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irlandaise, littérature

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Yeats, la Seconde VenueYeats, la Seconde Venue
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3.2

La littérature de langue anglaise au XIXe siècle

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les œuvres patriotiques et lyriques dominèrent la poésie irlandaise de langue anglaise. Des romans mi-sérieux mi-comiques, caricaturant souvent les coutumes et le caractère irlandais, devinrent un genre très populaire.

3.2. 1

La poésie patriotique et lyrique

Plus poussés par le désir d'éveiller le sentiment national du peuple irlandais que par des motivations esthétiques, certains poètes rédigèrent des œuvres caractérisées par un langage flamboyant et des sentiments fougueux, qui eurent une influence politique indéniable. Nombre de ces poètes patriotes publiaient leurs œuvres dans la Nation, un journal fondé en 1842 et voué tout entier à la cause du nationalisme irlandais. Parmi ces poètes, signalons Thomas Osborne Davis (1814-1845), Joseph Sheridan Le Fanu, mais aussi Jane Francesca Elgee, mère d'Oscar Wilde, qui écrivit sous le pseudonyme de Speranza. Parmi les auteurs qui s'illustrèrent dans le genre de la poésie lyrique, les plus marquants furent James Clarence Mangan (1803-1849), auteur de « Dark Rosaleen », sir Samuel Ferguson (1810-1886), auteur de Congal (1872) et William Allingham (1824-1889).

3.2. 2

La fiction protestante et catholique

Les Irlandais d'expression anglaise écrivirent un grand nombre d'œuvres de fiction au XIXe siècle. Les protestants traitaient de la vie irlandaise du point de vue de l'aristocratie ou de la petite noblesse anglo-irlandaise tandis que les catholiques racontaient la vie de la classe paysanne catholique.

Parmi les écrivains protestants, citons Maria Edgeworth (1767-1849), dont le Castle Rackrent (1800) fut l'un des premiers romans régionaux en anglais. Plus tard, lady Sydney Morgan (1776-1859), avec la Sauvage Fille d'Irlande (1806), et William Hamilton Maxwell, auteur de divers récits sur la vie militaire, évoquèrent le milieu paysan irlandais. Ce fut également le cas de Samuel Lover (1797-1868), auteur de Handy Andy (1842) et de Charles James Lever (1806-1872), auteur de romans picaresques, tels que les Confessions de Harry Lorrequer (1837) ou Jack Hinton (1843).

Parmi les auteurs de fiction catholiques, deux frères, John Banim (1798-1842) et Michael Banim (1796-1834), demeurent connus pour leurs romans, qui dépeignent la vie des paysans irlandais frappés par la pauvreté. Dans la même veine, Gerald Griffin se distingua comme l'auteur de The Collegians (1829), un roman dont l'intrigue se situe dans les classes moyennes irlandaises, et William Carleton (1794-1869) écrivit Fardorougha, l'avare (1839).

Les autres éminents romanciers irlandais du XIXe siècle sont Joseph Sheridan Le Fanu, qui écrivit Carmilla et Oncle Silas (1864), Charles J. Kickham (1826-1882), auteur de Sally Cavanagh (1869), et Emily Lawless, auteur de Hurrish (1886).

4

La renaissance de la littérature irlandaise

La dernière décennie du XIXe siècle fut le témoin d'une remarquable renaissance de la littérature irlandaise, liée à un retour aux sources gaéliques de la culture nationale. En contraste avec ceux des œuvres antérieures, le ton et la thématique évoluèrent vers une dévotion clairement formulée à la cause nationale.

4.1

Le tournant du siècle

Les principaux écrivains de langue anglaise qui participèrent à ce renouveau irlandais furent les poètes William Butler Yeats, George William Russell et Padraic Colum. Les principaux auteurs dramatiques de ce mouvement furent lady Gregory, John Millington Synge et Sean O'Casey (voir Abbey Theatre). À ces noms, il faut ajouter ceux du romancier et auteur dramatique George Moore (1852-1933) et du poète et romancier James Stephens (1882-1950).

Lady Gregory effectua des traductions remarquables d'épopées gaéliques dans Cuchulain de Muirthemme (1902) ; Douglas Hyde fit de même dans Folklore des Celtes d'Irlande (1890).

Les romanciers intéressants de cette période furent Standish James O'Grady (1846-1928), auteur de récits historiques, James Owen Hannay (1865-1950) qui, sous le nom de plume de George A. Birmingham, produisit des romans humoristiques, ainsi qu'Edith Anna Oenone Somerville (1858-1949) et Violet Martin (1862-1915), deux cousines qui, sous le pseudonyme commun de Somerville and Ross, écrivirent des livres de voyage, des livres pour enfants, et diverses autres œuvres. Elles imaginèrent ainsi, dans un récit humoristique, la campagne irlandaise vue à travers les yeux d'un anglais stupéfait, et firent le tableau de la société aristocratique irlandaise à la fin de l'ère victorienne.

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