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Plan de l'article
Présentation ; Historique et connaissance de la maladie ; Agent responsable ; Vecteur ; Symptômes et complications ; Traitements ; Prévention ; Le paludisme dans le monde
paludisme, maladie infectieuse affectant l’homme, les oiseaux et les singes, due à un parasite appelé plasmodium, transmis par la piqûre d’un moustique (anophèle), et caractérisée par des accès de fièvre récurrents. Cet article traite du paludisme chez l’homme.
Les observations de la « fièvre des marais » remontent à l’Antiquité. Des manuscrits égyptiens datant de 1600 av. J.-C. décrivent les accès paludéens, et établissent une corrélation entre les flambées épidémiques et la saison des pluies. Grecs comme Romains constatent la liaison entre la maladie et la proximité des marécages. Évoqué dans les écrits du poète Homère, le paludisme est décrit par le médecin Hippocrate : celui-ci mentionne des fièvres sévissant dans les lieux humides, provoquant des frissons et des températures corporelles très élevées à intervalles réguliers, tous les trois ou quatre jours, avec une rate dilatée et douloureuse. En Inde, les signes cliniques de la maladie sont également décrits très tôt.
Dans l’Amérique précolombienne, les Amérindiens traitent les fièvres des marais par des infusions d’écorce d’un arbre appelé quinquina. Dans les années 1640, les Jésuites importent la poudre d’écorce de quinquina en Europe, où elle est connue sous le nom de poudre des Jésuites. En 1820, les pharmaciens français Joseph Pelletier et Jean-Baptiste Caventou extraient et identifient chimiquement son principe actif, baptisé quinine. Dans les années 1830, le médecin militaire français François Clément Maillot codifie son emploi et sa posologie dans les fièvres intermittentes ou continues. La quinine commence également à être utilisée en traitement préventif.
Le paludisme, corrélé depuis l’Antiquité aux zones humides, est jusqu’à la fin du xixe siècle attribué au « mauvais air » (malaria) des marais (le mot paludisme vient d’ailleurs du latin palus ou paludis, « marais »). C’est au début des années 1880 que le médecin français Alphonse Laveran démontre que la maladie est provoquée par un parasite, qu’il met en évidence dans les globules rouges de patients contaminés — découverte qui lui vaut le prix Nobel de médecine ou physiologie de 1907. Laveran est également le premier à émettre l’hypothèse d’une transmission de ce parasite par les piqûres de moustiques. En 1897, le Britannique Ronald Ross confirme cette hypothèse en mettant en évidence la présence de plasmodiums à différents stades de leur vie dans le tube digestif de moustiques, et établit le cycle de vie du parasite impliqué dans le paludisme des oiseaux. Ross reçoit, pour ses travaux, le prix Nobel de médecine ou physiologie de 1902. Enfin, en 1898, l’Italien Giovanni Battista Grassi démontre que les moustiques impliqués dans la transmission du paludisme chez l’homme sont les femelles du genre Anopheles — les anophèles —, et décrit le cycle de vie du parasite à l’intérieur de l’organisme des moustiques. Après la Seconde Guerre mondiale, le paludisme est éradiqué dans les régions d’Europe tempérée où il sévit, grâce à l’épandage massif de DTT et à de larges campagnes d’assèchement des marais.
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