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télécommunicationsArticle
Plan de l'article
Dans les années 1970 sont apparus de nouveaux modes de télécommunications comme la télécopie ou encore le Minitel, favorisés par le développement de l’informatique et plus précisément de la télématique. La dernière décennie a été marquée par l’arrivée des technologies numériques de transmission, qui ont multiplié les possibilités de communication en s’appuyant sur le développement des semi-conducteurs dans l’électronique (voir Données, transmission de). Aujourd’hui, les fibres optiques présentent des capacités considérables de transport de l’information, tandis que de nouvelles applications sont apparues : téléphonie cellulaire, télévision par satellite, réseaux télématiques tels qu’Internet, etc.
Avec la mise en service du premier télégraphe par Chappe en 1794, la France semblait destinée à jouer un grand rôle en matière de télécommunications, qui se concrétisa en effet, au siècle suivant, avec le développement de ses réseaux télégraphique et téléphonique. Mais au début du XXe siècle, la France présentait de nombreuses carences accumulées au fil des ans, carences que la Seconde Guerre mondiale accentua tragiquement. Lors des combats de 1940, les unités françaises, confrontées à la Blitzkrieg, constatèrent en effet le retard dramatique de leurs systèmes de transmission par rapport au matériel utilisé par les Allemands. Dû en partie à l’insuffisance des crédits dévolus à ce domaine par les militaires, ce retard plaça nombre d’unités dans une réelle situation d’infériorité. La création, en 1945, du Centre national d’étude des télécommunications (CNET) affirma la volonté française de redresser la situation en ce domaine, et permit au pays de mettre en œuvre ses propres technologies à partir des années 1950. Le développement de ces activités se déroula dans le cadre du monopole de l’État sur les télécommunications, qui avait été institué par la loi des 2 et 6 mai 1837. Les efforts d’investissement de l’administration restant néanmoins insuffisants, le réseau téléphonique français resta embryonnaire jusqu’à la fin des années 1960.
En 1970, la France revint au premier plan grâce aux recherches du CNET, qui mit en service le premier central de commutation totalement électronique du monde. Ce prototype fut industrialisé sous le nom de E 10 par la Compagnie industrielle des télécommunications (CIT), ancêtre de la firme Alcatel. Le développement de cette technologie, doublé d’un plan d’investissement massif, permit à la France de rattraper en quelques années le retard qu’elle avait accumulé en matière d’équipement téléphonique, et de se doter ainsi du réseau le plus numérisé au monde. Alors que le pays ne disposait que de 3,4 lignes de téléphone pour 100 habitants en 1950, le taux dépassa les 50 lignes pour 100 individus en 1985, soit un raccordement de neuf ménages sur dix. Partie prenante d’Intelsat, la France mena également un programme propre de développement de satellites de communications, comprenant les projets Télécom 1 puis Télécom 2. En outre, des innovations couronnées de succès comme le Minitel et le Réseau numérique à intégration de services, ou encore l’avance technologique du CNET en matière de visiophonie, fournirent à la France des atouts importants pour participer à la révolution des « autoroutes de l’information ».
Dans les années quatre-vingt, l’industrie française des télécommunications est devenue l’une des toutes premières du globe : les entreprises Alcatel et Matra figurent ainsi parmi les plus grands fabricants d’équipement, tandis que l’opérateur de télécommunications national France Télécom se place en quatrième position dans le monde.
La transmission d’informations utilise différents supports permettant de véhiculer des ondes électromagnétiques : des câbles électriques, simples fils de cuivre ou câbles coaxiaux, des fibres optiques, des faisceaux hertziens ou des satellites de communications. Les câbles et les fibres optiques peuvent être aériens ou portés par des pylônes, mais sont le plus souvent enterrés ; ils peuvent être également posés sur le fond des mers et océans afin d’assurer des télécommunications internationales. L’utilisation de faisceaux hertziens permet d’éviter la pose de tels câbles, mais l’économie de ces infrastructures s’avère contrebalancée par le coût des équipements d’émission et de réception. En outre, à l’instar des câbles et fibres optiques, les ondes électromagnétiques doivent être régénérées après une certaine distance par des relais hertziens. On emploie également des satellites artificiels permettant de relayer à l’échelle planétaire divers types de télécommunications, assurant notamment la diffusion des programmes radiophoniques et de télévision.
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