonique fut souvent dérivée du personnage ou de l'intrigue constituant l'argument de l'œuvre. Suivant l'exemple de Berlioz et de Liszt, des compositeurs plus proches de nous tels que Antonín Dvořák (en particulier dans ses poèmes symphoniques, composés en 1896), Jean Sibelius (dans la Fille de Pohjola, 1906 et dans Finlandia, 1899), Bedřich Smetana (dans Má vlast, « Mon pays », 1874-1879, cycle de six poèmes symphoniques), Richard Strauss (dans Don Juan, 1899, et dans Also sprach Zarathustra, Ainsi parlait Zarathoustra, parmi de nombreuses autres œuvres) et Piotr Ilitch Tchaïkovski (dans Francesca da Rimini, 1876, et dans l'ouverture solennelle de 1812, 1880) assurèrent la continuité et la cohésion de leurs poèmes symphoniques en utilisant un ou plusieurs thèmes récurrents (souvent de signification symbolique), qu'ils transformèrent et modifièrent en fonction des besoins narratifs ou évocatifs du programme. L'exploitation, par le poème symphonique, de l'harmonie et de la couleur instrumentale à des fins d'expression entraîna des innovations dans les progressions harmoniques et dans l'utilisation et l'association des instruments (voir Orchestration). Le nombre des poèmes symphoniques déclina au XXe siècle. Les compositeurs mirent en effet plutôt l'accent sur des formes musicales concises et abstraites faisant appel à des ensembles instrumentaux plus réduits. Toutefois, certains compositeurs imposèrent des structures formelles rigoureuses à leurs poèmes symphoniques. Ainsi, Tapiola (1926) de Sibelius fait appel à la même compression de développement thématique que la Symphonie n° 7, en un seul mouvement. D'une certaine façon, le poème symphonique survécut, au XXe siècle, à travers une profusion d'œuvres orchestrales écrites en dehors de tout genre formel. Voir aussi Musique, histoire de la ; Forme (musique).
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