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Résultats avec Windows Live® Search travailliste, Parti (Royaume-Uni)Article
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travailliste, Parti (Royaume-Uni) (Labour Party), parti politique britannique. Fondé en 1900 sous la forme d’un Comité de représentation travailliste (Labour Representation Committee), il prend le nom de Labour Party après les élections générales de 1906, lorsque 29 membres du Parlement rejoignent le groupe travailliste, alors très modeste mais indépendant, de la Chambre des communes. La naissance et l’histoire du Parti travailliste sont étroitement liées au soutien des syndicats britanniques (Trade Unions). Principal parti de gauche de la scène politique britannique depuis l’effondrement du Parti libéral entre 1918 et 1924, le Parti travailliste puise principalement son électorat dans les anciennes régions industrielles et dans les grands centres urbains. Le très piètre score obtenu aux élections générales de 1983 ont provoqué une refonte complète et une « modernisation » de la ligne politique du parti et de son organisation, sous les directions successives de Neil Kinnock, John Smith, Tony Blair et Gordon Brown. Tony Blair a conduit la formation travailliste, qualifiée de New Labour, à la majorité absolue lors des scrutins législatifs de 1997, 2001 et 2005.
Au sein du Parti travailliste, le pouvoir se répartit entre trois pôles principaux : le chef et le groupe parlementaire du parti (PLP), le Comité exécutif national (NEC) et la conférence annuelle, auxquels s’ajoutent les sections locales du parti et les syndicats affiliés, les associations socialistes et les organisations coopératives. Le chef du parti et son adjoint sont élus par un collège électoral formé des sections locales du parti, des syndicats affiliés et du groupe parlementaire, les voix de chacun de ces corps comptant pour un tiers des suffrages. Ce système a été adopté lors de la conférence du Parti travailliste de 1993 et utilisé pour la première fois en juillet 1994, après la mort de John Smith, lorsque Tony Blair et John Prescott ont été respectivement élus chef et chef-adjoint du parti. Chaque année, le groupe parlementaire élit un président qui dirige ses réunions et un Comité parlementaire composé, depuis 1988, de 18 députés travaillistes à la Chambre des communes. Le Comité exécutif national est élu lors de la conférence annuelle. Depuis 1937, sept places y sont réservées aux représentants des sections locales, élus directement par celles-ci, tandis que douze places sont accordées aux syndicalistes et une à un membre d’une association socialiste ou coopérative affiliée. Cinq sièges sont réservés à des femmes, qui sont choisies par un vote de la conférence plénière. Depuis 1972, un membre des Jeunesses socialistes siège également au Comité exécutif national. Le chef du parti et son adjoint en sont membres d’office. La conférence annuelle du parti élit les membres du Comité exécutif national et débat des orientations politiques qu’elle détermine par un vote (une majorité des deux tiers des votes émis est requise pour qu’une décision figure au programme). Le Comité exécutif national, pour sa part, est responsable auprès de la conférence de la mise en œuvre des options politiques ainsi choisies et doit répondre de sa gestion du parti pendant l’année écoulée. Historiquement, les votes de la conférence ont toujours été dominés par les votes groupés des syndicats, situation que Tony Blair a résolument cherché à modifier. En 1995, ce dernier est parvenu à faire voter par la conférence la suppression de la Clause IV des statuts du Parti travailliste — qui prévoyait la collectivisation des moyens de production —, infléchissant radicalement l’orientation socialiste de ses objectifs.
Le Parti travailliste a été créé à l’issue d’un vote du Congrès des syndicats (Trade Union Congress), le 6 septembre 1899, invitant « toutes les organisations coopératives et socialistes, les syndicats et autres associations de travailleurs » à se réunir en assemblée pour « définir les moyens » d’envoyer plus de députés travaillistes à la Chambre des communes. La conférence fondatrice du Comité de représentation travailliste (27 février 1900 à Londres) met en place un comité exécutif de 12 membres, composé de 7 représentants des syndicats, de 2 membres du Parti travailliste indépendant, fondé par James Keir Hardie en 1893, de 2 membres de la Fédération social-démocrate, et d’un représentant de la Fabian Society, d’obédience socialiste. Lors des élections générales d’octobre 1900, le Comité présente 15 candidats dont 2 sont élus. Dès 1905, tous les grands syndicats britanniques ont adhéré au Comité, à l’exception de la Fédération des mineurs de Grande-Bretagne, qui ne le rejoint qu’en 1909. Les perspectives électorales du Comité de représentation travailliste, dont le secrétaire est James Ramsay MacDonald (qui dirigera le Parti travailliste de 1911 à 1914 et de 1922 à 1931), sont renforcées par un accord électoral conclu avec le Parti libéral en 1903. La négociation d’un tel accord a été encouragée par l’imminence vraisemblable d’élections générales anticipées sur la question des tarifs douaniers et du libre-échange, après le discours de Joseph Chamberlain en faveur du protectionnisme et après plusieurs victoires du Comité lors d’élections partielles. Les succès électoraux du Comité de représentation travailliste en 1906 (29 élus sur 50 candidats présentés) et leur consolidation lors des élections générales de janvier 1910 (40 élus sur 78 candidats présentés), puis de celles de décembre de la même année (42 élus sur 56 candidats présentés) reposent largement sur l’arrangement passé avec les libéraux, ce qui compromet gravement l’indépendance politique du parti. Après le choc provoqué, en 1906, par l’arrivée massive de députés travaillistes à la Chambre des communes, le groupe parlementaire travailliste n’obtient, dans un premier temps, que peu de succès dans son action parlementaire. En 1906, le Parti travailliste parvient toutefois à procurer un cadre légal plus favorable au mouvement syndicaliste que ne le souhaitait le Cabinet libéral (Trade Disputes Act, 1906). La même année, les travaillistes font également voter des lois établissant un système d’indemnisation des travailleurs et garantissant l’accès à l’instruction (Workmen’s Compensation Act et Education Act). Mais à partir de 1910, les avancées réalisées par le groupe parlementaire travailliste restent en deçà des espoirs de ses électeurs. De plus, son action se voit souvent éclipsée par le radicalisme et le charisme de David Lloyd George et de Winston Churchill.
