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  • Charles Ier

    Charles 1er (Dunfermline, Ecosse, 1600 - Londres, 1649), roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande (1625-1649), est le fils de Jacques Ier Stuart

  • Charles Ier France, Comte de Valois

    Charles Ier de France, Comte de Valois Né en 1270 Mort à Nogent-le-Roi, le 16 décembre 1325 Comte de Valois, d' Alençon , de Chartres et du Perche (1285), Comte d' Anjou ...

  • Charles Ier d'Angleterre - Wikipédia

    Charles I er Stuart ( 19   novembre   1600 , Dunfermline – 30   janvier   1649 , Londres ) fut roi d'Angleterre , d' Écosse et d' Irlande de 1625 à 1649 . Second fils du ...

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Charles Ier (d'Angleterre)

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Van Dyck, Charles Ier à la chasseVan Dyck, Charles Ier à la chasse
Plan de l'article
1

Présentation

Charles Ier (d'Angleterre), (1600-1649), roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande (1625-1649), qui a été déposé et exécuté pendant la guerre civile d’Angleterre.

2

Un souverain absolutiste

2.1

Un mariage controversé

Né à Dunfermline (en Écosse) et deuxième fils du roi Jacques Ier Stuart, Charles devient prince héritier à la mort de son frère aîné Henri. Duc d’Albany à la naissance, il reçoit les titres de duc de Cornouailles en 1612, et de prince de Galles en 1616. Après l’échec d’une alliance avec une infante espagnole, des négociations sont entamées pour conclure le mariage de Charles avec la Française Henriette-Marie, sœur du roi Louis XIII. Lorsque son père meurt en mars 1625, Charles accède aux trônes d’Angleterre et d’Écosse et, la même année, épouse la catholique Henriette-Marie — alliance qui suscite le mécontentement de ses sujets protestants.

2.2

Les premiers conflits avec le Parlement

Pénétré des principes du droit divin, décidé à faire respecter l’autorité de l’Église anglicane, Charles Ier rentre rapidement en conflit avec le Parlement. Soumis à l’influence du duc de Buckingham — son ami intime dont il a fait, au mépris de l’opinion publique, son Premier ministre —, il est amené à dissoudre deux Parlements successifs (1625, 1626), en raison de la résistance manifestée par les parlementaires à l’encontre de ses mesures arbitraires. En mars 1628, Charles est contraint de convoquer un troisième Parlement qui lui présente une Pétition de droit : en contrepartie de l’attribution de fonds pour mener la guerre, le roi doit accepter de lever ses mesures absolutistes et d’entériner plusieurs réformes, notamment fiscales. En mars 1629, bien que l’assassinat de Buckingham ait éliminé un sujet de discorde avec les parlementaires, Charles Ier fait dissoudre un quatrième Parlement et emprisonner plusieurs chefs de l’opposition.

Assisté de Strafford et de l’archevêque de Canterbury, William Laud, il gouverne onze années durant en monarque absolu, sans réunir le Parlement, ne cessant d’alourdir les impôts pour financer sa politique extérieure ; cette période du règne de Charles Ier a reçu l’appellation de « tyrannie de onze ans ».

3

La « tyrannie de onze ans »

3.1

Les dernières expériences parlementaires

En 1637, Charles Ier tente d’imposer en Écosse la liturgie anglicane fondée sur le Book of Common Prayer. La réaction est immédiate : après une révolte à Édimbourg, deux « guerres épiscopales », que le roi ne parvient pas à réprimer, enflamment le royaume (voir le National Covenant de 1638). En avril 1640, Charles est contraint de convoquer un nouveau Parlement afin de réunir les fonds nécessaires à la levée d’une armée. Cette assemblée, qui ne siège que d’avril à mai — d’où son nom de Court Parlement —, rejette les exigences royales, dresse la liste des plaintes déposées par le peuple et insiste pour que la paix soit conclue avec l’Écosse.

Ayant réuni les subsides nécessaires, Charles Ier marche sur l’Écosse, mais les troupes écossaises passent la frontière, mettent son armée en déroute à Newburn et, peu de temps après, occupent Newcastle et Durham. En novembre 1640, à court d’argent, le roi est contraint de convoquer un cinquième Parlement — baptisé le Long Parlement. Dirigé par John Pym, ce Parlement engage des poursuites contre les deux principaux conseillers du roi, Stafford et Laud, que le roi laisse arrêter et condamner à mort. En 1641, Charles Ier doit consentir à plusieurs projets de loi abolissant les tribunaux d’exception, interdisant des taxations arbitraires et garantissant la non-dissolution du Parlement contre son gré. Le roi doit également accorder des libertés religieuses plus étendues aux Écossais.

Cependant, la formulation le 1er décembre par le Parlement de la Grande Remontrance (liste d’exigences en matière de réforme, qui revendique notamment le droit d’approuver la nomination des ministres du roi) relance les hostilités : en janvier 1642, Charles Ier fait irruption dans la Chambre des communes en compagnie d’une troupe d’hommes en armes et tente d’arrêter Pym ainsi que quatre membres de l’assemblée. Le pays se soulève, le roi s’enfuit de Londres avec toute sa famille ; c’est le début de la guerre civile d’Angleterre.

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