![]() Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Godard, Jean-Luc et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Godard, Jean-Luc |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Godard, Jean-LucArticle
Plan de l'article
Présentation ; L’avènement d’une personnalité iconoclaste ; Nouvelle Vague et nouvelles voies ; Engagement politique et expérimentations formelles ; Une réflexion sur la modernité
Godard, Jean-Luc (né en 1930), réalisateur, producteur, scénariste, dialoguiste, monteur et acteur de cinéma français d’origine suisse. Souvent contesté pour sa démarche artistique, parfois jugée hermétique, Jean-Luc Godard est un inlassable questionneur de la modernité et du langage cinématographique. Il figure parmi les auteurs les plus inventifs et les plus importants de l’histoire du cinéma.
Né à Paris, Jean-Luc Godard est issu d’une famille protestante de la bourgeoisie suisse. Il fait sa scolarité à Nyon (canton de Vaud), puis au lycée Buffon à Paris. Entré à la Sorbonne en 1949 pour y étudier l’ethnologie, il fréquente surtout les salles de cinéma.
Cinéphile passionné, mais également féru de peinture, de littérature et de musique, Jean-Luc Godard se lie d’amitié avec André Bazin, Éric Rohmer, François Truffaut et Jacques Rivette. Son estime pour Henri Langlois et Roberto Rossellini l’incite à devenir réalisateur, mais il commence par la critique de cinéma, d’abord sous le pseudonyme de Hans Lucas, dans la Gazette du cinéma, puis aux Cahiers du cinéma ainsi que pour le journal Arts. Il y défend les films d’auteurs (Alexandre Astruc, Robert Bresson, Ingmar Bergman, Samuel Fuller, Alfred Hitchcock, Fritz Lang, Joseph Mankiewicz, Anthony Mann, Nicholas Ray, Jean Renoir, Jean Rouch, Douglas Sirk ou encore Frank Tashlin) ; son approche de la critique mêle l’ironie et la provocation à de grandes qualités littéraires et lui vaut d’emblée une réputation d’inclassable.
Parallèlement à cette activité journalistique, Jean-Luc Godard exerce divers métiers : cameraman pour la télévision suisse à Zurich, livreur pour une librairie ou assistant-monteur. En 1954, il travaille comme manœuvre sur le chantier d’un barrage en Suisse et investit son salaire dans la réalisation d’un documentaire en 35 mm sur ce chantier : Opération béton (1954). Il s’essaie ensuite à la fiction avec Une femme coquette (1955), avant d’être financé par le producteur Pierre Braunberger : Tous les garçons s’appellent Patrick (1957), avec Jean-Claude Brialy en vedette, et Charlotte et son Jules (1958), avec Jean-Paul Belmondo. Il réutilise aussi du matériau filmé par François Truffaut pour faire un documentaire sur les inondations de 1958 à Paris intitulé Histoire d’eau (1958). Ces essais annoncent déjà le style très personnel qu’il va développer par la suite, marqué par le goût de la citation, l’importance de la bande-son, les ellipses et les collages.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |