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Résultats avec Windows Live® Search chœurArticle
chœur, groupe d’interprètes qui participent, en la commentant, à une représentation théâtrale ou musicale. Dans la Grèce antique, le chœur est composé d’acteurs, de chanteurs, ou de danseurs (au nombre de cinquante dans le dithyrambe, de douze puis de quinze dans la tragédie, de vingt-quatre dans la comédie) qui commentent l’action par des chansons, des danses et des vers lyriques. Il représente des forces abstraites, des idées morales ou politiques. D’abord associé aux fêtes religieuses, notamment celles de Dionysos, il est à l’origine de la tragédie grecque et plus généralement du théâtre occidental. Lors des concours de poètes, au Ve siècle av. J.-C., on désigne un chorège chargé de financer la représentation ; le coryphée (« chef de chœur ») dirige les choreutes (tous amateurs, à la différence du poète et des acteurs). Le financement des fêtes officielles est assuré par la chorégie, sorte d’impôt exceptionnel payé par les citoyens les plus riches. Dans la forme dramatique la plus ancienne, la récitation du coryphée est régulièrement interrompue par le chœur, puis un dialogue s’instaure entre le coryphée et le chœur, relégué au rôle de commentateur. Peu à peu, les membres du chœur se sont individualisés et ont fini par incarner des personnages. Dans la tragédie, le chœur n’intervient pas directement dans l’action ; il la commente simplement. Le coryphée, représentant de tous les choreutes, dialogue parfois avec les personnages. Dans le théâtre élisabéthain, le mot désigne un personnage unique ayant pour fonction de commenter l’action — généralement dans le cadre d’un prologue ou d’un épilogue — comme dans la Tragique Histoire du docteur Faust de Marlowe ou chez Shakespeare. Par la suite, le terme ne désigne plus que le groupe de chanteurs qui accompagnent l’action d’un opéra, d’une opérette ou d’une comédie musicale. Les auteurs dramatiques du XVIIe siècle y ont renoncé, à l’exception de Racine qui y recourt dans Esther et Athalie ; on pourrait cependant voir dans le personnage du confident une transposition du chœur ou du coryphée. Chez Georg Büchner ou Victor Hugo, le peuple joue un rôle similaire à celui du chœur antique. Brecht a introduit dans certaines de ses pièces un narrateur, dont la fonction rappelle celle du coryphée ; ses commentaires sont censés créer un effet de distanciation, et libérer le spectateur de ses émotions en lui rendant son libre arbitre. Des dramaturges modernes, tels Eugene O’Neill dans le Deuil sied à Électre (1931) ou T. S. Eliot dans Meurtre dans la cathédrale (1935) ont renouvelé la fonction traditionnelle du chœur, lui redonnant sa fonction de porte-parole du peuple (vox populi). Voir Drame et art dramatique.
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