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  • Simonie - Wikipédia

    La simonie est, pour les chrétiens, l’achat et la vente de biens spirituels, tout particulièrement d’une charge ecclésiastique. Elle doit son nom à un personnage des Actes ...

  • SIMONIE : Définition de SIMONIE

    DR. CANONIQUE. Volonté délibérée de vendre ou d'acheter un bien spirituel ou intimement lié au spirituel (bénédictions, grâces, bénéfices ou dignités ecclésiastiques ...

  • SIMONIE SA10962262

    SIMONIE SA10962262 ... Code Activité Autre; 123: Distributeurs : Grande distribution

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simonie

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simonie, achat et vente de biens spirituels ou de charges ecclésiastiques.

Le terme est dérivé du nom du mage biblique Simon le Magicien, qui a tenté d’acheter les pouvoirs spirituels de l’apôtre Pierre (voir Actes des Apôtres, VIII, 18-24), et désigne le commerce illicite d’un office, d’une fonction, d’une cérémonie ou d’un objet sacré. Le bénéfice, source de revenus attachée à une charge ecclésiastique, est, pour partie, à l’origine de cette dérive religieuse : l’achat d’une charge par un clerc a souvent pour conséquence la vente des sacrements que celui-ci dispense aux fidèles.

Distorsion majeure de la transmission des charges ecclésiastiques, la simonie — qui scandalise fidèles et clercs intègres — est une pratique courante au Moyen Âge. Elle se répand dans toute la vie de l’Église et devient, avec le nicolaïsme, une des priorités de la réforme grégorienne au xie siècle. Au xive siècle, les principaux excès simoniaques concernent la vente d’indulgences et de reliques, dont le commerce est fortement critiqué par l’Anglais John Wycliffe, le précurseur de la Réforme.

La simonie pose la question de la validité des sacrements délivrés par un clerc simoniaque. C’est pourquoi elle est combattue par l’Église chrétienne et engendre une importante législation canonique dès l’édit de Milan en 313 : en 451, le concile de Chalcédoine interdit l’ordination en échange d’argent, interdiction confirmée par le concile du Latran III en 1179, et par le concile de Trente (1545-1563).

Aujourd’hui, la loi ecclésiastique condamne toujours la simonie, pratique coupable témoignant d’une compréhension superficielle des valeurs spirituelles. Sont en définitive prohibées toutes les transactions monétaires concernant des objets religieux bénis ou consacrés, les prières et les messes (à l’exclusion des offrandes autorisées par les ecclésiastiques pour le soutien du clergé) et les charges et avancements au sein de l’Église.

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