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science-fiction, littérature deArticle
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Présentation ; Définitions ; Source de la science-fiction ; La littérature de science-fiction française ; La littérature de science-fiction anglaise ; La littérature de science-fiction américaine ; La science-fiction russe et d’Europe de l’Est ; La science-fiction au cinéma ; La science-fiction à la radio et à la télévision
La science-fiction occupe une place notable dans la littérature américaine contemporaine. Jack London est le meilleur représentant du genre au début du siècle avec des romans comme le Talon de fer (1907), qui annonce les dangers du fascisme.
L’« âge d’or » de la science-fiction américaine voit une pléiade d’écrivains apparaître entre les années trente et cinquante. Parmi ceux-ci, Robert Heinlein (1907-1988) traite de façon rigoureuse de l’extrapolation scientifique. Mais le romancier le plus populaire de cette génération demeure Isaac Asimov, auteur prolifique de sagas futuristes comme le cycle de Fondation, mais aussi grand vulgarisateur scientifique. Ray Bradbury, lui, s’impose surtout par à un imaginaire riche, poétique et désabusé (qui caractérise notamment ses Chroniques martiennes, 1950), ou par sa critique du totalitarisme (Fahrenheit 451, 1953). Frank Herbert (1920-1986) est un auteur représentatif des romanciers « faiseurs de monde », puisqu’il tente de recréer de toutes pièces un univers politique et physique, cohérent mais complètement imaginaire, dans le gigantesque cycle composé de Dune (1965) et dans les ouvrages qu’il écrit par la suite. Sans toujours se réclamer de la « fiction spéculative » chère aux Européens, de nombreux auteurs américains remettent en cause la thématique de la science-fiction traditionnelle. Parmi ceux-ci, dès les années cinquante, Philip José Farmer fait scandale et choque le puritanisme américain en imaginant des relations sexuelles extrahumaines (les Amants étrangers, 1961). L’œuvre de Philip K. Dick (1928-1982), pour sa part, est un questionnement obsessionnel et mystique sur l’existence de la réalité (Ubik, 1969), tandis que celle d’Ursula Le Guin (née en 1929) témoigne d’un engagement politique et féministe (la Main gauche de la nuit, 1969).
Aux États-Unis, la science-fiction est un genre littéraire d’importance qui représente aujourd’hui environ 10 p. 100 des œuvres de fiction publiées. Les magazines de science-fiction ont joué un rôle important dans ce succès, même s’ils ont privilégié au départ la peinture du merveilleux scientifique aux dépens de la qualité littéraire et stylistique. En 1926, lorsque Hugo Gernsback fonde le premier magazine du genre, Amazing Stories, il a pour objectif d’utiliser la science-fiction comme un outil de diffusion des connaissances scientifiques. Mais peu à peu, les revues de science-fiction comme Analog (ou New Worlds en Grande-Bretagne) deviennent littéraires à part entière.
Parmi les écrivains d’Europe de l’Est figurent certains des fondateurs de la science-fiction moderne : c’est le cas du Tchèque Karel Čapek qui, dans sa pièce R.U.R. (Rossum’s Universal Robots, 1920), met en scène des créatures artificielles et crée pour les désigner le terme de « robot » (du verbe tchèque roboti, « travailler »).
La science-fiction se développe aussi dès les années vingt en Russie soviétique. Le genre, dénommé « fantastique scientifique » (naoutchnaïa fantastika), se révèle être davantage un outil de propagande, destiné à annoncer l’avenir radieux de la société socialiste, qu’une catégorie littéraire libre et créative. Certains auteurs, malgré la censure, produisent cependant des œuvres d’importance, comme Ievgueni Zamiatine avec l’anti-utopie Nous Autres (1920), qui inspire George Orwell pour son roman 1984.
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