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Hindenburg, Paul von Beneckendorff und von

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Paul von HindenburgPaul von Hindenburg
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Présentation

Hindenburg, Paul von Beneckendorff und von (1847-1934), maréchal allemand et deuxième président de la République de Weimar, de 1925 à 1934, qui, après avoir mené une brillante carrière militaire, a servi de caution et de médiateur dans la prise du pouvoir par Adolf Hitler, en le nommant au poste de chancelier.

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Le chef de l’armée allemande

Né à Poznan au sein d'une grande famille prussienne, Hindenburg entre à l'École des cadets de Berlin en 1856 et mène une brillante carrière militaire. Après avoir notamment participé aux campagnes de 1866 et 1870-1871, il prend sa retraite en 1911 avec le grade de général, à l'âge de soixante-quatre ans.

Au début de la Première Guerre mondiale, après l'écroulement de l'armée allemande en Prusse-Orientale en 1914, il est rappelé en activité. Nommé commandant en chef de la 8e armée, avec Erich von Ludendorff pour chef d'état-major, il remporte ses premières victoires contre les troupes russes, écrasées à Tannenberg et aux lacs Mazures. En novembre 1914, il est promu commandant en chef du front oriental, puis succède à Erich von Falkenhayn au poste de chef d'état-major le 29 août 1916. Secondé par Ludendorff nommé premier quartier-maître général, il donne une direction plus radicale à la guerre : élimination militaire de la Roumanie (1916), guerre sous-marine à outrance lancée en janvier 1917, soutien des Autrichiens sur le front italien. L'influence des deux hommes est bientôt telle qu'elle entraîne notamment le départ du chancelier Theobald von Bethmann-Hollweg. Mais après l'échec des grandes offensives sur le front occidental (mars-juillet 1918), Hindenburg demande au gouvernement de solliciter l'armistice et conseille à Guillaume II de s'exiler provisoirement en Hollande, tandis que la République de Weimar est proclamée le 9 novembre 1918. Hindenburg n'assume pas la responsabilité de l'armistice et lance la thèse du « coup de poignard dans le dos » porté à l'armée par la gauche socialiste et révolutionnaire, thèse qui est reprise plus tard par Adolf Hitler.

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Le président de la République de Weimar

Mis à la retraite en juillet 1919, Hindenburg ne revient à la vie publique qu'en 1925, date de l'élection présidentielle, où il est le candidat des partis de droite. Après avoir d'abord refusé de s'y présenter, il accepte sur les instances de l’amiral von Tirpitz, dans le but d'enrayer la progression des mouvements de gauche. Il ne joue dans un premier temps qu'un rôle de second plan, mais, à partir de 1930, le Reichstag ne parvenant plus à former de gouvernement de majorité, les différents chanceliers (Brüning, Schleicher, von Papen) sont nommés grâce à l'appui d'Hindenburg. En mars 1932, il est réélu président face au candidat du parti nazi, Adolf Hitler. Alors très populaire, il est considéré comme le plus sûr garant de la fragile République de Weimar contre le nazisme naissant. Aussi refuse-t-il tout d'abord de nommer au poste de chancelier, ce « caporal bohémien ». Mais, en raison de l'échec des gouvernements Schleicher, puis von Papen, il fait brusquement volte-face. Sur les conseils de von Papen et des milieux industriels, il appelle Hitler au pouvoir en janvier 1933 et sert alors de caution au régime national-socialiste.

À sa mort, le 2 août 1934, les nazis élèvent en sa mémoire un monument important, à Tannenberg sur le lieu de la victoire de 1914. Ainsi, la vie d'Hindenburg s'achève au moment où naît le IIIe Reich et où disparaît l'État de droit en Allemagne.

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