Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Milhaud, Darius

Résultats avec Windows Live® Search

  • Théâtre Darius Milhaud

    Ce théâtre offre des spectacles variés pour tous les publics. De plus, il constitue une théâtrothèque afin de mettre en scène des grands textes de la littérature française ...

  • MILHAUD Darius 1892 - 1974

    MILHAUD Darius 1892 - 1974: Biographie. Aix-en-Provence, 4 septembre 1892/Paris, 24 juin 1974 « Français né à Aix et de confession israélite » comme il se présentait lui ...

  • Galerie de compositeurs - MILHAUD Darius 1892 - 1974 -Ministère des ...

    Evénements. BDMIX : un portail de ressources en ligne pour le réseau culturel français à l’étranger; Musique populaire bretonne à Achgabat; La Terre entre nos mains au ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Milhaud, Darius

Article
Médias
Milhaud, la Muse ménagèreMilhaud, la Muse ménagère

Milhaud, Darius (1892-1974), compositeur, critique musical et pédagogue français, membre du groupe des Six.

Né à Aix-en-Provence, Darius Milhaud a toujours revendiqué une double appartenance, soulignée par les Poèmes juifs (1916) et par la Suite provençale (1936). S’il poursuit des études au Conservatoire de Paris de 1909 à 1915, son éducation musicale et artistique s’enrichit de ses multiples rencontres et de ses nombreux voyages. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Francis Jammes, puis de Paul Claudel en 1912, deux auteurs dont il mettra en musique plusieurs textes. La création du Sacre du printemps de Stravinski en 1913 est pour lui « un choc, un éclat, un réveil subit et bienfaisant ». Atteint de rhumatismes articulaires, il est réformé lors de la Première Guerre mondiale. Il compose des musiques de scène pour les trois tragédies de l’Orestie d’Eschyle, traduites par Claudel (1913-1922). La deuxième, les Choéphores (1915), recourt à la polytonalité, qui devait rester l’une des caractéristiques fondamentales de sa musique.

En 1916, Milhaud accompagne, en qualité de secrétaire, Claudel, nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro. Il s’enthousiasme pour les rythmes et le caractère nostalgique de la musique brésilienne, qui imprègnent les ballets l'Homme et son désir (1918-1921) et le Bœuf sur le toit (1919-1920), ainsi que la suite de danses Saudades do Brasil (1920-1921). À son retour à Paris, fin 1918, Milhaud renoue avec Erik Satie, dont il admire l’indépendance musicale, et se lie d’amitié avec Jean Cocteau et les musiciens du groupe des Six ; il contribue aux Mariés de la tour Eiffel (1921), œuvre collective sur un argument de Cocteau. Chef d’orchestre, critique musical ou conférencier, il voyage dans toute l’Europe et au-delà dans les années 1920-1930. À Londres en 1920, aux concerts de Jean Wiéner à Paris, puis aux États-Unis en 1922, il découvre le jazz et s’inspire de la richesse rythmique, mélodique et instrumentale de ce nouvel univers sonore pour son ballet la Création du monde (1923). Il écrit plusieurs opéras, dont le Pauvre Matelot (1926), sur un livret de Jean Cocteau, trois « opéras-minutes » (1927-1928) et Christophe Colomb (1930), sur un livret de Paul Claudel. Il s’intéresse aussi au cinéma et compose de nombreuses musiques de films.

L’Occupation le contraint à quitter la France en 1940 ; il enseigne au Mills College d’Oakland (Californie). Après son retour à Paris en 1947, il est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris. Il n’en compose pas moins douze Symphonies entre 1939 et 1960, et un opéra, David, pour le festival d’Israël (1952).

Milhaud a été l’un des compositeurs les plus féconds du xxe siècle (environ 450 numéros d'opus). Il est aussi l’auteur d’une autobiographie, intitulée tout d’abord Notes sans musique (1949), puis Ma vie heureuse (1974).

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft