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Bernhardt, Sarah

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Sarah BernhardtSarah Bernhardt
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Jusqu’au dernier souffle

En 1915, à l’âge de 70 ans, elle doit être amputée de la jambe droite, mais elle refuse d’abandonner la scène. Elle joue pour les soldats sur le front durant la Première Guerre mondiale, effectue de nouvelles tournées en Amérique pour fléchir l’isolationnisme outre-Atlantique, et tourne plusieurs films, dont une adaptation de la Dame aux camélias. En répétant Un sujet de roman de Sacha Guitry, en 1923, elle tombe gravement malade. Elle meurt à Paris dans son hôtel du boulevard Pereire. Une foule considérable accompagne son cortège jusqu’au cimetière du Père-Lachaise, en passant par son théâtre, place du Châtelet.

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Un répertoire de tragédienne

Pendant plus d’un demi-siècle, Sarah Bernhardt incarne les grandes héroïnes tragiques. Parmi ses prestations les plus marquantes, on peut citer les reprises de la Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils et d’Adrienne Lecouvreur d’Eugène Scribe, ou les créations de Fédora, Théodora, la Tosca et Cléopâtre, drames historiques de Victorien Sardou. Elle est particulièrement applaudie pour son interprétation de rôles masculins, dans Hamlet de Shakespeare en 1899, et dans l’Aiglon, pièce écrite pour elle par Edmond Rostand, en 1901.

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La « divine » patriote

Admirée pour son physique félin et sa « voix d’or » aux modulations chantantes, célèbre pour sa vie privée excentrique, elle est surnommée « la divine ». Son style influence la mode, les peintres et les écrivains. Artiste complète, elle expose régulièrement ses peintures et ses sculptures au Salon. De nombreux hommes succombent à sa beauté et à son talent : Jacques Damala, qu’elle épouse en 1882 et avec qui elle se produit sur scène, Mounet-Sully, Victor Hugo, Pierre Loti, Gustave Doré, Jean Richepin… Patriote, elle représente partout la France à l’étranger. Elle s’engage aux côtés d’Émile Zola en ardente avocate de la cause d’Alfred Dreyfus. Audacieuse, téméraire, scandaleuse, elle est l’incarnation parfaite du « monstre sacré ».

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Quelques traces…

Elle a laissé deux pièces (l’Aveu, 1888 ; Un cœur d’homme, 1911), un volume de souvenirs (Ma Double Vie, 1907) et un essai sur son métier (l’Art du théâtre : voix, geste, prononciation, 1923). On garde trace de son art grâce à ses enregistrements sonores de poèmes ou d’extraits de pièces et à une dizaine de films souvent tirés de ses interprétations au théâtre. Félix Nadar l’a photographiée durant une vingtaine d’années.

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