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Japon

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Japon : drapeau et hymneJapon : drapeau et hymne
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5

Histoire

Le Japon entre dans l’histoire entre le ve siècle et le viie siècle apr. J.-C., lorsqu’il commence à utiliser le système d’écriture de son grand voisin la Chine pour son propre usage. Les premiers témoignages de l’histoire japonaise conservés sont le Kojiki (« Récit des faits anciens », 712) et le Nihon Shoki (« Chroniques du Japon », 720). Ces deux écrits historiques relatent les légendes liées à la fondation mythique du Japon par l’empereur Jinmu (fixée en l’an 660 av. J.-C.), descendant de la déesse du soleil Amaterasu Omikami (voir mythologie japonaise), ainsi que les événements les plus récents de l’histoire politique — notamment la constitution du pays en temps qu’État autonome. Cependant, le peuple japonais apparaît déjà dans les annales chinoises, en tant que peuple barbare payant (ou non) un tribu à l’empereur chinois.

5.1

Les premiers peuplements (30 000 av. J.-C.-593 apr. J.-C.)

L’origine des premiers habitants de l’archipel japonais demeure un sujet de controverses, mais il semble désormais établi que le peuple japonais résulte du mélange de plusieurs populations assez distinctes : un peuple ancien, déjà présent au moment de la dernière glaciation, entre 30 000 et 20 000 ans av. J.-C., et au moins deux peuples arrivés sur l’archipel vers cette époque — alors que le Japon, l’Asie et l’Amérique étaient reliés par une large bande de glace —, l’un sans doute venu du sud-est du continent asiatique et l’autre vraisemblablement des plaines de Sibérie et de Chine.

5.1. 1

La période de Jomon (8000 av. J.-C.-300 av. J.-C.)

Le paléolithique s’achève 8 000 ans avant notre ère pour faire place au mésolithique, que les historiens japonais appellent période de Jomon (« époque de la poterie à décor cordé ») et qui se caractérise par le développement sur tout l’archipel d’une société primitive de chasseurs-cueilleurs. Les poteries retrouvées sur les sites archéologiques de l’époque Jomon sont ornées de décors vraisemblablement dessinés à l’aide d’une corde, et constituent les premières céramiques façonnées au monde. Entre 8 000 et 300 av. J.-C., les techniques des hommes (travail du bois et de la pierre, technique de fabrication des outils) s’améliorent considérablement, permettant l’accroissement rapide de la population ainsi que l’augmentation de l’espérance de vie. Les hommes se sédentarisent, créent une culture particulièrement riche dont on commence tout juste à percer les secrets. L’agriculture, et plus particulièrement la technique de la riziculture inondée, venue de Chine par l’intermédiaire de la Corée commence à se développer vers le ve siècle av. J.-C. et ouvre la voie au néolithique, appelé par les historiens la période de Yayoi.

5.1. 2

La période de Yayoi (300 av. J.-C.-300 apr. J.-C.)

La période de Yayoi marque une rupture très nette sur le plan culturel avec la période de Jomon ; elle se caractérise par l’arrivée sur l’archipel d’un grand nombre de techniques et de matériaux venus du continent, dont l’adoption rapide permet la naissance d’une civilisation profondément originale. Outre le riz et les techniques nécessaires à sa culture, arrive au Japon le métal (le bronze — mais sans qu’il y ait « d’âge du bronze » à proprement parler — et surtout le fer — très rapidement adopté, notamment pour la fabrication des armes) et les techniques qui permettent de le travailler. Le développement de petites surfaces consacrées à la riziculture favorise l’apparition d’une société agricole primitive organisée en petites communautés.

Selon les sources chinoises et plus particulièrement l’Histoire des Han antérieurs, puis la Monographie relative aux Wei, l’archipel est alors habité par un peuple nommé « Wa » par les Chinois, divisé en une centaine de petits pays qui se fédèrent à la fin du iiie siècle en un État appelé Yamatai, sous l’autorité d’une reine, Himiko. Les recherches archéologiques les plus récentes n’ont toujours pas révélé les secrets de cet État primitif : on ne sait rien de son emplacement exact, ni de son destin. Certains historiens le considèrent comme l’ancêtre du royaume du Yamato, qui apparaît dans la plaine de Nara au ive siècle apr. J.-C., et dont l’existence est en revanche bien attestée.

5.1. 3

La période de Kofun (300-593)

La période de Kofun (littéralement « tertres anciens ») tire son nom des gigantesques tumulus servant de sépulture aux chefs les plus importants, qui apparaissent au début du iiie siècle et prennent, à partir du ive siècle, des dimensions imposantes — témoignant sans doute de l’existence d’une classe dirigeante de plus en plus riche et puissante. Les kofun les plus caractéristiques de l’époque mesurent plus de deux cent mètres de longueur, sont en forme de « trou de serrure » et sont jalonnés de cylindres en terre cuite, les haniwa, surmontés de récipients à offrandes, puis de figurines représentant souvent des guerriers. On a retrouvé les tumulus les plus anciens dans le Kinai, au sud du bassin du Yamato. Ils se sont diffusés ensuite dans l’ouest (jusqu’à Kyushu) puis dans l’est (jusque dans le Kanto), témoignant sans doute de l’expansion progressive de l’influence du royaume du Yamato.

Les recoupements entre les découvertes archéologiques, les chroniques chinoises de la fin de la dynastie Han et les premières annales japonaises permettent d’accréditer la tradition qui veut qu’entre le iiie et le ve siècle se soit formé, au sud de l’actuelle Kyoto, un premier État que les chroniques chinoises appellent « royaume du Yamato ». Il semblerait, en effet, qu’à peu près à cette époque, un groupe plus puissant que les autres parvienne à fédérer sous son autorité les petits royaumes de la plaine de l’actuelle Nara, peut-être avec l’aide d’immigrés venus du royaume coréen de Paekche. Dès la seconde moitié du ve siècle, l’influence de la cour du Yamato s’étend du sud de Kyushu à l’est du Kanto — comme en témoignent de récentes découvertes archéologiques —, tandis que se mettent en place des relations diplomatiques officielles avec la Corée et la Chine des Song. Ces contacts permettent, en particulier, l’introduction progressive de l’écriture, qui marque l’entrée du Japon dans l’histoire.

La supériorité de la cour du Yamato résulte, en fait, essentiellement d’un jeu d’alliances entre le clan dirigeant et les grandes familles (uji), dont l’influence et la puissance ne cesse de croître, notamment à partir du vie siècle. La cour du Yamato préside à l’introduction du bouddhisme, que l’on situe en général en l’an 538, date à laquelle le roi de Paekche envoie au Japon une statue et quelques textes bouddhiques. Cette culture s’enracine très fortement dans l’archipel et dès le viie siècle, le bouddhisme devient la religion officielle du Japon.

5.2

La période ancienne (593-1185)

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