Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 3 sur 3
napoléoniennes, guerresArticle
Plan de l'article
Présentation ; Coalition européenne de 1798 ; Coalition européenne de 1805 ; Coalition européenne de 1806 ; Guerre d'Espagne (1807-1808) ; Coalition européenne de 1809 ; Campagne de Russie (1812) ; Coalition européenne de 1813 ; Étude des armées napoléoniennes
En février-mars 1813, la Russie forme avec la Prusse une sixième coalition, à laquelle se joignent la Suède, les États allemands, le Royaume-Uni puis l'Autriche (août). Poussée par une ferveur patriotique suscitée par les réformes politiques et économiques qui ont suivi la défaite d'Iéna de 1806, la Prusse déclenche une guerre de libération contre Napoléon en 1813. Mais ce dernier vainc les Prussiens à Lützen (2 mai) et à Bautzen (20-21 mai), puis remporte sa dernière victoire éclatante à la bataille de Dresde (27 août). Pourtant, à l’automne, Napoléon est contraint de franchir le Rhin après la bataille de Leipzig (16-18 octobre) et d'abandonner les territoires allemands.
Dès janvier 1814, les Autrichiens, les Russes et les Prussiens envahissent la France par le Nord, ouvrant ainsi la campagne de France. Avec 60 000 hommes seulement, Napoléon tient tête pendant trois mois aux assauts des Russes, des Prussiens et des Autrichiens, remportant la victoire aux batailles de Saint-Dizier (27 janvier), de Brienne (29 janvier), de Champaubert (10 février), de Montmirail (11 février), de Château-Thierry (12 février), de Vauchamp (14 février) et de Montereau (18 février). Mais il ne peut empêcher les Alliés de s'emparer de Paris qui capitule le 30 mars 1814. Napoléon abdique alors à Fontainebleau le 6 avril et s’exile sur l'île d'Elbe, en Méditerranée. Par le traité de Paris (30 mai 1814), la France est ramenée à ses frontières de 1792.
Les participants à la sixième coalition se réunissent au congrès de Vienne à partir de septembre 1814 pour restaurer les monarchies que Napoléon a renversées. Mais pendant qu'ils redessinent la carte politique de l'Europe, Napoléon rejoint le continent puis Paris, que le nouveau roi Louis XVIII a déserté, et instaure un régime constitutionnel, connu sous le nom des Cent-Jours. Il lève rapidement une armée, puis marche vers le Nord à la rencontre des armées anglaises, russes, autrichiennes et prussiennes. Durant cette campagne de Belgique, Napoléon remporte une victoire à Lagny, mais il est battu aux Quatre-Bras (16 juin), puis définitivement vaincu le 18 juin, à la bataille de Waterloo. Cette défaite, entérinée par le second traité de Paris du 20 novembre, marque la fin des guerres napoléoniennes.
Napoléon Bonaparte, qui a sans aucun doute bénéficié du legs républicain en matière militaire, a des ambitions diplomatiques à la hauteur de sa stratégie. Avec une façon audacieuse de prendre des risques calculés, il détermine personnellement la stratégie militaire et dirige directement l'armée — ou plus précisément la Grande Armée, officiellement constituée le 16 août 1805, lorsque Napoléon vient remettre à ses troupes les aigles impériales au camp de Boulogne. Ce qui fait le génie militaire de Napoléon, c’est son habileté à faire déplacer rapidement ses troupes afin de créer un effet de surprise chez ses ennemis. De fait, Napoléon doit ses principaux échecs (retraite de Russie, Waterloo, etc.) plus à son attitude qu'à sa technique militaire. Sous-estimant généralement ses adversaires, il se heurte également aux mouvements nationaux croyant, à tort, que s'emparer de capitales comme Madrid ou Moscou amènera ses adversaires à capituler. La complète indifférence de l’empereur à l'égard des morts et des carnages causés par ses campagnes a eu une grande incidence sur la légende noire des guerres napoléoniennes.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |