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croisades

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Mort de Saint LouisMort de Saint Louis
Plan de l'article
1

Présentation

croisades, expéditions militaires entreprises par les chrétiens d’Occident à partir de 1095, habituellement à la demande du pape, pour soustraire à la domination des musulmans les Lieux saints de Palestine (aujourd’hui Israël et Palestine), et notamment le tombeau du Christ à Jérusalem. Les croisades, au nombre de huit, se sont achevées en 1270.

2

Origine des croisades

Cette origine remonte au soulèvement politique qui s’est produit à la suite de l’expansion des Turcs Seldjoukides au Proche-Orient, au milieu du XIe siècle. La conquête de la Syrie et de la Palestine par les Seldjoukides musulmans, maîtres de Jérusalem en 1078, alarme les chrétiens en Occident. Simultanément, d’autres envahisseurs turcs s’enfoncent profondément dans les territoires de l’Empire byzantin et soumettent de nombreux chrétiens grecs, syriens et arméniens. Les pèlerinages en Terre sainte deviennent alors plus risqués en raison des guerres entre les Turcs et les Byzantins.

À l’origine des croisades, il y a également l’ambition des papes qui cherchent à étendre leur pouvoir spirituel et temporel. Les armées croisées deviennent, en un sens, le bras armé de la politique papale. Les chrétiens, en prenant la croix, n’attendent rien en retour et se contentent d’offrir leurs services à Dieu, bien que les risques et les souffrances encourus restent réels : maladies, longues expéditions et mort au combat. Non seulement les croisés ne tirent guère de bénéfices de leur participation à une croisade, mais cette participation même est une aventure particulièrement onéreuse : un chevalier doit financer son voyage dont le coût équivaut approximativement à quatre fois son revenu annuel.

En tentant de comprendre pourquoi tant d’hommes ont pris la croix, certains historiens spécialistes du Moyen Âge ont mis l’accent sur l’importance de la croissance démographique et commerciale en Europe, entre le XIIe et le XIVe siècle. Les croisades s’expliquent donc par la recherche d’une zone d’expansion territoriale, pour une partie de cette population, et d’un débouché aux ambitions de seigneurs avides d’exploits, de richesses et d’aventures. Elles ont également offert de riches opportunités commerciales aux marchands des cités méditerranéennes d’Occident, en particulier Gênes, Pise et Venise.

Quels qu’aient été les motivations des croisés, ces expéditions ont donné un élan à la société de la chrétienté médiévale. En voulant reprendre les Lieux saints, musulmans depuis le VIIIe siècle, l’Europe catholique espère, plus ambitieusement, porter un coup mortel à l’islam contre lequel la lutte est déjà engagée avec la Reconquista espagnole.

3

Première croisade

Les croisades débutent officiellement le 27 novembre 1095, lorsque le pape Urbain II, au cours du concile de Clermont (aujourd’hui Clermont-Ferrand), prêche devant une assemblée, invitant les participants à se porter au secours des chrétiens d’Orient et à libérer les Lieux saints. Cet appel est entendu, et beaucoup d’entre eux rejoignent les rangs de l’expédition, après avoir orné leur habit d’une croix d’étoffe (d’où le nom de « croisé »). Stratégique, le pape accorde une indulgence plénière à ceux qui entreprennent le voyage à Jérusalem et décide d’attendre août 1096 pour le départ par groupes. Chaque groupe, qui doit subvenir à ses propres dépenses et a un chef dont il dépend, choisit son itinéraire jusqu’à Constantinople (aujourd’hui Istanbul). C’est le point de départ des attaques qu’il faut lancer contre les conquérants Seldjoukides d’Anatolie et contre l’empereur byzantin, avant de pouvoir se rendre à Jérusalem, destination ultime de la croisade.

3.1

Les armées des croisés

Dans ses grandes lignes, la première croisade se déroule selon le plan établi par le pape. Le recrutement s’effectue durant le restant de l’année 1095 et dans les premiers mois de 1096, et les armées, composées de chevaliers, se rassemblent à la fin de l’été 1096. En majorité, ces chevaliers viennent du royaume de France, mais également du sud de l’Italie, de Lorraine, de Bourgogne et de Flandre.

Le pape ne se doutait pas de l’enthousiasme et de la ferveur que son appel à la croisade allait susciter parmi les simples citadins et les paysans. En effet, parallèlement à la croisade des barons se forme une croisade des pauvres dont le principal initiateur et prédicateur est Pierre l’Ermite, originaire d’Amiens. Partis les premiers, ces croisés, dirigés par Pierre l’Ermite et Gautier Sans Avoir traversent l’Europe centrale, commettant nombre d’exactions sur leur passage (notamment en Germanie contre les Juifs). Environ 12 000 d’entre eux atteignent le Proche-Orient mais, mal équipés, ils sont rapidement anéantis par les Turcs à Nicomédie (aujourd’hui Izmit) en octobre 1096.

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