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Washington, GeorgeArticle
Plan de l'article
Présentation ; La jeunesse de Washington : la terre et l'armée ; La guerre de l'Indépendance américaine ; Washington, figure marquante de la vie politique
En 1780, l'arrivée de troupes françaises à Rhode Island, commandées par le comte de Rochambeau, augmenta le nombre des forces armées, mais le gouvernement et les armées américaines étaient très affaiblis. Rochambeau et Washington décidèrent de lançer une expédition en Virginie, en 1781. Le général américain envoya un messager à La Fayette, à la tête des forces armées américaines en Virginie, afin d'empêcher le commandant britannique, lord Cornwallis, de quitter sa base d'opérations de Yorktown ; à la fin du mois de septembre, l'armée franco-américaine rejoignit La Fayette. George Washington obligea Cornwallis à se rendre en octobre, après un siège de brève durée. Bien qu'il fallût encore deux ans pour voir la paix se conclure et les Britanniques reconnaître l'indépendance des États-Unis, Yorktown s'avéra être la dernière bataille terrestre importante livrée pendant la guerre.
En 1783, George Washington se retira sur son domaine et s'occupa de ses terres. Cependant, il revint vers la politique et fut élu délégué à la Convention de Philadelphie par l'Assemblée générale de Virginie, en 1787, avant d'en devenir le président. Sa présence à la Convention fut prédominante, en particulier dans l'appui qu'il apporta à la ratification de la Constitution, signée le 17 septembre 1787.
Élu président des États-Unis en 1789, puis en 1792, George Washington, avec une certaine dignité guindée, tenta d'équilibrer les conflits entre les républicains, menés par Thomas Jefferson, et les fédéralistes, dirigés par Alexander Hamilton. Il nomma Hamilton ministre des Finances et Jefferson secrétaire d'État. Il prit également des décisions d'une portée considérable et constitua le Cabinet, bien que cette institution n'ait pas été prévue par la Constitution. Sur le plan social, il laissa le Congrès prendre ses propres décisions. George Washington appuya les innovations proposées par Alexander Hamilton en matière de politique financière et fiscale (financement de la dette nationale, création de la Banque nationale, reprise des dettes des États et suppression de certaines taxes, en particulier celle sur le whisky) ; cette politique permettait au pays d'acquérir l'indépendance financière.
L'avènement de la guerre entre la France révolutionnaire et une coalition dirigée par la Grande-Bretagne, la Prusse et l'Autriche, en 1793, réorienta la politique extérieure des États-Unis. Ainsi, lorsqu'arriva l'envoyé français, Edmond Genêt, à Charleston, en avril 1793, et qu'il commença à recruter des corsaires américains dans le but de les faire participer au conflit, George Washington décida de respecter la neutralité. Cependant, le président américain choisit également de signer le traité de Jay, en 1795, mis en œuvre par Hamilton et qui symbolisait le rapprochement entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Le traité — qui, de l'avis de nombreux Américains, comportait trop de concessions faites aux Britanniques — déclencha une violente controverse. George Washington décida alors de quitter son poste : il prépara avec soin un « message d'adieu », en septembre 1796, demandant à la nation d'éviter tant les alliances obscures que les rancœurs de partis. Après avoir quitté ses fonctions en 1797, George Washington prit sa retraite à Mount Vernon et y mourut le 14 décembre 1799.
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