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  • Bataille de Friedland

    14 juin 1807. La bataille de Friedland. Dernière révision : 12 Juin 2007. © Anovi - 2002 - 2007 - R. Ouvrard

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Friedland, bataille de

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Présentation

Friedland, bataille de, victoire militaire de Napoléon Ier sur les Russes à Friedland, le 14 juin 1807.

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Protéger Königsberg des troupes napoléoniennes

Depuis 1806, sur l’initiative du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et du tsar Alexandre Ier, la quatrième coalition européenne tente, sans grand succès, d’endiguer l’expansionnisme napoléonien (voir guerres napoléoniennes). Le 5 juin 1807, malgré la récente débâcle d’Eylau (8 février), le général russe Bennigsen décide de traverser l’Alle pour protéger de Napoléon Ier la ville de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, en Russie) — où s’est réfugié le roi de Prusse.

De leur côté, après une pause hivernale dans les combats, les troupes françaises sont en veine : Dantzig a été prise le 26 mai par le maréchal Lefebvre et, le 13 juin, les 12 000 hommes du maréchal Lannes se positionnent au sud-est de Königsberg, aux abords de Friedland (Pravdinsk). Le front s’ouvre. En dépit de son infériorité numérique, Lanne réussit à contenir les 46 000 hommes de Bennigsen jusqu'au 14 juin dans l’après-midi. Arrive alors l’essentiel des forces françaises dirigées par le maréchal Ney.

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Friedland et ses conséquences

Le 14 juin 1807, les Français attaquent l'armée russe avec 65 000 hommes. Grâce à leur artillerie, ils enfoncent les lignes ennemies et les acculent contre les rives de l’Alle, où trois ponts seulement permettent la traversée. Napoléon engage alors une manœuvre pivotante qui permet de prendre Friedland et d’encercler les Russes en leur infligeant de très lourdes pertes. Pris en tenaille, les Russes se jettent dans l’Alle à la nage pour fuir. Ils y succombent par milliers.

Au lendemain de l’hécatombe (25 000 morts du côté russe, 8 000 dans le camp français), Napoléon s’empare de Königsberg.

Considérée comme un modèle d’offensive napoléonienne, la bataille de Friedland marque profondément les consciences. Son importance psychologique et tactique est telle que le tsar est contraint de signer le traité de Tilsit, le 7 juillet 1807.

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