Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Lamartine, Alphonse de

Résultats avec Windows Live® Search

  • Biographie Alphonse de Lamartine

    Personnages historiques ... Alphonse de Lamartine. Né à Mâcon (France) le 21/10/1790 ; Mort à Paris (France) le 28/02/1869

  • Site sur Alphonse de LAMARTINE

    Présentation des demeures où a vécu le poète, portraits et gravures, liens, extraits du poème "Le lac".

  • Alphonse de Lamartine - Wikipédia

    Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine a été un poète, écrivain, historien, et homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 2

Lamartine, Alphonse de

Article
Médias
Lamartine, le LacLamartine, le Lac
Plan de l'article
2.4

Les années de misère

Il ne fut plus, dès lors, qu'un homme de lettres contraint, en raison de ses dettes importantes, à un travail forcé. Il publia à cette époque des récits qui sont autant d'épisodes autobiographiques idéalisés (Confidences, contenant l'épisode célèbre de Graziella, 1849 ; Raphaël, 1849 ; Nouvelles Confidences, 1851), de nombreuses compilations historiques (Histoire de la Restauration, 1851 ; Histoire des Constituants, 1853 ; Histoire de la Turquie, 1853-1854 ; Histoire de la Russie, 1855), des sommes littéraires (Cours familier de littérature, 1856-1869) et s'occupa surtout de la réédition de ses œuvres complètes (Œuvres complètes en 41 volumes, 1849-1850).

On trouve çà et là quelques poèmes inspirés (« le Désert », « la Vigne et la Maison »), des romans intéressants qui montrent un Lamartine romancier des humbles (Geneviève, histoire d'une servante et le Tailleur de pierres de Saint-Point, 1851), mais dans l'ensemble, le souffle de ses débuts manque à ces textes, dont l'écriture est motivée davantage par le besoin d'argent que par l'inspiration. Alphonse de Lamartine mourut le 28 février 1869, dans un oubli presque total et après avoir vendu peu à peu tous ses biens.

3

Méditations poétiques

Parues en 1820, les Méditations poétiques restent le chef-d'œuvre de Lamartine. Si la publication de ce recueil marque une date importante dans l'histoire de la poésie, puisqu'on y voit l'acte de naissance du romantisme en France, l'ouvrage reste assez conventionnel par sa forme. La versification (régulière) et le lexique (d'un registre élevé) restaient ceux du siècle précédent, mais Lamartine sut conférer à ses poèmes une musicalité particulière, une harmonie fortement évocatoire, qui est considérée, aujourd'hui encore, comme l'une des principales qualités de son œuvre.

Mais c'est bien davantage par la teneur de ses poèmes que par leur forme que Lamartine ouvrait une nouvelle ère poétique. Le succès immédiat et considérable des Méditations s'explique en effet par leur adéquation à leur époque, à l'émergence d'une sensibilité nouvelle, liée aux bouleversements de l'histoire, aux incertitudes de l'avenir et à une nouvelle vision de l'individu, perçu comme être sensible, complexe et comme centre de la représentation.

Les Méditations se présentent comme une sorte de rêverie mélancolique sur le thème de la foi et celui de l'amour. Le poète, qui parle à la première personne, évoque le souvenir de son amante perdue, qu'il appelle Elvire, et dans laquelle on s'accorde le plus souvent à reconnaître Julie Charles. Le recours au pseudonyme marque bien qu'il y a transposition des événements dans le monde imaginaire et poétique, indiquant clairement qu'il ne faut pas lire les Méditations comme un journal exactement fidèle à la réalité des faits.

Si les Méditations sont un journal, elles sont le journal d'une âme insatisfaite, qui souffre et ne trouve pas de repos. La poésie y est investie d'une fonction existentielle : elle devient le lieu de l'épanchement du Moi, d'une interrogation sur le sens de l'existence et d'une méditation sur la condition de l'Homme.

L'un des poèmes les plus célèbres des Méditations est une élégie, « le Lac », qui fut directement inspiré par la rencontre avec Julie Charles sur les bords du lac du Bourget. Le thème dominant est la hantise du temps qui passe et qui corrompt tout ; dans un style très affectif, le poète et sa bien-aimée, à laquelle il prête sa voix, supplient le temps, la forêt, les grottes, le lac lui-même, la nature tout entière enfin, de préserver à jamais les instants de bonheur qu'ils sont en train de partager. Voir aussi Méditations poétiques.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft