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TchadArticle
Plan de l'article
Le Tchad compte 10,2 millions d'habitants en 2007. le taux de croissance de la population s’élève pour 2007 à 2,92 p. 100 ; la mortalité infantile atteint 89,8 p. 1 000 et l’espérance de vie à la naissance est de 48 ans. La densité absolue de peuplement est faible (8,1 habitants au km²) mais la majeure partie de la population est concentrée dans les zones fertiles, au sud des fleuves Logone et Chari, ainsi que dans les zones urbaines où vivent 26 p. 100 des Tchadiens. La capitale, Ndjamena, est la plus grande ville (998 000 habitants). Les autres agglomérations importantes sont Sarh (193 753 habitants), Moundou (282 103 habitants) et Abéché (187 936 habitants). Le Tchad est divisé en 14 préfectures. Les Peul et les Arabes (très métissés) pratiquent l’élevage dans le Centre. Les Toubou nomadisent des oasis de Libye au lac Tchad. Ils sont divisés en trois groupes : les Teda, éleveurs de chameaux, au nord ; les Goranes (ou Daza), éleveurs de bovins, au sud-est, et les Zaghawa, au sud de l’Ennedi. Les populations noires dominantes au sud sont les Sara, un peuple d’agriculteurs, et les Kirdis. Les Hadjaraïs sont installés de très longue date dans le massif de la Guera. À l’ouest, des Haoussa assurent le commerce entre le Nigeria et la Libye.
Les langues officielles sont le français et l’arabe. Parmi la centaine de langues et dialectes parlés au Tchad, les plus répandus sont le sara, le teda (langues africaines), l’arabe tchadien et surtout le haoussa, qui sert de langue véhiculaire. Les musulmans représentent 50 p. 100 de la population, les animistes 43 p. 100 et les chrétiens environ 7 p. 100.
En 2000, le taux d’alphabétisation était de 53,6 p. 100. L’éducation est théoriquement obligatoire pour un cycle de six ans, de 6 à 11 ans. En 2002–2003, 76 p. 100 des enfants d’âge scolaire (dont un tiers de filles) fréquentaient l’école primaire, tandis que 16 p. 100 seulement avaient accès à l’école secondaire. L’université du Tchad, ouverte en 1971 à Ndjamena, comptait environ 2 000 étudiants. Un nombre équivalent d’élèves fréquentait les écoles techniques ou les établissements de formation des maîtres.
Les décennies qui suivent l’indépendance du Tchad (1960) sont marquées par une grande instabilité politique, nourrie par des conflits meurtriers entre le gouvernement tchadien et des groupes rebelles. À partir de 1975, le pays connaît plusieurs coups d’État militaires. Le dernier d’entre eux, qui met fin en décembre 1990 au régime autoritaire d’Hissène Habré (1982-1990), porte au pouvoir le Mouvement patriotique du salut (MPS) d’Idriss Déby, ancien commandant en chef du président déchu. Le Tchad est maintenu sous un régime d’exception jusqu’à la Conférence nationale souveraine (CNS), qui se tient du 15 janvier au 7 avril 1993. Celle-ci adopte une charte provisoire et établit un Conseil supérieur de transition. Deux fois renouvelée, la période de transition s’achève en 1996, sous la pression de la population : après l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution au mois de mars 1996, la première élection présidentielle pluraliste se tient en juillet et confirme Idriss Déby à la tête de l’État. Il est réélu à la présidence en 2001 au terme d’un scrutin marqué par des accusations de fraude massive. Aux élections législatives d’avril 2002, son parti, le MPS, rafle 110 des 155 sièges de l’Assemblée nationale.
La Constitution de 1996 a instauré un régime semi-présidentiel. Le président, élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans, nomme un Premier ministre à la tête du gouvernement, ainsi que les membres du gouvernement (le Conseil d’État) sur recommandation du Premier ministre. Le pouvoir législatif est confié à une Assemblée nationale, dont les 155 membres sont élus au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. La Constitution prévoit également la création d’une chambre haute, le Sénat. Un amendement constitutionnel, approuvé par référendum en juin 2005, lève la limite de deux mandats imposée au chef de l’État. Condamné par les partis d’opposition, il permet au président Idriss Déby de briguer un troisième mandat.
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