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Résultats avec Windows Live® Search Morris, WilliamArticle
Morris, William (1834-1896), poète, dessinateur et réformateur britannique, l’un des principaux représentants du mouvement Arts and Crafts. Né à Walthamstow (Essex), William Morris fait des études d’architecture à Oxford. En 1857, il fonde l’Oxford and Cambridge Magazine, grâce à quoi, malgré la brève existence du magazine, il aura l’occasion de se lier avec le poète et peintre Dante Gabriel Rossetti. En 1858, il publie la Défense de Guenièvre et autres poèmes (Defence of Guenevere and Other Poems), recueil qui, s’il ne lui vaut pas la reconnaissance du public de l’époque, est aujourd’hui considéré comme l’un des classiques de la poésie victorienne. En 1868, sa rencontre avec l’érudit islandais Eirikr Magnússon le conduit à étudier l’islandais et à traduire certaines sagas. À l’issue de deux voyages en Islande, Morris écrit Three Northern Love Songs (1875) et le roman épique Sigurd le Volsung (The Story of Sigurd the Volsung, 1875). Il traduira aussi, en vers, plusieurs grands classiques, notamment l’Énéide de Virgile (1875) et l’Odyssée d’Homère (1887). Parallèlement à ces travaux littéraires, Morris se consacre à l’architecture et à la peinture. En 1861, il constitue en compagnie de Rossetti, de Burne-Jones (auquel il demeurera profondément lié toute sa vie) et de plusieurs autres artistes préraphaélites, une société de décoration, la firme Morris, Marshall, Faulkner and Co. (devenue en 1875 la Morris and Co.). Les objets de décoration (sculptures, pièces de ferronnerie, vitraux et tapisseries) fabriqués par la société exercent une profonde influence sur le mouvement Arts and Crafts, constitué en 1888. Le rayonnement de ce mouvement s’étend à toute l’Europe et aux États-Unis et contribue au développement de l’Art nouveau. Morris a également été un militant socialiste très actif, largement influencé par les idées de John Ruskin. En 1884, il participe à la fondation de la Ligue socialiste en devenant notamment le directeur de la revue Bien public (The Commonweal). Dans ses écrits, Un rêve de John Bull (1887) et Nouvelles de nulle part (News from Nowhere, 1891), il imagine une Angleterre future où une société communiste trouverait sa place. En 1890, Morris fonde sa propre maison d’édition, la Kelmscott Press. S’inspirant de ses propres dessins pour les illustrations et pour la typographie, il publie plusieurs œuvres classiques ainsi que ses propres travaux, dont le Kelmscott Chaucer en 1896. L’œuvre de Morris, dans le domaine de la poésie comme dans celui des arts appliqués, se caractérise par l’importance des éléments décoratifs et tout particulièrement de ceux qui, à ses yeux, étaient représentatifs du Moyen Âge. Ses illustrations de livres et ses créations de motifs pour papier peint rappellent la précision et la beauté des enluminures. Ses poèmes et ses récits épiques reprennent les thèmes médiévaux dans un style à la fois simple et imagé, propre aux anciennes épopées et aux sagas. Sur le plan politique, il visait dans ses écrits à corriger les effets déshumanisants de la révolution industrielle en proposant une organisation sociale où serait reconnue la qualité du travail de l’artiste.
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