Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Pound, Ezra

Résultats avec Windows Live® Search

  • Ezra POUND

    Ezra Pound est en quête constante de l’avant-garde. Il quitte l’Amérique pour la trouver à Londres en 1908, puis à Paris en 1921. Il quittera Paris en 1923 pour la chercher ...

  • Ezra Pound, Chinois & Troubadour

    On voyage parmi les mots du poème comme on voyage parmi les paysages. On y va chercher une raison - le principe du mouvement du corps de l’être qui lit ou qui voyage, ce qui l ...

  • Ezra Pound : l'idéogramme universel

    Ezra Pound : l’idéogramme universel jeudi 9 novembre 2006 par Laurent Margantin

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Pound, Ezra

Article
Médias
Pound (Ezra), Canto IPound (Ezra), Canto I
Plan de l'article
1

Présentation

Pound, Ezra (1885-1972), poète, critique et traducteur américain.

L’œuvre d’Ezra Pound est celle de la transition vers la modernité du xxe siècle. Au contact des profondes mutations d’un siècle de fureur, ses écrits ont contribué à redéfinir les canons formels et stylistiques de la poésie. Parallèlement, ses prises de position politique ont régulièrement suscité de vives controverses.

2

L’aventure du modernisme

2.1

L’avant-garde littéraire

Né à Hailey (Idaho), Ezra Weston Loomis Pound est élevé à Philadelphie ; il y poursuit ses études à l’université de Pennsylvanie — où il rencontre William Carlos Williams, qui restera son ami jusqu’à sa mort —, puis au Hamilton College de New York. Il débute une carrière d’enseignant, avant de voyager en Europe. En 1908, il s’installe à Londres, qu’il considère comme le centre de la renaissance littéraire. Bientôt, il écrit ses premiers poèmes, fortement influencés par l’esthétique préraphaélite et par la poétique de Robert Browning, mais aussi par la langue provençale et par la poésie italienne. Correspondant étranger pour les revues américaines Poetry et The Little Review, il encourage dans leur carrière littéraire des auteurs comme T. S. Eliot, William Butler Yeats ou encore James Joyce, allant jusqu’à éditer lui-même leurs œuvres. En outre, il figure parmi les premiers à reconnaître la valeur de Robert Lee Frost et de D. H. Lawrence.

2.2

L’imagisme et le vorticisme

Personnage insatiable, fantasque, érudit et polyglotte, Ezra Pound est à l’origine de plusieurs courants modernistes. En 1912, il lance l’imagisme, mouvement qui prône une poésie aux images concrètes et au style dépouillé, éloignée des textes romantiques ou de la poésie victorienne, utilisant le vers libre et les mots du langage quotidien. En 1914, il participe à la création du vorticisme, mouvement d’avant-garde qui rejette l’académisme artistique britannique et célèbre la nouvelle ère technologique. Cette tentative de faire des arts le « phare de la civilisation » est brisée par la Première Guerre mondiale. Après le conflit, Ezra Pound écrit deux œuvres remarquables : Hommage à Sextus Propertius (Homage To Sextus Propertius, 1919), traduction libre d’œuvres d’un poète élégiaque romain, et Hugh Selwyn Mauberley (1921), long poème directement inspiré par la guerre.

2.3

Une nouvelle écriture poétique : les Cantos

En 1921, Ezra Pound s’installe à Paris, où il poursuit son exploration des mouvements d’avant-garde. Il y rencontre les artistes Francis Picabia et Constantin Brancusi, fréquente les membres du groupe Dada, Fernand Léger et d’autres figures importantes de la vie culturelle française. Il devient surtout le chef du cercle littéraire des expatriés américains auquel appartiennent Gertrude Stein et Ernest Hemingway. Il travaille également pour la revue littéraire américaine The Dial, traduit des œuvres italiennes, chinoises et japonaises. La découverte des idéogrammes chinois a une influence importante sur son écriture poétique : l’idée défendue par le sinologue Ernest Fenollosa, selon laquelle les idéogrammes chinois proviendraient de symboles figuratifs qui en s’associant entre eux donneraient naissance à des mots et des images inédites, inspire à Ezra Pound une nouvelle langue poétique, basée sur la juxtaposition d’éléments divers, qu’il mettra en œuvre dans les Cantos.

La rédaction du chef-d’œuvre d’Ezra Pound s’étale sur plus de cinquante ans. Les premiers de ces poèmes, écrits dès 1915, sont publiés en 1930. Ils sont suivis par deux autres volets, Cantos pisans (1948) et Forage de roche (1955). Les derniers poèmes, Cantos 111-117, inachevés, ne paraissent qu’en 1968. Les Cantos, écrits sous la forme d’un long poème épique, sont une métaphore de l’aventure humaine à travers le temps et l’espace, qui « commence dans la forêt obscure, traverse le purgatoire de l’erreur humaine et s’achève dans la lumière. » Les textes, aboutissement de sa méthode idéogrammatique, sont élaborés à partir d’éléments divers, d’époques différentes : écrits de Confucius, vers de François Villon et de Guido Cavalcanti, documents historiques, retranscription de conversations orales. Cette juxtaposition, proche du « collage poétique » fonctionnant sous forme d’échos et de renvois, ajoute une dimension spatiale et picturale à l’œuvre, notamment grâce à l’insertion d’idéogrammes chinois dans le corps du texte. La composition du poème, en vers libre, s’éloigne des systèmes de versification habituels. Le poète s’efface derrière son œuvre, il réécrit et coordonne des réalités disparates plutôt qu’il ne crée.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft