Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur soie

Résultats avec Windows Live® Search

  • Soie - Wikipédia

    La soie est une fibre textile d'origine animale. Elle est issue du cocon produit par la chenille du bombyx du mûrier (ver à soie). La technique permettant de produire la soie ...

  • Maison de la soie d'Anjou, soie de Saumur et site troglodytique, La ...

    La Magnanerie située à Le Coudray Macouard est la maison de la soie d'Anjou. C'est le site principal de production de soie du saumurois dans un site typique troglodytique avec ...

  • Soie - Alessandro Baricco

    Soie, Alessandro Baricco sur alalettre site dédié à la littérature, Biographies, bibliographies et photos d'écrivains et de poètes. Consultation par ordre alphabétique ou ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

soie

Article
Médias
Cocon de ver à soieCocon de ver à soie
Plan de l'article
1

Présentation

soie, substance sécrétée sous forme de fil par certains arthropodes (chenilles et araignées) dont principalement la chenille du bombyx du mûrier (Bombyx mori), appelée ver à soie.

Bien que de nombreux insectes produisent une fibre pour fabriquer leurs cocons, seule celle du bombyx du mûrier et de quelques autres espèces très proches est utilisée dans l'industrie de la soie. La soie d'autres arthropodes, notamment de l'araignée, entre dans la fabrication de certains produits manufacturés, en particulier les réticules de télescopes et d'autres instruments optiques.

2

Historique

La soie est l'une des plus anciennes fibres textiles et, selon la tradition chinoise, elle était utilisée dès le XXVIIe siècle av. J.-C. Le bombyx du mûrier est originaire de Chine et la collecte comme le tissage de la soie demeurèrent des procédés secrets, jalousement gardés par les Chinois pendant trois millénaires. La tradition veut que ce soit Hsi-ling-shi, l'épouse âgée de quatorze ans de l'empereur Huangdi, qui découvrit un cocon et inventa le premier fuseau à soie. La Chine parvint à garder son secret jusqu'en 300 apr. J.-C., date à laquelle il fut découvert par les Japonais, puis plus tard par les Indiens.

Des allusions de l'Ancien Testament montrent que la soie était connue dans les temps bibliques jusqu'en Asie occidentale, d'où elle a sans doute été exportée vers les îles grecques de la mer Égée. On pense que les Chinois ont bâti un commerce particulièrement lucratif avec l'Occident dès l'époque de la dynastie Han, au IIe siècle av. J.-C. La cour de Perse utilisait les soies de Chine, effilées et retissées selon des dessins persans. Lorsque Darios III, roi de Perse, se rendit à Alexandre le Grand, il était vêtu de soie d'une telle splendeur qu'Alexandre exigea de la soie comme tribut. Des caravanes transportaient la soie à dos de chameau du cœur de l'Asie jusqu'à Damas en Syrie, un lieu d'échange entre l'Orient et l'Occident (voir Soie, route de la). Là, la soie était vendue contre des denrées précieuses en provenance d'Occident. La soie devint une marchandise de prix en Grèce et à Rome. Jules César avait réservé l'utilisation de cette fibre à son usage personnel et à celui de ses favoris. Mais, en dépit de cette restriction, la soie se répandit à Rome à cette époque.

Jusqu'à l'an 550 apr. J.-C., toutes les soies tissées en Europe provenaient d'Asie. Puis l'empereur Justinien Ier envoya deux moines de l'Église nestorienne en Chine où, au risque de leur vie, ils volèrent des graines de mûriers et des œufs de bombyx, les cachèrent et les rapportèrent à Byzance. Cela mit un terme au monopole chinois et perse de la soie. Le ver à soie fut introduit en Sicile et en Espagne avec l'expansion de l'islam. Aux XIIe et XIIIe siècles, l'Italie était devenue le centre occidental de la soie, mais, au XVIIe siècle, la France la concurrençait pour la première place, et les métiers à tisser la soie, établis à Lyon à l'époque, étaient réputés pour la beauté unique de leurs tissages.

Il fallut attendre la révocation de l'édit de Nantes pour que les tisserands huguenots traversent la Manche et établissent des filatures de soie à Spitalfields, dans le quartier est de Londres. Cependant, le ver à soie ne put se développer sous le climat anglais, ni d'ailleurs aux États-Unis.

