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Trente, concile de

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Concile de TrenteConcile de Trente
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Présentation

Trente, concile de (1545-1563), concile œcuménique de l'Église catholique qui fut réuni au XVIe siècle et qui, en réponse à la Réforme protestante, réaffirme avec précision ses dogmes essentiels. Les décrets du concile furent confirmés par le pape Pie IV le 26 janvier 1564 ; ils définissent une norme ecclésiastique qui restera en vigueur jusqu'à la moitié du XXe siècle.

La nécessité d'un concile pour réformer l'Église fut largement reconnue à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Le concile Latran V (1512-1517) n'y parvint toutefois pas et mit fin à ses délibérations avant que les nouvelles questions soulevées par Martin Luther aient été exprimées. Dès 1520, Luther demandait un concile pour réformer l'Église et pour régler les controverses qu'il avait suscitées. Si beaucoup de chefs religieux des deux bords firent écho à cet appel, le pape Clément VII craignit qu'un tel rassemblement ne donnât du crédit à l'idée que ce n'était pas le pape mais les conciles qui exerçaient l'autorité suprême au sein de l'Église. De plus, les difficultés politiques que connaissait l'empereur Charles Quint à cause du luthéranisme rendirent les autres monarques, notamment le roi de France François Ier, peu enclins à soutenir toute action susceptible de renforcer l'influence de l'empereur en dissipant ces difficultés.

Paul III fut élu pape en 1534 en partie contre la promesse de convoquer un concile. Après plusieurs tentatives avortées de réunion à Mantoue en 1537 et à Vicence en 1538, le concile s'ouvrit enfin à Trente, dans le nord de l'Italie, le 13 décembre 1545. Ouvert avec peu de participants et malgré la persistance des obstacles politiques, le concile vit peu à peu ses rangs grossir et son prestige s'accroître au cours des trois périodes de son déroulement.

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Première période (1545-1547)

À bien des égards, la première période du concile fut la plus fructueuse. Une fois réglées les nombreuses questions de procédure, le concile s'attaqua aux grands problèmes doctrinaux posés par les protestants. L'un des premiers décrets déclara que les Saintes Écritures devaient être comprises dans le contexte de la tradition ecclésiastique — rejet implicite du principe protestant selon lequel « seules les Écritures font foi ». Le long et savant décret sur la justification condamnait le pélagianisme mais essayait en même temps de définir le rôle de la liberté humaine dans le processus de salut. Cette session s'intéressa aussi, avec moins de succès, à certaines questions de discipline, comme l'obligation pour les évêques de résider dans leur diocèse.

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Deuxième période (1551-1552)

Après une interruption causée par un malentendu politique profond survenu entre Paul III et Charles Quint, le concile s'intéressa plus particulièrement, lors de la deuxième période, aux sacrements. Si cette session fut boycottée par les Français, quelques délégués luthériens y assistèrent.

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Troisième période (1561-1563)

Ajourné de force parce que la guerre avait éclaté, le concile finit par se réunir pour sa dernière période. Les questions disciplinaires dominèrent les débats, notamment le problème non résolu du siège épiscopal, considéré par beaucoup comme la clé de la mise en œuvre de la Réforme. L'habile légat du pape, Giovanni Morone, réconcilia les avis opposés et mena le concile à sa conclusion. En 1564, Pie IV publia la Profession de foi tridentine (de Tridentum, ancien nom romain de Trente), qui résumait les décrets doctrinaux du concile. Mais, en dépit de sa durée, le concile n'aborda jamais directement le rôle de la papauté dans l'Église, question soulevée à maintes reprises par les protestants. Parmi les nombreux théologiens qui participèrent au concile, les plus notoires furent Girolamo Seripando, Reginald Pole, Diego Lainez, Melchior Cano et Domingo de Soto.

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