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Berlin, congrès de

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Congrès de Berlin (1878)Congrès de Berlin (1878)
Plan de l'article
1

Présentation

Berlin, congrès de, conférence diplomatique tenue à Berlin, du 13 juin au 13 juillet 1878, par les représentants des puissances européennes et de l'Empire ottoman, réunis pour amender les termes du traité de San Stefano signé en mars de la même année.

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Aux origines du congrès

Depuis le début du xixe siècle, la question balkanique préoccupe les diplomaties européennes, plus encore après le réveil des nationalités en 1848 (voir Révolutions de 1848). L’Angleterre défend l’intégrité de l’Empire ottoman, car elle considère que le démantèlement de ce dernier ouvrirait les portes de la Méditerranée aux Russes (via la mer Égée). L’Allemagne et la France redoutent, pour leur part, les conséquences d’une déstabilisation des Balkans. Enfin, l’Autriche-Hongrie et la Russie, au contact direct de la région balkanique, sont prêtes à tirer profit des faiblesses turques pour s’y implanter.

Au milieu des années 1870, la crise des Balkans puis la guerre russo-turque de 1877-1878 (remportée par la Russie) ouvrent avec urgence le dossier balkanique et la question de l’Empire ottoman. La Russie concrétise alors ses prétentions expansionnistes. Le traité de San Stefano du 3 mars 1878 permet en particulier la création d’une « Grande Bulgarie », sous autorité russe, dont le territoire ouvre à Moscou la porte de la Méditerranée et coupe l’Europe de l’Ouest des territoires balkaniques plus orientaux.

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Le congrès et ses décisions

Redoutant l’expansionnisme russe et mises devant le fait accompli, l’Angleterre et l'Autriche-Hongrie menacent la Russie d’une guerre. Celle-ci, trop mal préparée, accepte la tenue d’une réunion devant régler la question d'Orient. Participent à ce congrès l'Allemagne (représentée par le chancelier Otto von Bismarck), le Royaume-Uni (avec Benjamin Disraeli), l'Autriche-Hongrie (avec le comte Andrássy), la France (avec William Henry Waddington), l'Italie (avec Corti), l'Empire ottoman (avec Karathéodori Pacha) et la Russie (avec le prince Gortchakov).

3.1

Des accords préalables

Avant le congrès, deux accords servent de préalable aux débats : la Russie s’entend avec l’Autriche-Hongrie pour que le territoire bulgare n’aille pas jusqu’à la mer Égée (15 avril 1878) et l’Angleterre obtient la promesse des Russes de ne pas pousser leur conquête plus avant en Asie mineure (1er juin 1878). Les débats de Berlin peuvent donc se focaliser sur la seule question ottomane.

Malgré l’influence du chancelier allemand Bismarck — qui préside aux négociations en cherchant avant tout à préserver ses relations avec la Russie et l’Autriche-Hongrie —, l’acte final amende le traité de San Stefano, au nom de l’équilibre européen, dans un sens défavorable à la Russie et confirme l'ingérence européenne dans les affaires ottomanes. L’Empire turc est pour sa part dépouillé d'une partie de ses possessions balkaniques.

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