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Ingres, Jean Auguste Dominique

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Ingres, Jupiter et ThétisIngres, Jupiter et Thétis
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Présentation

Ingres, Jean Auguste Dominique (1780-1867), peintre français, grande figure de l’opposition néoclassique au courant romantique mené par Eugène Delacroix et Théodore Géricault.

Marqué par l’enseignement de Jacques-Louis David dont il se détache cependant assez vite, Ingres a surtout été influencé par Raphaël. On a d’ailleurs souvent décrit son style comme une double inspiration de ces deux maîtres.

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L’élève de David

Né à Montauban, Ingres est formé par son père sculpteur et peintre qui lui apprend le dessin ainsi que le violon. Entré à l’Académie royale de Toulouse en 1791, il fréquente à partir de 1797 l’atelier du peintre néoclassique Jacques Louis David à Paris, avant de remporter le prix de Rome en 1801 pour les Ambassadeurs d’Agamemnon (École des beaux-arts, Paris).

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Premier séjour à Rome

De 1806 à 1820, il séjourne à Rome, où s’affirment ses dons exceptionnels pour le dessin. C’est là qu’il s’imprègne de l’influence de Raphaël dont témoignent ses nombreux portraits à la mine de plomb. De cette période romaine date Jupiter et Thétis (1811, musée d’Aix-en-Provence), œuvre très mal reçue par le public de l’époque mais déjà caractéristique de son style, et la Grande Odalisque (1814, musée du Louvre, Paris).

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Les trompettes de la renommée

En 1820, il quitte Rome pour Florence, où il reste quatre ans et travaille à une commande du gouvernement français : Vœu de Louis XIII (1820, cathédrale de Montauban). Présenté au Salon de 1824, son tableau connaît un véritable triomphe. Le retour d’Ingres à Paris est marqué par le succès ; Ingres est promu par la critique chef de file du courant néoclassique qui s’oppose alors au jeune mouvement romantique mené par Eugène Delacroix et Théodore Géricault. Pendant dix années, il forme dans son atelier parisien de nombreux peintres (notamment Théodore Chassériau et Hippolyte Flandrin) et, parmi de nombreuses commandes, réalise l’Apothéose d’Homère (1827) pour le plafond de la salle Clarac du Louvre.

Très amer au lendemain du mauvais accueil que reçoit son Martyre de saint Symphorien (1834, cathédrale d’Autun), il repart pour l’Italie et accepte en 1835 la direction de l’Académie de France (villa Médicis) à Rome. À l’issue de son mandat de sept ans, conduit avec une irréprochable rigueur, il revient à Paris où il est adulé par la critique. Sa double position de peintre et de porte-parole officiel de l’art académique contre le romantisme se renforce et il est promu commandeur de la Légion d’honneur en 1845. Lors de l’Exposition universelle de 1855, il se voit décerner une médaille d’or, au même titre que son principal rival, Delacroix.

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