![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 2 sur 2
harmonie (musique)Article
Plan de l'article
La manière de progresser d'un accord à un autre, appelée progression harmonique, est à la source du mouvement intérieur d'un morceau de musique. Les progressions harmoniques incluent le départ de la tonique, les mouvements conduisant à la dominante, la résolution vers la tonique, ou la « fausse » résolution vers une autre harmonie. Une théorie des dissonances s'élabore alors progressivement, pour réglementer les « infractions » à la consonance : tout accord dissonant doit être immédiatement suivi de sa résolution, c'est-à-dire l'évolution vers l'accord consonant le plus proche. Ainsi, dans l'harmonie classique, la manière la plus traditionnelle de terminer un morceau est de placer, avant l'accord de tonique, un accord de septième de dominante, qui se résout « naturellement » dans celui de tonique.
Au XIXe siècle, des compositeurs tels que Frédéric Chopin, Robert Schumann, Johannes Brahms ou Richard Wagner estimèrent que la rigidité des lois de l'harmonie classique faisait obstacle à l'expression des sentiments et décidèrent de transgresser certaines règles : ils préconisaient les accords dissonants au détriment des accords parfaits, recouraient plus systématiquement aux chromatismes, notes dissonantes que ne suit pas automatiquement — ou pas immédiatement — leur résolution, introduisaient des changements brutaux de tonalité, etc. Au XXe siècle, d'autres compositeurs, tels Arnold Schoenberg, Alban Berg et Anton von Webern allèrent plus loin : abandonnant toute référence à l'harmonie classique, ils créèrent la musique atonale.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |