Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Coleridge, Samuel Taylor

Résultats avec Windows Live® Search

  • Samuel Taylor Coleridge

    Samuel Taylor Coleridge (Anglais, 1772-1834) Coleridge semble confirmer le mot de Gœthe : "J’appelle classique ce qui est sain et romantique ce qui est malade".

  • Coleridge. Samuel Taylor

    Poète et publicitaire anglais, grand fumeur d'opium et le causeur le plus spirituel de son temps.

  • Samuel Taylor Coleridge - Wikipédia

    Samuel Taylor Coleridge, né à Ottery Saint Mary, Devon le 21 octobre 1772, mort à Highgate dans la banlieue de Londres le 25 juillet 1834, est un poète et critique britannique.

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 2

Coleridge, Samuel Taylor

Article
Médias
Coleridge, Kubla KhanColeridge, Kubla Khan
Plan de l'article
5

Le critique et le théoricien

En 1800, il regagne l’Angleterre pour s’installer avec sa famille et ses amis à Keswick, dans la région des lacs (Lake District), mais dès 1804, il quitte de nouveau sa patrie pour occuper à Malte les fonctions de secrétaire particulier du gouverneur. Il y reste jusqu’en 1806, rongé par l’alcool et l’opium (utilisé originellement comme antalgique contre les douleurs rhumatismales), marqué par un amour malheureux et miné par un fort sentiment d’échec intellectuel. De retour à Londres, il donne de 1808 à 1819 une série de conférences sur la littérature et sur la philosophie — celles qu’il consacre à Shakespeare ont d’ailleurs contribué à remettre le grand dramaturge au goût du jour.

En 1816, Coleridge, séparé de sa femme et toujours miné par son opiomanie, s’établit à Londres chez un admirateur, le médecin James Gillman. Il y écrit sa plus grande œuvre en prose, Biographia Literaria (1817), somme de sa pensée qui regroupe des notes autobiographiques, des exposés philosophiques et des textes de critique littéraire dans lesquels il analyse rétrospectivement sa collaboration avec Wordsworth. À vocation théorique, l’œuvre délivre une véritable poétique du romantisme et interroge le statut de l’artiste comme celui du lecteur. Retiré du monde chez les Gillman, il compose également les Feuilles sibyllines (Sibylline Leaves, 1817), Aides à la réflexion (Aids to Reflection, 1825), recueil d’aphorismes imprégnés de la philosophie kantienne, et la Constitution de l’Église et de l’État (On the Constitution of Church and State, 1830), essai de philosophie politique qui tente, sous l’influence de Burke, de concilier laïcité et spiritualité.

En opérant, au travers d’une régénération des formes poétiques, la synthèse d’un héritage littéraire hétérogène, à la fois shakespearien et gothique, anglican et germanique, réactionnaire et libéral, Coleridge a contribué grandement à la définition d’une esthétique romantique, qu’il a tenté, par ailleurs, de conceptualiser. Mais ses textes théoriques dépassent la notion même de poétique pour tendre à l’élaboration d’un système politique et religieux dans lequel l’art aurait sa place. Grâce à ses traités et à ses conférences, il reste le plus important critique littéraire et philosophe anglais du xixe siècle.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft