Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 2 sur 6
jazz (musique)Article
Plan de l'article
Présentation ; Les origines du jazz ; Les premiers jazzmen : une musique issue des classes populaires ; Le jazz à La Nouvelle-Orléans (1900-1920) ; Le jazz à Chicago (Les années vingt) ; Le temps du Swing (1930–1945) ; Le be-bop régénère le jazz (les années 1945-1950) ; Jazz cool, West Coast et hard bop (les années cinquante) ; Le jazz s’émancipe : jazz modal, free jazz, Third Stream et bossa-nova (les années soixante) ; Le jazz-rock (les années soixante-dix) ; Où le jazz se conjugue au pluriel (depuis les années quatre-vingt)
Selon son biographe « officiel », le cornettiste et chef d’orchestre Buddy Bolden (1877–1931), fils d’esclaves et figure légendaire, peut être considéré comme The First Man in Jazz (soit « le premier homme du jazz »). Appartenant à la même génération que le pianiste Scott Joplin, les cornettistes Freddie Keppard et Bunk Johnson ou encore le clarinettiste Alphonse Picou, il était imprégné des hymnes et cantiques chantés dans les églises noires, avait entendu les cris syncopés des marchands, les chants des travailleurs du chemin de fer ou des champs de coton (les work songs), les bluesmen ruraux et le ring shout (chant dansé en claquant des mains). Musicien d’une puissance impressionnante (croit-on savoir, car il n’existe aucun document sonore), il interprétait une musique à la croisée des chemins entre le ragtime et le style New Orleans alors en devenir, mais qui esquissait déjà la structure même du jazz.
Le jazz New Orleans se caractérise par un contrepoint libre joué par trois instruments : le cornet, bientôt remplacé par la trompette qui développe la mélodie, thème et variations ; le trombone qui assure une partie de basse avec les notes fondamentales des accords parfois par glissements (glissando) ; la clarinette jouant des contre-mélodies très ornées en se promenant du grave à l’aigu ; la section rythmique se composant du banjo ou de la guitare, du tuba puis de la contrebasse qui assurent les lignes de basse, la batterie et peu à peu le piano.
La première musique gravée sur cire est celle de l’Original Dixieland Jazz Band, en 1917 à Chicago. Le mot « dixieland » désigne plus généralement le jazz joué par les musiciens blancs. Il faut attendre 1922, pour que les jazzmen néo-orléanais noirs soient enregistrés. Dans un esprit de compétition et de performance propre au jazz, le cornettiste Joseph Oliver est sacré « roi du jazz » en 1901 et célébré sous le nom de King Oliver. Il offre au jazz enregistré (Emil Berliner a inventé le Gramophone en 1887) ses premiers chefs-d’œuvre dès 1923, rompant avec la polyphonie primitive des premiers pionniers. La fermeture de Storyville, quartier « chaud » de La Nouvelle-Orléans, en novembre 1917, provoque le chômage de nombreux musiciens qui rejoignent les grandes vedettes déjà installées à Chicago : le pianiste Jelly Roll Morton, le clarinettiste Sidney Bechet — qui se produit pour la première fois en Europe en 1919 avec le Southern Syncopated Orchestra — et les trompettistes King Oliver et Louis Armstrong).
Le style New Orleans s’épanouit alors à la faveur des enregistrements « historiques » du King Oliver Creole Band (1923-1927), de l’orchestre de Jelly Roll Morton, les Red Hot Peppers, et des Hot Five et Hot Seven de Louis Armstrong (1925-1928), qui remplace son cornet par la trompette en 1927. Il contribue en outre à faire du jazz une musique de soliste accompagné et devient rapidement le premier ambassadeur du jazz à travers le monde entier. Parallèlement, des musiciens blancs forment l’école des Chicagoans, adeptes du style dit « Chicago » caractérisé par des recherches harmoniques plus raffinées, une connotation romantique, une touche d’impressionnisme et une part plus importante accordée aux solos. Les musiciens les plus emblématiques de ce courant sont le trompettiste et pianiste Bix Beiderbecke — qui crée en 1924 un orchestre d’adolescents, les Wolverines —, les saxophonistes Frankie Trumbauer et Frank Teschemaker, le clarinettiste Pee Wee Russell ou encore le guitariste Eddie Condon.
Dans la capitale du Midwest se développe conjointement le boogie-woogie (style de piano-jazz fondé sur le blues au caractère rythmique obsessionnel dans lequel la main gauche réalise des figures répétitives tandis que la main droite joue librement des phrases mélodiques) avec des pianistes tels que Jimmy Yancey et plus tard Meade Lux Lewis, Albert Ammons. Le blues « classique », dit Chicago Blues, est quant à lui interprété par Gertrude Ma Rainey, l’« impératrice du blues » Bessie Smith, l’harmoniciste Sonny Boy Williamson et le guitariste Big Bill Broonzy.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |