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sunnisme

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Musulman sunnite (Quetta, Pakistan)Musulman sunnite (Quetta, Pakistan)
Plan de l'article
1

Présentation

sunnisme, branche majoritaire de l’islam.

Considéré comme correspondant à l’orthodoxie musulmane, le sunnisme est majoritaire au sein de l’islam, représentant environ 90 p. 100 de la communauté musulmane.

2

La référence à la Sunna

2.1

Les « gens de la Sunna »

Les sunnites sont ainsi appelés du fait de l’importance qu’ils accordent à la Sunna, l’ensemble des paroles et des actions du prophète Mahomet que tous les croyants doivent s’efforcer d’imiter. La Sunna et le Coran sont considérés comme les deux sources principales de la loi islamique (la charia). Les sunnites ayant été les premiers à établir la primauté de la Sunna, il est probable qu’ils se soient fait appeler les « gens de la Sunna » pour se distinguer des autres branches de l’islam (chiisme et kharijisme), et cela, avant même qu’elles aient développé leur système juridique. Ainsi, les chiites soulignent également l’importance de la Sunna, à la différence qu’ils y incluent les paroles et les actions de leurs imams.

Selon la loi sunnite traditionnelle, l’idée existait déjà du vivant de Mahomet de consulter et suivre l’exemple du prophète en cas de doute sur une question religieuse ou juridique. Les injonctions du Coran appelant à « obéir à Allah [Dieu, en arabe] et à son Prophète » sont fréquemment citées pour justifier cette idée, ainsi que les versets relatifs à la révélation par Dieu du « Livre » (c’est-à-dire le Coran) et à la « sagesse » (hikma, comprise comme une référence à la Sunna).

2.2

Les hadiths

D’après cette théorie, les compagnons de Mahomet se sont particulièrement attachés à se rappeler ses paroles et ses gestes, et les ont transmis après sa mort à la génération suivante, qui les a elle-même rapportés à la suivante, et ainsi de suite. Les anecdotes individuelles par lesquelles ont été transmises les paroles ou les actions du prophète ont été appelées hadiths.

Six recueils de hadiths, jugés authentiques, ont été acceptés par l’ensemble des musulmans sunnites, comme faisant autorité et possédant un statut plus élevé que d’autres collections existantes. Il s’agit des compilations d’al-Bukhari, de Muslim ibn Hajjaj, d’Ibn Maja, d’Abu Dawoud, d’al-Tirmidhi et d’al-Nasa’i, considérées par les sunnites comme des textes canoniques dont l’autorité vient immédiatement après celle du Coran.

2.3

La théorie des sources de la loi sunnite

La théorie des sources de la loi sunnite, sans laquelle il n’était pas possible de produire des recueils de hadiths, a été élaborée vers la fin du iie siècle de l’Hégire par Mohammad al-Chafii. Avant lui, les juristes musulmans n’étaient pas très rigoureux dans leur choix des sources desquelles la loi pouvait légitimement dériver, et bon nombre d’entre eux s’en tenaient à leur propre jugement (ra’y), qui était, selon le cas, fondé ou non sur d’autres sources. Cet état de choses n’était pas satisfaisant car il permettait d’apporter une multitude de réponses à un seul problème et menaçait de devenir un facteur de division au sein de la communauté des croyants (umma). Al-Chafii pose alors le principe selon lequel, lorsqu’il existe un verset coranique ou un hadith relatif à la question posée, il faut le considérer comme l’autorité en la matière, aux dépens de toutes les autres sources. C’est l’acceptation générale de la théorie d’al-Chafii qui marque réellement l’émergence de l’islam sunnite.

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