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Duncan, Isadora

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Isadora DuncanIsadora Duncan
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Présentation

Duncan, Isadora (1877-1927), danseuse américaine.

Isadora Duncan, qui prône un style naturel, libre et anti-académique, a traduit sa vision des danses grecques antiques et a jeté les bases de la danse moderne.

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L’enfance de l’art

Née à San Francisco, Isadora Duncan est la fille de Mary Dora Gray, d’origine irlandaise et professeur de musique, et de Charles Duncan, un Écossais. Son père quitte sa famille peu après la naissance de sa dernière fille Isadora, et c’est Mary qui élève ses enfants dans un esprit très libre et avec peu d’argent. L’art, la musique et la danse sont au centre du foyer maternel. Isadora, précoce, commence à donner des leçons de danse à des petites filles dès l’âge de 10 ans, mais abandonne sa formation classique dans une école de danse, dont la discipline est, selon elle, trop contraignante. Après des déménagements à Chicago, puis à New York, elle travaille comme mime dans une troupe de théâtre et dans des comédies musicales. Par la suite, accompagnée de sa mère au piano, et des ses frère et sœur qui déclament des poésies, elle danse dans les salons de la bonne société.

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La muse de la Danse

Se référant à la danse grecque antique, Isadora Duncan danse généralement dans une tunique diaphane, bras et jambes nus, ses longs cheveux dénoués, sur des musiques qui n’ont pas toujours été écrites pour la danse (Frédéric Chopin, Franz Schubert, etc.). Peu comprise aux États-Unis, elle tente sa chance, toujours avec sa famille, à Paris en 1900. Sa première représentation officielle y a lieu en 1903 au théâtre Sarah-Bernard. Découverte par un impresario, elle se produit dans de nombreux récitals, notamment à Bayreuth, et lors de tournées en Europe, notamment en Grèce, où avec sa famille elle fait ériger sur le mont Kopamos, qu’ils ont acheté, un temple voué à la muse de la Danse — le temple est resté inachevé à cause de problèmes financiers. Très imprégnée par l’art de la Grèce antique, elle travaille un temps avec des jeunes choristes grecs pour réveiller l’esprit de la tragédie grecque. Forte de nombreux succès, elle part à Saint-Pétersbourg où elle rencontre Anna Pavlova, Michel Fokine et Serge Diaghilev qui lui suggère de fonder une école de danse. Suivant le conseil de celui-ci, elle crée une école de « danse libre » à Grünewald, près de Berlin, en 1904. Elle rencontre alors Edward Gordon Craig, un acteur et futur metteur en scène britannique avec lequel elle vit une passion amoureuse. Mais cette relation provoque un scandale sans précédent et son école perd ses subventions. Enceinte de son amant — elle refuse catégoriquement l’idée du mariage —, elle enchaîne les tournées en Europe, puis, après la naissance de sa fille, aux États-Unis. En 1911, elle ouvre une nouvelle école à Darmstadt, toujours en Allemagne. En 1913, elle est tellement célèbre qu’elle sert de modèle à Antoine Bourdelle pour les hauts-reliefs de la façade du théâtre des Champs-Élysées, à Paris.

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D’une vie dissolue à un destin tragique

Accompagnée de danseuses, appelées les Isadorables, elle connaît un fort succès à Paris, et rencontre l’Américain Paris Singer, héritier fortuné d’une entreprise de machines à coudre, avec lequel elle a une liaison. Il lui propose une villa sur la Côte d’Azur pour ouvrir une nouvelle école de danse. Elle refuse de l’épouser mais attend un enfant de lui. Paris Singer lui achète une maison à Neuilly-sur-Seine, où elle crée une nouvelle école. Puis il la quitte en 1912, quand il découvre qu’elle est devenue la maîtresse d’André Caplet, et quand il la surprend dans les bras d’Henri Bataille. Ils se retrouvent en 1913, mais ont un accident tragique ; la voiture tombe dans la Seine et les deux enfants d’Isadora Duncan meurent noyés.

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