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irlandaise, littératureArticle
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Présentation ; La littérature irlandaise avant le XVIIIe siècle ; Les XVIIIe et XIXe siècles : littérature irlandaise en anglais ; La renaissance de la littérature irlandaise
Le renouveau littéraire se poursuivit bien avant dans le XXe siècle. De nombreux écrivains produisirent des œuvres remarquées. Parmi eux figure Sean O'Casey, auteur de pièces telles que l'Ombre d'un terroriste (1923), Junon et le paon (1924) et la Charrue et les Étoiles (1926), tableaux réalistes de la vie dans les bas quartiers de Dublin. Il écrivit également des textes sur sa vie, qui furent rassemblés sous le titre Autobiographie (1939-1954). Critique et nouvelliste, Mary Colum (1883-1957) écrivit également des souvenirs historiques et personnels intéressants, parmi lesquels la Vie et les Rêves (1947), où elle fait revivre les personnages et les préoccupations de son passé. L'auteur dramatique Lennox Robinson (1886-1958), qui fut aussi directeur de l'Abbey Theatre, publia également les souvenirs de son combat pour le théâtre en Irlande (l'Abbey Theatre d'Irlande, 1899-1950, 1951).
À la même époque, plusieurs nouveaux écrivains apparurent, parmi lesquels le romancier Liam O'Flaherty, auteur d'émouvantes histoires de la vie irlandaise comme le Mouchard (1925) et Famine (1937). Il convient de citer aussi Elizabeth Bowen, auteur de nouvelles et de romans pénétrants sur les relations entre les individus, et Edna O'Brien, une romancière populaire, de tradition catholique rurale. La plupart des romans et des nouvelles de cette dernière, pour beaucoup publiées dans le New Yorker, sont des explorations autobiographiques. Il convient de ne pas oublier Brian O'Nolan, connu sous le nom de plume Flann O'Brien, qui écrivit des romans comiques complexes et brillants comme la Kermesse irlandaise (1939-1960). Parmi les nouvellistes irlandais, l'un des plus remarqués fut Michael O'Donovan (1903-1966), connu sous le pseudonyme de Frank O'Connor. Citons aussi William Trevor, à l'origine William Trevor Cox, un nouvelliste et dramaturge qui évoque de façon obsédante la vie moderne irlandaise, la solitude et les désillusions. Bernard MacLaverty se fit également un nom comme nouvelliste avec le court récit intitulé Lamb (1980), histoire poignante des relations sans issue entre Brother, professeur irlandais, et l'un de ses élèves. Le romancier Sean O'Faolain s'illustra également dans la biographie, l'essai littéraire et la nouvelle ; il est en outre l'auteur d'une autobiographie intitulée Vive moi ! (1963). L'un des plus grands écrivains irlandais du XXe siècle, James Joyce, est aussi considéré comme un personnage de premier plan de la littérature mondiale. Expatrié, Joyce se tint à l'écart du renouveau irlandais, mais tous ses romans ont pour cadre Dublin ; l'auteur y explore en profondeur le tempérament irlandais et l'environnement social de l'Irlande dans les premières années de ce siècle.
La figure dominante de la poésie irlandaise du XXe siècle fut William Butler Yeats. Ses œuvres continuèrent, après sa mort, de susciter une abondance de vocations poétiques. Les poètes catholiques Austin Clarke (1896-1974) et Thomas Kinsella se distinguent parmi un groupe de poètes lyriques et passionnés, mais parfois difficiles à aborder. Parmi les autres membres de ce groupe, retenons aussi Patrick Joseph Kavanagh (1905-1967), un iconoclaste caustique. Dans les années 1980, Seamus Heaney attira l'attention internationale par son œuvre originale. Sa passion pour les images frappantes reflète les conflits tragiques de l'expérience irlandaise ; elle se manifeste dans ses poèmes courts et dans les cycles poétiques plus longs dont il est l'auteur, et qui sont souvent des adaptations d'œuvres en gaélique du bas Moyen Âge. Heaney est également l'auteur de textes de critique littéraire très fins, ainsi que d'essais sur divers sujets.
La vitalité traditionnelle du théâtre irlandais fut telle que de nombreux dramaturges de stature internationale sont originaires d'Irlande. Après Wilde et George Bernard Shaw, il faut naturellement citer Samuel Beckett. Ce dernier, comme Joyce, quitta l'Irlande pour vivre en permanence en France. Il résida à Paris, pour y créer sans discontinuer une littérature expérimentale qui est aujourd'hui parmi les plus influentes. Même s'il écrivit la plupart de son œuvre en français, il resta pourtant hanté par l'Irlande et se référa aux rythmes du parler irlandais. L'œuvre ironique de Denis William (1901-1984) et les écrits de Brendan Behan occupent également une place importante dans le théâtre irlandais contemporain. Ces dernières années, Brian Friel, auteur de Philadelphia, here I come ! (1965), ainsi que de nouvelles, a repris les thèmes d'introspection nationale caractéristiques de toutes les œuvres irlandaises du XXe siècle.
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