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  • Pétrarque

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Pétrarque

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Pétrarque, CanzonierePétrarque, Canzoniere
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Présentation

Pétrarque (1304-1374), poète et humaniste italien, auteur d’une importante œuvre érudite en latin et d’une œuvre poétique en langue vulgaire qui a marqué la Renaissance.

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Les années de formation

Né à Arezzo, Francesco di ser Petracco, dit Pétrarque, passe son enfance en Toscane puis dans la région d’Avignon où son père, notaire, vient s’établir en 1311, à la recherche d’une charge à la cour papale. À Carpentras, où la famille s’est installée, Pétrarque acquiert une bonne connaissance des littératures anciennes sous la direction du grammairien Convenevole da Prato. Il découvre la rhétorique cicéronienne, qui marquera son style. À l’université de Montpellier puis à celle de Bologne, il poursuit ensuite des études de droit.

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La dame révélée

À la mort de son père, en 1326, il quitte Bologne et revient en Avignon, où il reçoit les ordres mineurs vers 1330, ce qui lui assure un bénéfice. Il y réside jusqu’en 1353, menant une vie mondaine. Le 6 février 1327, il voit pour la première fois, en l’église Sainte-Claire, une jeune dame prénommée Laure. Il s’agit peut-être de Laure de Noves (v. 1308-1348), bien qu’aucune certitude sur son identité n’ait pu être établie. Il éprouve aussitôt pour elle un amour qui se révélera exemplaire par sa constance et sa pureté. Il l’immortalise dans son Canzoniere, où elle devient une figure idéalisée de la Femme, la révélation amoureuse étant mise en parallèle avec la révélation religieuse.

Pétrarque entre au service du cardinal Giovanni Colonna ; il voyage en Italie, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il remplit des missions diplomatiques tout en poursuivant ses travaux d’érudition et sa recherche de textes antiques. Le milieu cultivé qu’il fréquente dans toute l’Europe constitue un microcosme pour lequel la langue d’élection est le latin. À partir de 1342, rentré en Avignon, il prend ses distances avec le monde pour se consacrer plus exclusivement à ses travaux d’humaniste. Par la suite, il accepte néanmoins de se mettre au service de la famille Visconti et reprend ses voyages : en 1350, à Florence, il rencontre l’écrivain Boccace, avec lequel il correspondra toute sa vie. De 1353 à 1374, il vit successivement à Milan, puis à Padoue, Venise et Arquà, au fil des péripéties politiques. Célèbre de son vivant, il a été couronné poète en grande pompe au Capitole dès 1341. Sa très volumineuse correspondance est une source de précieux renseignements historiques et biographiques.

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L’œuvre en langue latine

Pétrarque est surtout connu aujourd’hui pour sa poésie amoureuse en langue vulgaire (le toscan). Pourtant, ses travaux d’érudition représentent une part très importante de son œuvre. Il participe activement à la redécouverte des auteurs grecs et latins, retrouvant des textes qu’on croyait disparus (lettres de Cicéron), et constitue une bibliothèque d’une rare richesse à une époque où la copie est l’unique voie de diffusion des œuvres. En rupture avec l’esthétique et la pensée médiévales, il est l’un des premiers penseurs de l’humanisme naissant. On lui doit de nombreux textes en langue latine. Secretum meum (« Mon secret », 1342-1358), est une sorte de confession au sens de saint Augustin (voir les Confessions), où se font jour les tensions culturelles qui l’ont marqué. Il écrit également des œuvres religieuses (De vita solitaria, 1346-1356) et historiques (Rerum memorandum, 1344) ainsi qu’une épopée célébrant Scipion l’Africain, Africa (1338-1342), un De viris illustribus (1338-1353), des églogues et des épîtres.

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