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Résultats avec Windows Live® Search Metternich, Klemens vonArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une francophobie exacerbée ; Vienne ou l’apogée d’une carrière ; La première victime des Révolutions de 1848 ; Une fidélité sans faille à l’ordre ancien
Metternich, Klemens von (1773-1859), homme politique et diplomate autrichien, une des grandes figures de la politique européenne entre 1814 et 1848. Représentant des nostalgiques de l’ordre sous l’Ancien Régime — s’opposant tant au progrès de la démocratie qu’au mouvement des nationalités —, le prince de Metternich est le principal architecte de la carte européenne élaborée au congrès de Vienne de 1814-1815.
Né dans une famille aristocratique de Coblence (Allemagne), Klemens von Metternich passe sa jeunesse dans les vallées du Rhin et de la Moselle, où son père représente l'Autriche auprès des principautés rhénanes. Il suit un temps des études à l'université de Strasbourg avant de faire son droit à Mayence (1790-1792). Là, il est marqué par le discours conservateur du théoricien politique Edmund Burke et développe une hostilité profonde envers la Révolution française, voire la France. Installé avec sa famille aux Pays-Bas espagnols, il rentre à Vienne en 1794, fuyant les armées révolutionnaires françaises. Cette même année, il effectue sa première mission diplomatique en Angleterre et, en 1795, son deuxième mariage — avec la comtesse Eleanor Kaunitz, issue d'une famille influente à la cour d'Autriche — lui permet de s'introduire dans les grandes maisons viennoises.
En 1797, Metternich entre au service de François II de Habsbourg comme émissaire au congrès de Rastatt, puis comme ambassadeur en Saxe (à Dresde, 1801) et en Prusse (à Berlin, 1803). Il élabore alors un programme politique fondé sur la notion d'équilibre européen et de rejet d'une puissance hégémonique en Europe. Dans cette représentation des équilibres diplomatiques et nationaux, il inclut la Prusse dans une coalition opposant l’Angleterre, la Russie et le royaume des Deux-Siciles d’une part, à la France napoléonienne d’autre part. Mais cette politique échoue après la défaite des armées autrichiennes et prussiennes face à la Grande Armée (1805-1806). Nommé ambassadeur à Paris en 1806 (à la demande de Napoléon Ier lui-même), Metternich reste persuadé de la nécessité d'une nouvelle guerre contre l’empereur français, estimant cependant avec prudence que l’Autriche doit bénéficier d’un délai afin de préparer ses troupes au combat. En 1809, après la nouvelle défaite autrichienne, il obtient le portefeuille des Affaires extérieures et, dès lors, ne cesse de diriger les affaires étrangères de l’empire habsbourgeois, jusqu’en 1848. Il encourage un premier rapprochement avec la France (mariage de l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise avec Napoléon Ier), tout en conservant l’idée de rouvrir prochainement le conflit. Cette politique ambiguë l’oblige à mener une diplomatie complexe, destinée à contrecarrer les expansionnismes français et russe : il s’associe militairement à la France, tout en négociant secrètement avec le tsar Alexandre Ier.
Au lendemain de la campagne de Russie, Metternich offre la médiation de l'Autriche dans les négociations de paix et parvient à se créer un rôle diplomatique dominant. Alors qu’il fait mine de travailler en faveur de Napoléon Ier, ce dernier lui reproche, en juin 1813 à Dresde, les ambivalences de sa politique. C’est pourquoi Metternich se retourne directement contre l’empereur français et associe l'Autriche à la déclaration de guerre contre la France.
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