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Résultats avec Windows Live® Search puritanismeArticle
puritanisme, mouvement né en Angleterre dans la seconde moitié du XVIe siècle au sein de l'Église anglicane, contre la réforme de cette Église par Élisabeth Ire afin de trouver un compromis entre le catholicisme romain et les idées des réformateurs protestants. Le mouvement survécut au sein de l'Église jusqu'à la restauration des Stuarts (1660). Le terme puritanisme est également employé dans un sens plus large, pour désigner les attitudes et les valeurs caractéristiques des puritains. Ainsi, sont également appelés puritains, les séparatistes au XVIe siècle, les quakers ou la société des Amis au XVIIe siècle ainsi que les non-conformistes après la restauration, qui se caractérisent tous par une volonté de réforme de l'Église et de ses rituels, qu'ils souhaitent plus proche du christianisme des origines. Les fondateurs de la Nouvelle-Angleterre, pour lesquels l'émigration vers le Nouveau Monde représentait en fait un abandon de l'Église mère, sont couramment appelés puritains. Enfin, on a souvent utilisé le terme puritanisme dans un sens qui ne rend pas justice au puritanisme historique, par exemple on qualifie abusivement de puritains le moralisme rigide, ou condamnation d'un plaisir innocent, ou l'intolérance religieuse. Même au sein de l'Église anglicane, le puritanisme est défini de manière évasive. Le principal théologien puritain du règne d'Élisabeth Ire, Thomas Cartwright, qui cherchait à modifier les pratiques religieuses, notamment en refusant l'autorité des évêques, niait son appartenance au puritanisme. Le puritanisme ne peut guère être assimilé au presbytérianisme, car une grande partie du mouvement adopta finalement le congrégationalisme qu'il contient pourtant en germe. On peut établir une distinction de doctrine entre la théologie calviniste des puritains et l'arminianisme de l'archevêque William Laud, leur adversaire principal sous le règne du roi Charles Ier. Là encore, dans la pratique, la distinction entre calvinistes et arminianistes était trouble. L'essence du puritanisme réside dans l'engagement intense de ses membres envers une moralité, une forme de culte et une société civile qui se conforme strictement aux commandements de Dieu. La théologie puritaine est une version du calvinisme. Elle affirme le caractère fondamentalement coupable de l'espèce humaine, mais déclare aussi que Dieu a jugé certains hommes dignes d'être sauvés en raison de la vertu du Christ. Personne ici-bas ne peut être certain de sa destinée éternelle. Néanmoins, l'expérience de la conversion signale que la personne fait partie des élus, car l'âme touchée par le Saint-Esrit se tourne du péché vers la sainteté. L'expérience de la conversion est ainsi au centre de la spiritualité puritaine. De nombreux sermons puritains prennent ces questions pour thèmes : pourquoi tout le monde ne sera-t-il pas converti ; comment intervient la conversion, dans un éclair aveuglant comme saint Paul sur la route de Damas, ou par des étapes préparatoires bien définies ; comment est-il possible de distinguer la chose réelle de la fausse, etc. La vie spirituelle puritaine est marquée par l'autodiscipline et l'introspection. Bien qu'il soit impossible de vérifier si de telles contraintes spirituelles étaient de véritables preuves de sainteté, la conviction d'avoir été choisis par Dieu a fortifié les puritains dans leur lutte contre ce qu'ils considèrent être les caprices de la société et l'infidélité de l'Église. Elle leur a permis d'endurer les souffrances rencontrées lorsqu'ils cherchaient à fonder une communauté chrétienne dans le Nouveau Monde. Le puritanisme n'est pas demeuré statique. Au début, il réclamait seulement une réforme plus profonde du culte, puis il critiqua l'épiscopat qu'il estimait non conforme aux Écritures. La différence entre puritains et anglicans, qui paraît parfois limitée aux valeurs culturelles, a pris la forme d'une véritable querelle théologique lorsque Jacques Ier décida de favoriser la pratique des sports et des jeux le dimanche, incompatible avec la stricte observance du jour du Seigneur prônée par les puritains. Le puritanisme prit une dimension politique lorsque l'opposition marquée par le Parlement à l'égard du despotisme des Stuarts trouva un parallèle dans la protestation religieuse contre la politique de conformité de l'archevêque Laud. En Angleterre, jusqu'à l'avènement de Charles II (1660) et durant tout le XVIIe siècle, le puritanisme fut synonyme de direction et de contrôle de l'autorité civile. Par ailleurs, la cohésion du mouvement n'était pas totale et, dans les années 1580, les séparatistes furent durement condamnés par les autres puritains. Lorsque l'Assemblée de Westminster (1643) tenta de définir la doctrine et l'administration politique, le différend entre les presbytériens et les indépendants (congrégationistes) éclata au grand jour. Durant les troubles des années 1640, on vit naître un grand nombre de petites sectes qui insistaient sur l'intervention du Saint-Esprit auprès des croyants, mais rejetaient la doctrine ayant trait à l'ordre social et à l'autorité. Avec la restauration des Stuarts, de nombreux puritains acceptèrent le Book of Common Prayer et la souveraineté des évêques ; d'autres durent accepter leur non-conformité. Malgré cet échec, l'influence du puritanisme a persisté, à travers le méthodisme au XVIIIe siècle et l'évangélisme au XIXe siècle. En outre, en Amérique, le caractère moralisateur du puritanisme et le sens donné à la communauté de peuple élu par Dieu a affecté de manière durable le caractère national.
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