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Résultats avec Windows Live® Search Jésus-ChristArticle
Plan de l'article
Jésus-Christ, personnage historique, considéré par le Nouveau Testament comme le fondateur du christianisme. Le nom Jésus vient de l’araméen Yehoshuah, qui a donné Joshua en grec, et qui signifie « Yahvé sauve » ; le terme Christ vient du grec christos, traduit de l’hébreu mashiakh, en français messie, « celui qui a été oint ». Le nom de Christ fut utilisé par les premiers apôtres qui considéraient Jésus comme le libérateur d’Israël attendu par les mouvements messianiques. Il fut plus tard accolé à celui de Jésus par l’Église afin d’affirmer dans le nom même, Jésus-Christ, qu’il était le messie annoncé par la tradition biblique. L’existence de Yehoshuah est attestée par les historiens dont Flavius Josèphe. Cependant, il n’y a pas de certitude historique sur le déroulement de sa vie. Le théologien et médecin Albert Schweitzer montra dans les Recherches sur la vie de Jésus (1906) les limites étroites de la connaissance possible du « véritable » Jésus historique. Poursuivant dans ce sens, le théologien Rudolf Bultmann déclara dans son œuvre Jésus (1926), que l’on ne pouvait « rien dire de certain » sur la personnalité et la vie de Jésus, mais que l’essentiel résidait dans la compréhension du Christ tel que la foi le définit. De ce point de vue, les sources principales le concernant, sont les Évangiles, écrits vraisemblablement à la fin du Ier siècle pour faciliter l’expansion du christianisme à travers le monde occidental, ainsi que les Épîtres de saint Paul et les Actes des Apôtres. Il existe cependant d’autres témoignages qui n’ont pas été reconnus par l’Église romaine. Certains d’entre eux furent attribués aux apôtres Thomas ou Jacques, d’autres à divers personnages ayant approché Yehoshuah. Ces textes furent rassemblés sous le titre d’Évangiles apocryphes. Dans l’islam et dans le judaïsme, Jésus est considéré comme un prophète. Le Coran présente sa conception et sa naissance dans la sourate XIX, dite de Marie, selon laquelle l’esprit de Dieu, Gabriel, annonça à Marie la naissance d’un fils. Des auteurs juifs rapportèrent également certains éléments de sa biographie dans le Talmud et, plus tard, à des fins polémiques, construisirent une sorte de contre-évangile, les Toledoth Yeshuh. La théologie chrétienne, faisant de Jésus la seconde personne de la Trinité, ajoute une autre dimension à ces perspectives déjà nombreuses.
Les Évangiles selon saint Matthieu et saint Luc relatent la naissance et l’enfance de Jésus. Tous deux font remonter son ascendance à Abraham et à David (Évangile selon saint Matthieu, I, 1-17 ; Évangile selon saint Luc, III, 23-38). La naissance de Jésus fut annoncée à Marie par l’intervention divine de l’archange Gabriel. Jésus naquit à Bethléem, où Marie et Joseph, son époux, s’étaient rendus pour se faire recenser. L’annonce de la naissance de Jésus, le Sauveur, fut faite à des bergers qui se rassemblèrent autour de sa crèche. Quarante jours plus tard, Luc mentionne la circoncision et la présentation du fils premier-né au Temple de Jérusalem, accomplies par Joseph et Marie pour satisfaire à la loi hébraïque (II, 21-24). L’Évangile selon saint Matthieu (II, 13-23), quant à lui, raconte leur fuite en Égypte : Hérode le Grand, craignant la venue d’un Sauveur, avait décidé de mettre à mort tous les enfants de moins de deux ans, épisode connu sous le nom de « massacre des innocents ».
Les trois Évangiles synoptiques (les trois premiers Évangiles sont appelés synoptiques car ils présentent une vue identique de la vie du Christ) racontent le ministère de Jésus après l’emprisonnement de Jean-Baptiste (ou le Baptiste). Tous trois décrivent son baptême par Jean-Baptiste dans le Jourdain, son retrait dans le désert pendant quarante jours et sa tentation au désert. L’Évangile selon saint Matthieu (IV, 3-9) et l’Évangile selon saint Luc (IV, 3-12) décrivent cette tentation, que certains considèrent comme un moment de préparation rituelle. Jean-Baptiste et deux de ses disciples, André et certainement Jean, se rallièrent alors à lui et furent bientôt rejoints par Simon-Pierre. Jésus retourna avec eux en Galilée, visita sa maison à Nazareth (Évangile selon saint Luc, IV, 16-30), puis se rendit à Capharnaüm et commença son enseignement, annonçant le Royaume des Cieux et guérissant les malades. Cet enseignement, qui insistait sur l’amour infini de Dieu pour les faibles et les pauvres, et qui promettait le pardon et la vie éternelle pour les pécheurs, est présenté dans le Sermon sur la montagne et les Béatitudes (V, 3-12). Le fait que Jésus mettait plus l’accent sur la sincérité morale que sur la stricte observance des principes de la loi juive lui attira l’hostilité des pharisiens, qui craignaient que ses leçons ne détournent les gens de la Torah. D’autres juifs redoutaient que les activités de Jésus et de ses disciples n’indisposent les autorités romaines et ne retardent la restauration de la monarchie. Malgré cette opposition croissante, la popularité de Jésus augmenta. Il continua à répandre sa Parole à travers la Galilée et à dispenser son enseignement à ses disciples. Il se retira ensuite à Béthanie (Évangile selon saint Marc, XI, 11-12), où s’accomplit la résurrection de Lazare (Évangile selon saint Jean, XI, 1-44) et à Éphraïm (Évangile selon saint Jean, XI, 54), deux villages proches de Jérusalem. Mais le moment le plus significatif du ministère public fut la révélation à Simon-Pierre de la filiation divine du Christ (Évangile selon saint Matthieu, XVI, 16 ; Évangile selon saint Marc, VIII, 29 ; Évangile selon saint Luc, IX, 20). Cette révélation, l’annonce de sa mort et de sa résurrection, sont les fondements de l’Église chrétienne.
À l’approche de la Pâque, Jésus se rendit à Jérusalem pour la dernière fois. Là, il chassa du Temple les marchands qui, selon une vieille coutume, étaient autorisés à commercer dans la cour extérieure (Évangile selon saint Marc, XI, 15-19), et eut plusieurs confrontations avec les grands prêtres, les scribes, les pharisiens et les sadducéens au sujet de son autorité, du tribut à César et de la résurrection. Il révéla à ses disciples les signes annonciateurs de sa parousie, ou second avènement. De leur côté, les prêtres et les scribes, craignant que les activités de Jésus n’éveillent l’hostilité des Romains contre eux et contre le peuple juif (Évangile selon saint Jean, XI, 48), conspirèrent avec Judas Iscariote, un de ses disciples, pour procéder à l’arrestation et à la mise à mort de Jésus. Lors du repas pascal, la Cène (dernier repas de Jésus avec ses disciples), le Christ annonça sa trahison et sa mort imminente en sacrifice pour les péchés de l’humanité. Il termina le repas par une prière, instituant ainsi l’eucharistie. Jésus et ses disciples se rendirent ensuite au mont des Oliviers, et Jésus entra dans sa Passion. Selon l’Évangile selon saint Matthieu (XXVI, 30-32) et l’Évangile selon saint Marc (XIV, 26-28), il annonça qu’il ressusciterait d’entre les morts et se retira dans les jardins de Gethsémani pour méditer et prier. C’est là qu’une foule envoyée par les grands prêtres et les anciens, conduite par Judas Iscariote, l’arrêta.
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