La Première Guerre mondiale transforme le Parti travailliste de simple auxiliaire du Parti libéral au Parlement en un candidat sérieux à l’exercice du pouvoir. Quelques signes avant-coureurs de cette puissance montante du Parti travailliste avaient déjà affleuré avant 1914 : le nombre de travailleurs syndiqués en Grande-Bretagne était passé de 1 908 000 en 1900 à 4 117 000 en 1914, et il semblait qu’une majorité de syndicalistes se tournaient vers le Parti travailliste ; de plus, le parti commençait à jouir d’un pouvoir considérable dans les gouvernements locaux de certaines régions du pays. Il faudra toutefois la guerre pour ébranler définitivement les anciens schémas politiques. La nécessité de la mise en place d’une économie de guerre renforce les travailleurs en général, et le mouvement syndical en particulier. Le nombre de travailleurs syndiqués passe de 6 461 000 en 1918 à 8 253 000 avant la fin du boom de l’après-guerre. Les finances et l’organisation des syndicats offrent un avantage substantiel au Parti travailliste lors des élections de 1918, auxquelles il présente 361 candidats. Alors que le Parti travailliste se divise sur le soutien à apporter ou non à l’engagement de la Grande-Bretagne dans la Première Guerre mondiale, ce sujet n’entraînera aucun schisme d’ampleur comparable dans les mouvements ouvriers en Allemagne, en Russie et dans les autres pays d’Europe continentale. MacDonald démissionne de la tête du parti. Son successeur, Arthur Henderson, entre au Cabinet dans le gouvernement de coalition d’Herbert Henry Asquith (1915-1916) et participe au Cabinet de guerre restreint de Lloyd George (1916-1917). En pratique, Henderson joue pour le gouvernement le rôle de médiateur sur les questions sociales. Voulant apporter son soutien au gouvernement d’Aleksandr Kerenski en Russie, en participant à une conférence socialiste internationale, il se querellera avec Lloyd George à ce propos, et quittera le gouvernement (août 1917). Demeurant favorable, ainsi que la majorité du Parti travailliste, à la participation à la guerre, il a ainsi les mains libres pour réformer profondément la structure du Parti travailliste. Celui-ci adopte une nouvelle constitution socialiste. Son passage le plus connu, la célèbre Clause IV, résume, de façon assez floue, un certain nombre d’objectifs à long terme :
La Clause IV continuera d’incarner les intentions générales du parti jusqu’en 1995, malgré les tentatives de Hugh Gaitskell pour l’éliminer en 1959. La division du Parti libéral ainsi que la présence de Lloyd George et de ses partisans dans un gouvernement de coalition avec le Parti conservateur confirment la position du Parti travailliste comme l’unique force d’alternance. Les élections générales de 1918 donnent aux travaillistes 63 parlementaires (en comptant les alliés politiques de formations telles que le Parti coopératif), tandis que les libéraux d’Asquith n’en comptent que 28, mais que les libéraux de la coalition conservent 133 sièges. En 1922, le Parti travailliste obtient 142 députés contre seulement 116 pour les libéraux, toutes tendances confondues, et 191 en 1923 contre 159 libéraux. À partir de cette date, les travaillistes — conservant 151 sièges aux élections de 1924 et en totalisant 288 en 1929 — remporteront beaucoup plus de sièges que les libéraux. Le Parti travailliste devient ainsi, pour la première fois, le parti le plus largement représenté aux Communes. La croissance du Parti travailliste se poursuit au cours des années vingt, malgré un déclin de la puissance syndicale à partir de 1920 et un certain manque de panache de la direction du parti (William Adamson, 1917-1921, et John Clynes, 1921-1922) avant le retour de MacDonald. Après la défaite des conservateurs aux élections générales de 1923 sur la question des tarifs douaniers, MacDonald forme le premier gouvernement travailliste (janvier-novembre 1924). Gouvernement de minorité comptant sur le soutien libéral, il se distingue par une importante législation sur le logement et par les succès personnels de MacDonald, qui cumule les fonctions de Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères, dans le domaine de la politique internationale. En 1929, MacDonald forme un second gouvernement travailliste (juin 1929-août 1931), gouvernement de minorité là encore. Si MacDonald, assisté d’Arthur Henderson au Foreign Office, connaît quelques succès sur des questions stratégiques telles que le désarmement naval, en revanche la politique travailliste en matière de chômage et d’économie s’avère incapable d’enrayer l’aggravation des conditions économiques mondiales due à la crise de 1929. Lorsque le Cabinet se divise sur l’opportunité de réduire les prestations accordées aux chômeurs, MacDonald démissionne de son poste de Premier ministre travailliste pour reformer aussitôt un gouvernement de coalition composé de conservateurs, d’une majorité de libéraux et de quelques figures du Parti travailliste. Au cours des élections suivantes, le Parti travailliste, sous la direction de Henderson de 1931 à 1932, subit une défaite cuisante. Les résultats en nombre de sièges (52 en comptant les indépendants) sont encore pires qu’en pourcentage de vote (30,6 %), pourtant retombé au niveau de 1923 et du premier gouvernement travailliste. Le parti subit de plein fouet l’unification de ses adversaires. On peut noter une reprise sensible lors des élections de 1935, avec 154 élus et 37,9 % des suffrages exprimés.
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