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fresqueArticle
Plan de l'article
Masquant définitivement l’esquisse, un dernier enduit à la texture beaucoup plus fine (moitié de sable, moitié de chaux), l’intocano, est ensuite appliqué sur la seule surface qui pourra être travaillée dans la journée — le reste de la composition restant à l’étape précédente de la sinopia. Sur la zone qu’il s’est ainsi défini (appelée giornata, « journée »), l’artiste doit travailler au plus vite, et de mémoire.
Les pigments employés pour les couleurs sont des terres (chaux séchée, terre de Sienne, cadmium, cobalt, etc.) et des pigments d’origine végétale (chêne ou pins calcinées, etc.). Dilués à l’eau, ils sont directement appliqués sur l’intonaco humide et donc frais (a fresco). Sous l’action de l’air, la chaux réagit chimiquement avec le dioxyde de carbone pour former du carbonate de calcium ; celui-ci constitue une pellicule protectrice qui fixe les couleurs et les lie au support. En théorie, lorsque l’enduit est sec à l’issue de la journée, il n’est plus possible d’intervenir sur la peinture, sinon au moyen de la peinture à sec. Ce procédé confère aux teintes une luminosité particulière : les couleurs d’une fresque sont en général fines, translucides et claires, avec un aspect souvent crayeux. Avec cette technique, la peinture doit être exécutée avec rapidité, et l’artiste doit connaître à l’avance le nombre de couches de peinture que le support est susceptible d’absorber. En effet, un excès de peinture altère le support ; dans ce cas, il faut éliminer la partie mal exécutée, puis étaler à nouveau de l’enduit frais pour pouvoir repeindre.
Pour l’application de certaines couleurs, qui ne peuvent être appliquées sur un enduit frais (comme le vermillon), l’artiste utilise une autre technique, dite a secco. Celle-ci se pratique sur enduit sec ; cependant, afin de donner l’illusion de la fresque pure, les pigments sont enrobés dans un liant qui peut être de la chaux, de l’œuf (peinture a tempera), voire de la gomme. La prise au support étant très superficielle, les œuvres réalisées a secco se sont révélées nettement moins durables que celles réalisées avec la méthode traditionnelle.
Cette technique emprunte aux deux précédentes, en appliquant les pigments mélangés à de l’eau de chaux sur un support réhumidifié, afin de faire pénétrer la couche de peinture plus profondément qu’a secco.
La fresque est déjà utilisée dans les anciennes civilisations égyptienne, minoenne, indienne et chinoise. Elle est largement diffusée dans l’art grec, étrusque et romain.
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