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Pompadour, marquise de

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Boucher, la Marquise de PompadourBoucher, la Marquise de Pompadour
Plan de l'article
1

Présentation

Pompadour, marquise de (1721-1764), favorite du roi Louis XV de France qui a eu un rôle très influent tant en politique que dans le domaine des arts et des lettres sous le règne de ce dernier.

2

Élégance et esprit d’une roturière

Née à Paris dans une famille de financiers, Jeanne Antoinette Poisson est élevée avec son frère Abel par le fermier général Le Normant, protecteur de la famille — son père étant en exil depuis sa compromission dans une affaire de corruption en 1725. Elle reçoit une éducation soignée puis est mariée, à l'âge de vingt ans, au neveu de son protecteur, le sous-fermier Guillaume Le Normant, seigneur d'Étiolles. Ce mariage lui ouvre les portes des grands salons parisiens où elle est remarquée pour sa beauté, son esprit et ses dons artistiques. Dès cette époque, elle commence à recevoir des penseurs et écrivains tels que Voltaire, Fontenelle, Crébillon ou l'abbé de Bernis.

3

Une anoblie à la cour du roi

3.1

La maîtresse de Louis XV

Remarquée par le roi à la forêt de Sénart, elle obtient une résidence à la surintendance du château de Versailles, et devient sa maîtresse officielle en février 1745. Séparée de corps et de biens d'avec son époux, elle est peu après anoblie, et reçoit le titre de marquise de Pompadour, nom du manoir que le roi achète pour elle. Elle obtient ensuite une place de dame du palais de la reine.

Avec l’aide d’un petit cercle de conseillers personnels tels que les frères Pâris, Richelieu, le cardinal de Tencin et sa sœur, elle exerce alors une grande influence sur le monarque, et gouverne véritablement jusqu'à sa disparition. Même lorsque le roi, après cinq ans de liaison, se détourne d'elle pour d'autres femmes, la marquise conserve ce rôle de confidente et de conseillère très écoutée. Elle institue et destitue ainsi de nombreux ministres et autres personnalités politiques.

3.2

Influences politiques

En 1745, elle fait disgracier le contrôleur général Orry, hostile aux Pâris ; en 1749, elle fait destituer le conte de Maurepas. En revanche, elle appuie Machault contre le clergé, et permet l'ascension de Bernis, de Choiseul, et du prince de Soubise. En 1757, elle fait disgracier le comte d'Argenson et Machault qui ont tenté de l'éloigner de la cour en utilisant l'attentat de Damiens contre le souverain. Servant ainsi d'intermédiaire entre les ministres et le roi, elle oriente de grandes décisions politiques, comme l'abolition de la Compagnie de Jésus et l'alliance entre la France et son ennemi héréditaire, l'Autriche, durant la guerre de Sept Ans.

Parallèlement, elle est l'objet d'importantes critiques. On lui reproche en particulier ses origines bourgeoises et sa vie dispendieuse. Son influence lui vaut beaucoup d'ennemis, dont le dauphin, et elle fait tomber les nombreuses personnes qui mettent en doute son droit sur les énormes sommes prélevées par le roi sur le Trésor.

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