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  • Henry de MONTHERLANT

    Henry de MONTHERLANT (1895-1972) Élu en 1960 au fauteuil 29 Officier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 Médaille du combattant volontaire (1914-1918)

  • HENRY DE MONTHERLANT - LE FILM - AXEL KARAKARTAL - film@montherlant ...

    Montherlant a toujours nourri dans son cœur une passion totale qui l’unit à un adolescent de treize à quatorze ans. »   Des années de collège où cette passion prit ...

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    J'en veux à Montherlant d'avoir été si inférieur à sa propre grandeur." Marguerite Yourcenar. Lettre à Jeanne Carayon, 8 avril 1976.

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Montherlant, Henry de

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Henry de MontherlantHenry de Montherlant
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Présentation

Montherlant, Henry de (1896-1972), romancier et auteur dramatique français qui, dans son célèbre cycle romanesque les Jeunes Filles, mêla humour et intransigeance morale.

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Une vie à la recherche d’une éthique

Issu d’une famille aisée originaire de la Catalogne, Henry Millon de Montherlant est né à Neuilly-sur-Seine. Élevé dans le culte des valeurs aristocratiques, il poursuivit ses études à l’école Sainte-Croix de Neuilly. Très tôt passionné de littérature, il composa, dès 1914, une première pièce de théâtre. Devenu orphelin l’année suivante, il s’engagea comme soldat et partit pour le front où il fut gravement blessé. Il consacra à cet épisode un poème sombre saluant l’héroïsme des soldats, Chant funèbre pour les morts de Verdun, où s’affirmait son admiration pour les valeurs viriles de fraternité et de courage physique.

Grâce à un héritage et à ses premiers droits d’auteur, Montherlant mena, à partir de 1925, une vie errante pendant plusieurs années. Tout en parcourant l’Espagne, l’Afrique du Nord et l’Italie, il composa diverses œuvres où déjà s’exprimaient ses idéaux passéistes et son mépris à l’égard de la modernité, associée pour lui à la décadence. Parmi les œuvres de cette époque, citons les Olympiques (1924), texte consacré à la célébration du sport et de ses vertus, les Bestiaires (1926), récit axé sur la tauromachie, incarnation de son idéal d’élégance, de brutalité et de maîtrise de soi, et la Rose de sable. Ce roman, qui dénonce les abus de la colonisation et fait allusion aux aventures homosexuelles de l’auteur, ne fut publié intégralement qu’en 1968, alors que son audace politique et morale était déjà fortement émoussée.

Revenu en France, Montherlant publia les Célibataires (1934), récit sur l’existence de deux gentilshommes déchus, qui fut couronné du Grand Prix de l’Académie française.

C’est son cycle romanesque en quatre volets les Jeunes Filles, paru de 1936 à 1939, qui lui apporta la célébrité. Dans cet ouvrage réputé misogyne, il transposa certaines de ses expériences, en particulier celles de ses fiançailles, qu’il rompit à deux reprises.

Son œuvre fut par la suite essentiellement théâtrale. Débutée avec l’Exil (1929) et Pasiphaé (1936), elle atteignit sa plénitude avec la Reine morte (1942), pièce inspirée d’une légende espagnole et qui eut un immense succès. On peut également citer Fils de personne (1943), la Ville dont le prince est un enfant (1951), mais surtout les pièces historiques comme le Maître de Santiago (1947), Port-Royal (1954), Don Juan (1958) ou encore le Cardinal d’Espagne (1960).

Élu à l’Académie française en 1960, Montherlant continua à publier de nombreux écrits tels les romans Un voyageur solitaire est un diable (1961), le Chaos et la Nuit (1963) ou Un assassin est mon maître (1971), mais parmi les œuvres importantes de la fin de sa vie, il faut citer aussi ses Carnets. Alors qu’il commençait à devenir aveugle, Henry de Montherlant choisit de se donner la mort.

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Une œuvre marquée par la recherche d’absolu

Dans ses œuvres, Montherlant opte pour une forme classique, qui n’exclut pas, pourtant, la variété de style et de ton. Sa langue, dépouillée mais très vivante, précise, efficace, laisse place tantôt au lyrisme, tantôt à un humour mordant. Déchiré entre des désirs opposés (morale chrétienne et éthique héroïque, désir de pureté et sensualité), il s’y montre préoccupé par la recherche d’une éthique qui lui permettrait de résoudre ses contradictions. Mais cette recherche ne semble aboutir à autre chose qu’à l’œuvre littéraire elle-même, à sa perfection esthétique.

Dans les Jeunes Filles (1936), Pitié pour les femmes (1936), le Démon du bien (1937) et les Lépreuses (1939), Henry de Montherlant met en scène son double idéalisé dans le personnage de Costals, brillant et séduisant homme de lettres, personnage solaire et insaisissable, qui incarne au plus haut point l’intransigeance morale à laquelle Montherlant aspirait. Costals y est aux prises avec deux héroïnes principales : Solange Dandillot, jeune fille d’une famille petite-bourgeoise, et Andrée Hacquebaut, lectrice par trop enthousiaste des œuvres du « maître ». Au travers de ces deux personnages, Montherlant règle ses comptes avec les sentiments, ou plus précisément avec une certaine forme féminine et « moderne » de sentimentalité.

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