![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 3 sur 5
TanzanieArticle
Plan de l'article
Au carrefour d’influences arabes et africaines, la Tanzanie a réalisé une synthèse originale de ces cultures. Le swahili, langue nationale née à Zanzibar, pôle essentiel du commerce de l’océan Indien, des contacts entre commerçants arabes et indiens avec les commerçants et les esclaves bantous, est parlé par plus de quarante millions d’Africains. Les institutions culturelles, notamment les bibliothèques, sont peu développées, et la Tanzanie ne possède que peu de musées : le National Museum of Tanzania, situé à Dar es-Salaam et le Zanzibar Government Museum à Zanzibar. La presse compte trois quotidiens, parmi lesquels Uhuru et Daily News, édités à Dar es-Salaam.
La Tanzanie a été gouvernée par un parti unique, le Chama Cha Mapinduzi (CCM, Parti révolutionnaire), jusqu’en 1992, date à laquelle la Constitution de 1985 a été amendée pour autoriser le multipartisme. Cependant, au sein du nouveau régime présidentiel, l’ancien parti unique domine toujours la vie politique. Les premières élections multipartites depuis l’indépendance, législative et présidentielle, tenues en octobre et novembre 1995, ont été remportées par le CCM, et son candidat, Benjamin Mkapa, a succédé à la présidence de la République à Ali Hassan Mwinyi. En 2005, Jakaya Kikwete lui a succédé. Zanzibar a gardé une Constitution particulière lui permettant d’élire son propre président.). Le président, élu pour un mandat de cinq ans (et rééligible une fois), détient le pouvoir exécutif. Il nomme deux vice-présidents, le Premier ministre et le gouvernement. L’Assemblée nationale, seul corps législatif, compte deux cent trente-neuf membres dont cent onze sont élus pour un mandat quinquennal. Le CCM est issu de la fusion, en 1977, de l’Union nationale africaine du Tanganyika (TANU, Tanganyika African National Union), fondée par Julius Nyerere en 1954, et du Parti afro-shirazi (Afro-Shirazi Party), mouvement zanzibarite idéologiquement proche de la TANU. La principale formation de l’opposition est le Front civique uni (Civic United Front, CUF), particulièrement actif dans l’archipel semi-autonome de Zanzibar.
Le produit intérieur brut (PIB) de la Tanzanie s’élevait à 12,1 milliards de dollars en 2005, soit un revenu moyen par habitant de 316 dollars, ce qui place le pays parmi les plus pauvres du monde. Au cours des années 1980, l’aide étrangère représentait, chaque année, l’équivalent du quart du PIB. Les plans de développement appliqués depuis l’indépendance ont favorisé la croissance des cultures industrielles et ont permis de limiter les importations de produits manufacturés. La Tanzanie s’est engagée dans une série de réformes économiques à la fin des années 1980 : libéralisation partielle de l’agriculture, limitation des restrictions tarifaires et réduction des dépenses publiques. La Tanzanie a connu une croissance constante de son PIB depuis le début des années 1990 (de 4,5 p. 100 en 1995 à plus de 6 p. 100 en 2005).
Les agriculteurs représentent plus de 80 p. 100 de la population active, et la production agricole compte pour 60 p. 100 dans le PIB. Les îles de Zanzibar et de Pemba assurent l’essentiel de la production mondiale de clous de girofle. Les principales cultures vivrières sont le manioc, le maïs, le plantain, mais également le riz, le sorgho, les patates douces et le millet. Parmi les cultures d’exportation figurent le coton, le café, le sisal, les clous de girofle, le thé, le tabac et les noix de cajou. L’élevage (ovins, volaille) constitue également une activité importante, le nombre de bovins rapporté à la population étant comparable à celui de la France. La production annuelle de bois atteint 34,9 millions de m3, dont plus de 90 p. 100 sont utilisés comme combustible domestique. La prise annuelle de poissons s’élève à 345 000 t, dont plus des trois quarts proviennent des lacs, notamment du lac Victoria. La sardine et le thon sont pêchés dans l’océan Indien.
L’extraction minière ne représente que 1 p. 100 du PIB ; elle concerne essentiellement l’or (6,5 t), les diamants et les pierres précieuses. Les gisements de charbon sont peu exploités. Dans les années 1970, des industries de base, telles que des chaînes de montage pour l’industrie automobile, des tanneries et des cimenteries, ont été développées. Les principaux produits manufacturés dérivent du conditionnement des matières premières (café, céréales, sisal). Environ 91 p. 100 de l’électricité sont générés à partir de centrales hydroélectriques principalement installées sur le Pangani.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |