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La scolarité est obligatoire durant onze ans, dont deux années d’éducation préscolaire à partir de quatre ans, six années d’études primaires et trois années d’études secondaires. L’enseignement se fait en luxembourgeois au niveau préscolaire et de manière générale à l’oral. L’allemand est introduit la première année du cycle primaire, puis le français ultérieurement. L’enseignement se fait en allemand principalement en primaire et dans les premières années du cycle secondaire et notamment du secondaire technique, alors qu’il se fait en français dans le cycle secondaire classique. Durant tout le parcours scolaire, l’enseignement des langues représente la moitié des enseignements. L’université de Luxembourg, créée en 2003 dans la capitale en remplacement de diverses institutions d’enseignement supérieur, met l’accent sur la recherche et sur le bilinguisme. Les dépenses publiques consacrées par le Luxembourg à l’éducation s’élèvent à 4,05 % du PNB en 1999–2000.
Le grand-duché de Luxembourg est une monarchie héréditaire constitutionnelle. Proclamée en 1868, la Constitution a été révisée de nombreuses fois. Le grand-duc est le chef de l’État. Il exerce le pouvoir exécutif, mais son autorité reste symbolique. Le leader du parti majoritaire à la Chambre des députés est nommé au poste de Premier ministre par le grand-duc. Il forme le gouvernement que doit approuver le souverain. L’initiative et le contrôle des lois appartiennent à la Chambre des députés qui est composée de 60 représentants élus pour cinq ans au suffrage universel direct. Le droit de vote est fixé à dix-huit ans. Un Conseil d’État, nommé par le souverain et composé de 21 membres, agit à titre consultatif.
Les trois principaux partis politiques luxembourgeois ont été fondés au début du xxe siècle, entre 1902 et 1914. Le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (Lëtzebuergesch Sozialistesch Arbechterpartei, POSL/LSAP), d’obédience sociale-démocrate, est l’héritier du Parti social-démocrate créé en 1902, qui a connu plusieurs dissidences et réunifications. Le Parti démocratique (Demokratesch Partei, PD/DP), parti de droite fondé en 1954, est l’héritier de la Ligue libérale née en 1904. Le Parti chrétien-social (Chrëschtlech Sozial Vollekspartei, PCS/CSV), parti centriste démocrate-chrétien, s’appelle ainsi depuis 1945, après avoir été fondé en 1914 sous le nom de Parti de la droite. Le parti écologiste, Les Verts (Déi Greng), a été créé en 1983 et le Comité d’action pour la démocratie et la justice sociale (Aktiounskomitee fir Demokratie a Rentegerechtegkeet, ADR) a été fondé en 1987 par des retraités. La Gauche (Déi Lénk) regroupe depuis 1999 l’extrême gauche et les communistes. Depuis 1945, le Parti chrétien-social est le parti dominant de la vie politique luxembourgeoise, en ce qu’il apparaît comme le pivot de tous les gouvernements de coalition, constitué alternativement avec les socialistes ou les libéraux (excepté entre 1974 et 1979 où il a été dans l’opposition).
Le Luxembourg, membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a supprimé en 1967 le service militaire obligatoire et entretient une petite armée de 900 volontaires. Les dépenses de défense représentent 0,9 % du produit intérieur brut (PIB).
Le Luxembourg est le pays le plus riche au monde : il se situe au premier rang mondial en ce qui concerne le produit national brut par habitant, estimé à 71 240 dollars en 2006. À partir du milieu du xixe siècle, le Luxembourg a fondé son développement économique sur la sidérurgie avant de le réorienter vers le secteur financier et de s’imposer dans la seconde moitié du xxe siècle comme un centre bancaire international de premier plan. Au milieu des années 2000, le secteur financier représente ainsi près de 30 % de son PIB. Alors que la croissance de son économie était plus faible que celles des pays limitrophes jusqu’à la fin des années 1960, l’essor des services financiers lui a assuré un taux de croissance annuel moyen exceptionnel, atteignant pratiquement le double de celui de ses voisins entre 1985 et 2001. Depuis 1985, l’économie luxembourgeoise a la particularité de recourir massivement à une main-d’œuvre constituée par des transfrontaliers, représentant près de 40 % de l’emploi salarié total. Pâtissant comme la plupart des pays de la zone euro du ralentissement de l’économie mondiale au début des années 2000, le Luxembourg connaît à nouveau une croissance vigoureuse à partir de 2006.
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