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athlétismeArticle
Plan de l'article
L’histoire de l’athlétisme se confond avec celle des exploits réalisés sur 100 m, rapidement devenue la distance « reine » de ce sport ; explosive, intense et spectaculaire, cette épreuve intègre une dimension supplémentaire en ce qu’elle désigne l’athlète le plus rapide. Jesse Owens (vainqueur du 100 m, du 200 m et du relais 4 × 100 m aux jeux Olympiques de Berlin en 1936) et Carl Lewis (vainqueur du 100 m aux jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 et de Séoul en 1988, champion du monde de la discipline à trois reprises en 1983, 1987 et 1991, mais également spécialiste du 200 m et du 4 × 100 m) sont les deux principales figures de l’histoire du sprint et de l’athlétisme. Michael Johnson a également marqué l’histoire des courses de vitesse : en 1996, lors des jeux Olympiques d’Atlanta, il court le 200 m en 19 s 32 et bat ainsi le record de la discipline détenu par l’Italien Pietro Mennea depuis 1979 ; le coureur américain s’illustre en outre sur 400 m dont il possède aussi le record, acquis en 1999. Après les performances de l’Américain Thomas Burke (12 s en 1896), son compatriote Jim Hines est le premier homme à courir le 100 m en moins de 10 secondes, en 1968 ; puis Tim Montgomery porte le record de la distance à 9 s 78, en 2002. Parmi les autres figures importantes du sprint moderne (depuis les années 1970 environ) figurent les Américains Calvin Smith, Tommie Smith, Leroy Burrell et Maurice Greene, les Canadiens Ben Johnson et Donovan Bailey, le Britannique Linford Christie, le Namibien Frankie Fredericks ou encore le Trinidadien Ato Boldon. Chez les femmes, l’Américaine Florence Griffith-Joyner détient les records du monde du 100 m et du 200 m depuis 1988, tandis que l’Allemande Marita Koch obtient celui du 400 m en 1985. Parmi les principales figures du sprint féminin figurent les Américaines Wilma Rudolph et Wyomia Tyus (années 1960), l’Allemande Renate Stecher (années 1970), puis les Américaines Evelyn Ashford, Gail Devers, Gwen Torrence et Marion Jones, mais également la Jamaïcaine Merlene Ottey et l’Australienne Cathy Freeman. L’histoire du sprint français est marquée, chez les hommes, par les performances de Roger Bambuck, Gilles Quénehervé (vice-champion du monde du 200 m en 1987), Daniel Sangouma, Marc Morinière, Jean-Charles Trouabal et Bruno Marie-Rose (vice-champions du monde du relais 4 × 100 m en 1991), puis Naman Keita, Stéphane Diagana, Leslie Djohne et Marc Raquil (vice-champions du monde du 4 × 400 m en 2003). Colette Besson (années 1960-1970), Marie-José Pérec (championne olympique du 400 m en 1992 et 1996 et du 200 m en 1996), puis Sylviane Félix, Patricia Girard, Christine Arron et Muriel Hurtis (championnes du monde du 4 × 100 m en 2003) sont quant à elles les meilleures athlètes françaises dans les courses de vitesse.
Les courses de haies sont des courses de vitesse au cours desquelles les concurrents doivent franchir dix haies en métal et en bois (ou en métal et en plastique). Les haies hautes mesurent 107 cm (pour le 110 m) et les haies basses 91 cm (pour le 400 m). En salle, les coureurs disputent généralement le 60 m. Pour le 60 m et le 110 m, la première haie se trouve à 13,72 m de la ligne de départ et les haies suivantes sont à 9,14 m les unes des autres, la dernière se situant à 14,02 m de la ligne d’arrivée. Pour le 400 m, la première haie est à 45 m de la ligne de départ et les suivantes à 35 m les unes des autres, la dernière se trouvant à 43 m de la ligne d’arrivée. Pour le 100 m haies dames, la première haie est placée à 13 m de la ligne de départ, les haies suivantes sont à 8,50 m les unes des autres et la dernière à 10,50 m de la ligne d’arrivée.
Parmi les principaux athlètes ayant marqué les courses de haies de leur empreinte figurent les Américains Morgan Taylor (années 1920), Glenn Davis et Lee Calhoun (années 1950), puis Edwin Moses (années 1980), Allen Johnson et Kevin Young (années 1990 et 2000), mais également le Britannique Colin Jackson (recordman du monde du 110 m et du 60 m en salle). L’Australienne Shirley Strickland (années 1950) est l’une des principales figures du 100 m haies. Guy Drut (champion olympique du 110 m haies en 1976), Stéphane Diagana (champion du monde du 400 m haies en 1997 et champion d’Europe en 2002) et Patricia Girard (médaille de bronze du 100 m haies aux Jeux de 1996) sont les meilleurs représentants français de ce type de courses.
Les courses de demi-fond sont ainsi nommées parce qu’elles se disputent sur des distances intermédiaires comprises entre le sprint et le fond (de 800 m à 3 000 m). Les courses de demi-fond sont les suivantes : 800 m, 1 000 m, 1 500 m, mile (1 609 m), 2 000 m et 3 000 m. Seuls le 800 m et le 1 500 m sont au programme des jeux Olympiques (le 3 000 m ayant disparu des épreuves féminines à l’occasion des Jeux de 1996).
Parmi les athlètes ayant marqué l’histoire du demi-fond figurent les Américains James Lightbody (début du xxe siècle), Douglas Lowe (années 1920) et Mal Whitfield (années 1940-1950), le Finlandais Paavo Nurmi (années 1920), l’Australien Herb Elliott et le Néo-zélandais Peter Snell (années 1960), « l’école britannique » composée de Steve Ovett, Sebastian Coe et Steve Cram (années 1980), les Marocains Saïd Aouita (années 1980) et Hicham El Gerrouj (recordman du monde du 1 500 m depuis 1998), le Kenyan Peter Keno (fin des années 1980), l’Algérien Nourredine Morceli (années 1990) et le Danois Wilson Kipketer (recordman du monde du 800 m depuis 1997). Chez les femmes, la Tchècoslovaque Jarmila Kratochvilova (détentrice du record du monde du 800 m depuis 1983), la Chinoise Qu Yunxia (record du monde du 1 500 m obtenu en 1993), les Russes Ljudmila Bragina et Tatjana Kazankina (années 1970), la Cubaine Ana Fidelia Quirot et l’Algérienne Hassiba Boulmerka (années 1990), la Mozambicaine Maria Mutuola et la Roumaine Gabriela Szabo (années 1990 et 2000) dominent ce type de courses. Les athlètes français (hommes et femmes) ont rarement brillé dans les courses de demi-fond, à l’exception de Jules Ladoumègue (années 1920), Marcel Hansenne (années 1940), Maryvonne Dupureur (années 1960) et Mehdi Baala (vice-champion du monde du 1 500 m en 2003).
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