Outre la vraie soie produite dans les élevages de chenilles du bombyx du mûrier, il existe plusieurs soies sauvages produites à partir d'autres espèces apparentées. La soie de Tussah, par exemple, provient d'une espèce qui se nourrit des feuilles du chêne. La soie de Douppioni est élaborée par deux vers à soie qui tissent un cocon ensemble et produisent ainsi un fil double. Ces soies sont utilisées pour des types spéciaux de tissage irrégulier tels que le shantung.

3

Sériciculture

La sériciculture, c'est-à-dire l'élevage des vers à soie, s'étend sur deux mois. Elle nécessite l'incubation d'œufs de bombyx pendant deux semaines à une température croissant régulièrement de 6 à 25 °C. Après l'éclosion, les chenilles poilues se nourrissent presque continuellement de feuilles de mûrier pendant environ un mois. À l'issue de cette période, elles sont prêtes à tisser leur cocon, et des branches d'arbres ou d'arbustes sont placées dans leur magnanerie (local d'élevage). Les chenilles grimpent sur ces branches et tissent leur cocon à l'aide d'un seul fil pouvant atteindre une longueur de 1 500 m. Il faut néanmoins près de 5 500 vers à soie pour produire 1 kg de soie brute. Ce processus dure environ huit jours.

Dès que les cocons ont été collectés, les insectes qu'ils renferment sont tués par ébullition ou par la chaleur sèche (four). L'extraction de la fibre de soie requiert un processus délicat appelé filature. Les cocons sont d'abord chauffés dans de l'eau bouillante afin de dissoudre la substance gluante responsable de la cohésion du cocon. Après cette opération, les fils de quatre à huit cocons sont réunis et torsadés ensemble, puis ils sont combinés à un certain nombre d'autres fils torsadés de la même manière pour former un fil plus gros enroulé sur un fuseau. Lorsque chaque cocon est déroulé, il est remplacé par un autre. Le fil qui en résulte, appelé soie brute, consiste généralement en 48 fibres de soie individuelle. Le fil est continu et, à la différence des fils tirés d'autres fibres naturelles telles que le coton et la laine, il est composé de fibres extrêmement longues. Les filaments issus de la partie extérieure grossière du cocon, éliminés par brossage avant de passer à la filature, ceux de la partie interne restante après la filature de la soie brute et ceux provenant de cocons endommagés par les papillons gardés vivants aux fins de reproduction sont mélangés pour produire une soie de qualité inférieure que l'on transforme en fil.

La deuxième étape consiste à tourner un ou plusieurs fils de soie brute en un fil suffisamment solide pour qu'il soit possible de le tisser. Cette procédure s'appelle tordre la soie. On peut ainsi produire quatre sortes de fils de soie : l'organsin, le crêpe, la trame et le fil unique tordu. L'organsin est un fil obtenu en tournant le fil de soie brute dans un sens puis en tournant deux de ces fils ensemble dans le sens opposé à environ 4 tours/cm. Le crêpe ressemble beaucoup à l'organsin, mais il est tourné beaucoup plus serré, généralement entre 16 et 32 tours/cm. La trame est obtenue en tournant dans un seul sens deux ou plusieurs fils de soie brute à raison de 8 à 12 tours/cm. Les fils uniques tordus sont des fils de soie brute individuels tournés dans un seul sens, le nombre de tours dépendant de la qualité recherchée. En général, l'organsin est utilisé pour les fils de chaîne et la trame pour la trame des tissus. Le crêpe est utilisé pour le tissage de tissus gaufrés et le fil unique pour les tissus extrêmement fins. Voir aussi Fibre ; Textiles.

4

Production

L'avènement des fibres synthétiques telles que le Nylon et le polyester, qui sont plus solides que la soie et moins chers mais qui ne présentent pas la même qualité, a provoqué une très forte réduction de la production et de la demande de soie. La production mondiale en 1940 se chiffrait à 59 000 tonnes. En 1950, elle avait chuté à 19 000 tonnes, mais elle était remontée, vers le milieu des années 1980, à près de 68 000 tonnes.

La production française est réduite à quelques magnaneries localisées dans les Cévennes, produisant quelque 3 000 tonnes de cocons.

La soie est encore utilisée dans l'industrie du vêtement pour confectionner des tailleurs légers, des manteaux et des pantalons, des jupes, des chemises et des cravates, des robes, de la lingerie et des gants. Elle entre aussi dans la composition de certaines dentelles, d'étoffes et de sacs à main.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft