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  • Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

    Jules Amédée Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889) Romancier, poète, historien ; Journaliste ; Critique littéraire ; Ecrivit dans la revue "Moniteur de la mode" sous le pseud.

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    Français : Jules Amédée Barbey d'Aurevilly, habituellement appelé Jules Barbey d'Aurevilly, né à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche) le 2 novembre 1808 et mort le 23 avril ...

  • Jules Barbey d'Aurevilly - Wikipédia

    Jules Amédée Barbey d’Aurevilly, (Saint-Sauveur-le-Vicomte, 2   novembre   1808 - Paris, 23   avril   1889) est un écrivain, romancier, nouvelliste, poète, critique ...

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Barbey d'Aurevilly, Jules Amédée

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Jules Barbey d'AurevillyJules Barbey d'Aurevilly
Plan de l'article
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Présentation

Barbey d'Aurevilly, Jules Amédée (1808-1889), écrivain français, dont l’œuvre originale, à mi-chemin entre le romantisme et le symbolisme, est à l’origine de l’« écriture artiste ».

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Un étranger à son siècle

Issu de la petite noblesse normande, austère et profondément catholique, Jules Amédée Barbey d’Aurevilly passe son enfance à Saint-Sauveur-le-Vicomte — où il est né — puis à Valognes (Manche). Là, il fréquente un de ses oncles médecin, acquis aux idées libérales et qui exerce sur lui une profonde influence. En 1827, il se rend à Paris pour faire ses humanités et y rencontre Maurice de Guérin, dont il devient un très proche ami. Bachelier, il entreprend des études de droit à Caen, où il fonde avec Trebutien (qui sera son premier éditeur et avec qui il échangera une importante correspondance) l’éphémère Revue de Caen (1832).

Un moment républicain et athée, Barbey finit, sous l’influence de Joseph de Maistre, par adhérer à un monarchisme intransigeant qui correspond mieux à son mépris pour la médiocrité d’un siècle bourgeois. Sans pour autant renoncer à une vie élégante et désordonnée conforme aux principes du dandysme, dont il se fait, par ailleurs, le théoricien (Du dandysme et de George Brummel, 1845), il se convertit au catholicisme en 1846 et devient un défenseur féroce de l’ultramontanisme et de l’absolutisme.

Après un premier roman (l’Amour impossible, 1841) qui passe presque inaperçu, il commence une carrière de critique littéraire qui le conduit à collaborer au Globe, puis aux Débats, au Constitutionnel, au Nain jaune, à la Revue de Paris, ou encore à la Presse d’Émile de Girardin (la plupart de ses articles sont réunis dans les Œuvres et les Hommes, dont les nombreux volumes sont publiés entre 1860 et 1895). Polémiste redouté et courageux, il fustige aussi bien les prétentions anticléricales du positivisme (il attaque notamment Zola, Scribe et Renan), que les mesquineries du parti catholique.

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Une exploration du mal

Barbey est surtout connu pour ses romans, ainsi que pour son recueil de nouvelles les Diaboliques (1874), qui mêlent un réalisme historique, enraciné dans son Cotentin d’origine, à un surnaturalisme exalté. Son œuvre est tout entière consacrée aux puissances dévastatrices de la passion, qu’elle soit charnelle (Une vieille maîtresse, 1851), filiale (Un prêtre marié, 1865 ; Une histoire sans nom, 1882), politique (le Chevalier Des Touches, 1864) ou mystique (l’Ensorcelée, 1855). Celle-ci libère chez ses personnages des forces insoupçonnées qui les condamnent le plus souvent au crime.

Cette littérature de l’insolite et de la transgression, qui plonge le lecteur dans un univers surhumain, a été généralement mal comprise à l’époque (on a accusé notamment Barbey d’immoralisme et de sadisme). Inclassable, elle transcende en fait les codes du réalisme et du symbolisme et renoue avec un certain romantisme flamboyant et violent. Toutefois, plusieurs écrivains (dont Baudelaire) ont loué le talent extravagant de Barbey, qui s’est vu entouré, à la fin de ses jours, d’une véritable cour de « disciples », au rang desquels figuraient Léon Bloy, Huysmans, Péladan et Paul Bourget. Enfin, le catholicisme embrasé de Barbey exercera une profonde influence sur l’œuvre de Bernanos.

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