Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant anatomie et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur anatomie

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

anatomie

Article
Médias
Scène de dissection à la RenaissanceScène de dissection à la Renaissance
Plan de l'article
1

Présentation

anatomie, branche des sciences naturelles étudiant l’organisation structurelle des êtres vivants.

L’anatomie peut se diviser en différentes disciplines, en fonction des critères d’études choisis. Par exemple, on peut distinguer l’anatomie animale et l’anatomie végétale, selon que l’on s’intéresse aux animaux ou aux végétaux. Chacune de ces grandes disciplines se subdivise ensuite en branches plus restreintes. Ainsi, l’anatomie animale comprend l’anatomie humaine et l’anatomie comparée, laquelle étudie les similitudes et les différences existant entre les animaux.

L’anatomie peut aussi se subdiviser selon les processus biologiques étudiés : par exemple, l’embryologie est l’étude du développement des embryons, et l’anatomie pathologique, l’étude des organes affectés par une maladie. D’autres sous-groupes, telle l’anatomie chirurgicale, sont fondés sur la relation entre l’anatomie et diverses branches d’activité, et rassemblés sous le terme d’anatomie appliquée. Il existe enfin une dernière façon de subdiviser l’anatomie, en fonction des techniques utilisées : la micro-anatomie, par exemple, étudie les observations faites au microscope.

2

Aperçu historique

2.1

Premières études

Les évolutions de l’anatomie sont intimement liées à celles de la médecine, qui ont longtemps été les seuls domaines d’étude des sciences naturelles. La plus ancienne étude anatomique systématique connue se trouve dans un papyrus égyptien datant d’environ 1600 av. J.-C. Ce traité révèle une bonne connaissance des viscères les plus importants, mais une mauvaise compréhension de leurs fonctions. On retrouve le même type de descriptions dans les écrits du médecin grec Hippocrate au ve siècle av. J.-C. Au siècle suivant, Aristote contribue fortement à la connaissance de l’anatomie des animaux. On doit les premiers véritables progrès en anatomie humaine aux médecins grecs Hérophile et Érasistrate, qui, au iiie siècle av. J.-C., dissèquent des cadavres humains et sont les premiers à décrire les fonctions des systèmes nerveux et musculaire. Les savants romains et arabes réalisent surtout des compilations des connaissances grecques.

2.2

Naissance de l’anatomie moderne

Avec la Renaissance, l’étude des corps connaît un regain d’intérêt. Léonard de Vinci, notamment, réalise des dessins anatomiques (corps humain et animaux) d’une grande précision. Mais l’anatomie moderne débute véritablement avec la publication en 1543 du traité de l’anatomiste flamand André Vésale, la Fabrique du corps humain. Avant lui, les anatomistes se fondaient essentiellement sur la tradition : des écrits datant de plus de mille ans, notamment ceux du Grec Galien, se basant sur l’étude de dissections animales et leur application à l’homme, étaient leurs seules références. André Vésale est l’un des premiers à pratiquer des dissections sur le corps humain, ce qui lui permet de publier des observations directes et de corriger un certain nombre d’erreurs héritées de Galien — ce qui n’est pas, d’ailleurs, sans provoquer des remous dans la communauté scientifique.

2.3

L’anatomie au microscope

Inventé au xviie siècle, le microscope optique permet d’étudier les structures fines de l’anatomie. Il favorise le développement de l’histologie — l’étude des tissus — et de la cytologie — l’étude des cellules. Sous l’impulsion de l’anatomiste italien Marcello Malpighi, précurseur en la matière, l’étude des structures microscopiques des animaux et des végétaux se développe largement au cours du xviie siècle. Toutefois, de grands anatomistes de l’époque se refusent à considérer avec sérieux l’anatomie microscopique.

La discipline se développe rapidement au xixe siècle. De nombreuses découvertes fondamentales sur les structures fines des organes sont effectuées pendant la seconde moitié de ce siècle grâce au perfectionnement des microscopes optiques et aux nouvelles techniques de fixation, et de coloration des cellules et des tissus. La technique du microtome, le découpage de tissus en fines tranches pratiquement transparentes, est largement mise en valeur par l’utilisation de colorants permettant de visualiser les différentes parties de la cellule.

Les connaissances en microscopie anatomique progressent considérablement au xxe siècle grâce à la mise au point de microscopes dont la résolution et le grossissement dépassent de beaucoup ceux des microscopes classiques. Le microscope à ultraviolets éclaire la préparation à observer par un rayon lumineux d’une longueur d’onde beaucoup plus courte que celle de la lumière visible. La résolution d’un microscope étant inversement proportionnelle à la longueur d’onde de la source lumineuse, ce type d’instrument permet des observations bien plus précises qu’un microscope traditionnel. Le microscope électronique augmente encore la résolution et le grossissement. Ces instruments ouvrent l’accès à des domaines encore inexplorés de la recherche anatomique. D’autres microscopes modernes, dont le microscope à contraste de phase et le microscope interférentiel, permettent l’observation de matériaux vivants non colorés, invisibles avec un instrument conventionnel.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft