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Plan de l'article
crédit, en économie, terme désignant des transactions en nature ou en espèce effectuées en contrepartie d'une promesse de remboursement dans un délai généralement convenu par avance.
Le cédant devient alors un créancier et le cessionnaire un débiteur. Crédit et dette sont donc des termes qui décrivent une même opération considérée de deux points de vue opposés. Il est possible de distinguer les crédits en fonction de leur durée, de leur objet, de la garantie exigée en fonction du prêt accordé, de l'identité du créancier ou du débiteur : il existe des crédits au jour le jour, à court terme (de trois mois à deux ans), à moyen terme (de deux ans à sept ans) et à long terme ; les crédits à la consommation sont accordés aux particuliers pour leur consommation personnelle, les crédits d'investissement, représentés par des obligations émises par les entreprises, sont utilisés par les entreprises pour financer l'acquisition d'installations et d'équipements ; un crédit hypothécaire (voir Hypothèque) est composé de prêts garantis par des terrains ou des bâtiments ; les crédits bancaires sont accordés par les banques et prennent la forme de prêts, d'opérations d'escompte ou de découvert de compte ; le crédit international est accordé à certains États par d'autres États, par les ressortissants de pays étrangers ou les institutions financières internationales telles que la Banque internationale pour la reconstruction et le développement. (BIRD) ; la dette publique est composée de crédits accordés à l'État, représentés par les obligations émises par les autorités publiques. L'existence du crédit permet également la réalisation d'opérations de commerce complexes sans maniement d'argent. On utilise à sa place des instruments de crédit qui peuvent être des effets de commerce, des traites, des billets à ordre, des mandats, des chèques ou des bons. Ce sont généralement des instruments négociables, c'est-à-dire qu'ils peuvent légalement être transmis de la même façon que l'argent.
Si certaines opérations de crédit étaient déjà connues dans la civilisation mésopotamienne, l'apparition des premiers établissements de crédit remonte au Moyen Âge : les banquiers lombards et toscans sont à l'origine du crédit moderne. D'autres institutions virent ensuite le jour : les sociétés commerciales, la Bourse, les sociétés de gestion de portefeuille, les caisses d'épargne, les établissements de rating dont l'activité principale est d'évaluer le risque de non-remboursement propre à chaque entreprise. L'ensemble des opérations de crédit et les méthodes de contrôle déterminent le système de crédit d'un pays. Ses caractéristiques à un moment donné permettent d'évaluer dans quelle phase du cycle économique se trouve ce pays : l'expansion du crédit reflète généralement une période de prospérité tandis que le resserrement du crédit traduit une période de déclin de l'activité. Les fluctuations du système de crédit peuvent aussi affecter le niveau des prix : quand le volume de crédit augmente, la masse monétaire croît et entraîne une hausse des prix. S'appuyant sur ces relations, certains économistes considèrent que le gonflement du crédit qui précéda le krach de Wall Street en 1929 a été la principale cause de la crise économique des années 1930. Les conséquences que peuvent avoir les variations du volume du crédit sur l'économie ont incité les gouvernements à mettre en place des moyens de le réguler. Les deux instruments principaux de ce contrôle sont le taux de réescompte pratiqué par les banques centrales et le niveau des réserves obligatoires : le taux de réescompte est celui auquel les banques peuvent emprunter de l'argent. Une augmentation de ce taux rend le crédit plus coûteux et oblige les banques à restreindre leur offre de crédit ; le niveau de réserves obligatoires correspond à la proportion d'argent que les banques doivent réellement détenir quand elles accordent des crédits. Cette politique du crédit est relativement récente. Lorsque le système de l'étalon-or prévalait, c'est-à-dire jusqu'au milieu des années 1930, le taux de réescompte était principalement influencé par les fluctuations du cours de l'or et échappait au contrôle des autorités.
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la nécessité de reconstruire les pays dévastés a exacerbé la demande de crédit au niveau international. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et le Fonds monétaire international, institués par la conférence financière et monétaire des Nations unies à Bretton Woods en 1944, consentirent des prêts et des crédits-bails qui permirent le rétablissement du commerce mondial et le redressement des industries des pays européens signataires de l'Economic Cooperation Act (loi sur la coopération économique). Des techniques similaires ont été utilisées par la BIRD et le FMI pour aider certains pays en voie de développement. Les années 1970 ont vu l'émergence d'un nouveau problème, celui de l'explosion de la dette de certains États, soit que la hausse du pétrole ait obligé certains pays à s'endetter, soit que des projets de développement trop ambitieux aient creusé leur déficit public. Certains pays, comme le Mexique, sont arrivés dans les années 1980 à une situation de cessation de paiement, phénomène qui ne s'était jamais vu auparavant et qui paraissait impossible. Cette crise de l'endettement a amené les États et le FMI à réexaminer et à modifier les conditions du crédit international. Cette refonte du système était d'autant plus nécessaire que la transition des pays de l'Est de l'Europe à partir de 1989 a provoqué une demande accrue de prêts. Aux yeux de nombreux économistes, le système reste cependant mal adapté aux nécessités actuelles.
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