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  • Le Traité de Versailles

    Le Traité de Versailles règle le sort territorial, économique et financier de l'Allemagne. Il est signé au même endroit où l'empire allemand avait été ...

  • Traité de Versailles - Wikipédia

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Versailles, traité de

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Traités des lendemains de la Première Guerre mondialeTraités des lendemains de la Première Guerre mondiale
Plan de l'article
1

Présentation

Versailles, traité de, traité de paix signé le 28 juin 1919 dans la galerie des Glaces, entre les Alliés et l'Allemagne, qui a mis fin à la Première Guerre mondiale.

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Des négociations difficiles

Le traité de Versailles est négocié pendant la conférence de la Paix de Paris, qui siège à Versailles à partir du 18 janvier 1919. Vingt-sept pays y participent, mais les décisions importantes sont, en fait, prises au sein d'un Conseil des Quatre composé de la France, représentée par Georges Clemenceau, des États-Unis, avec le président Wilson, du Royaume-Uni, avec Lloyd George et de l’Italie, avec Orlando. Les représentants de la République de Weimar, qui a remplacé l'Empire allemand à la fin de la guerre (9 novembre 1918), sont exclus des discussions. L'élaboration du texte final, un document volumineux de 440 articles, nécessite six mois de travail et la mise en place d'une organisation importante, avec de multiples commissions et la présence de centaines de diplomates et d'experts.

Les négociations du traité ne se font pas sans heurts : les Alliés ne partageant pas la même logique face à l'instauration de la paix en Europe, le traité est un compromis entre les parties en présence. La France, exsangue et soucieuse d’assurer avant tout sa sécurité, veut annexer la rive gauche du Rhin, contrôler la Ruhr et obtenir des réparations financières considérables. Elle s'oppose aux Anglo-Saxons qui, essentiellement pour des raisons commerciales, ne veulent pas écraser l'Allemagne. L'Italie quitte un temps la conférence après avoir essuyé un refus à sa volonté d'annexer Fiume et la Dalmatie — annexion prévue par un traité secret signé à Londres en 1915, mais que Wilson ne reconnaît pas. La Chine quitte également la conférence après le déclenchement d'un confit avec le Japon à propos des concessions allemandes de la province chinoise de Shandong. Les Alliés parviennent enfin à adresser le texte du traité au gouvernement allemand le 17 juin 1919.

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La Société des Nations

L'un des aspects les plus originaux et nouveaux du traité de Versailles est l'instauration, par l'article premier, d'une Société des Nations (SDN). Il s'agit de la première organisation constituée en faveur du maintien de la paix. Elle est chargée non seulement de l'exécution des termes des différents traités signés après la Première Guerre mondiale (voir traité de Trianon ; traité de Sèvres ; traité de Saint-Germain ; traité de Neuilly), mais aussi de régler les différents problèmes diplomatiques pouvant se produire sur le plan international.

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Clauses territoriales

L'Allemagne reconnaît la souveraineté de la Belgique, de la Pologne, de la Tchécoslovaquie et de l’Autriche, et dénonce les traités de Brest-Litovsk et de Bucarest. De plus, elle perd quelque 67 000 km2, soit un peu plus de 10 p. 100 de son territoire et quelque 6,7 millions d’habitants, soit le dixième de sa population.

L'Alsace-Lorraine revient à la France, et le bassin de la Sarre est placé sous la gestion de la Société des Nations pour une durée de quinze ans. Au terme de cette durée, la Sarre pourra choisir, par plébiscite, entre la France — qui obtient la propriété du bassin houiller — et l'Allemagne.

La Belgique reçoit les districts d'Eupen et de Malmedy.

Des plébiscites ont lieu en 1920 pour déterminer le statut du nord et du centre du Schleswig. La région septentrionale, d'une superficie de 3 981 km2, est alors réunie au Danemark. Le territoire du Centre revient à l'Allemagne.

La Pologne reconstituée obtient la Posnanie et une grande partie de la Prusse-Occidentale. Lors des plébiscites organisés en 1920, le sud-est de la Prusse et la région de Marienwerder (Prusse-Occidentale) optent pour l'Allemagne avec une majorité importante. Le plébiscite qui se déroule en haute Silésie en 1921 accorde également une majorité à l'Allemagne, mais ce résultat est controversé, et le Conseil de la Société des Nations, choisi comme arbitre, tranche en attribuant la partie la plus riche de la région à la Pologne. L'autre partie de la haute Silésie (aujourd'hui dans la République tchèque), autour de Teschen, est cédée à la Tchécoslovaquie en 1920.

Le port de Memel et les territoires adjacents reviennent aux Alliés et sont plus tard intégrés à la Lituanie.

Le port de Dantzig est placé sous le contrôle des principales puissances alliées, qui déclarent Dantzig (aujourd'hui Gdańsk) ville libre administrée par la Société des Nations, mais assujettie à la juridiction polonaise pour les questions de douane et les relations internationales. Ce fameux couloir de Dantzig, qui sépare la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne, assure à la Pologne un accès à la mer Baltique. Mais ce territoire est l'objet de tensions entre la Pologne et l'Allemagne, qui toutes deux le revendiquent en se référant chacune à une conception différente du droit des nationalités. Les Polonais insistent sur le fait que les Kachoubes, qui habitent le « corridor », parlent un dialecte polonais, tandis que les Allemands rappellent qu'avant la guerre, ces régions élisaient toujours des candidats allemands. L'Allemagne ne reconnaît pas ses frontières orientales. Les désaccords avec la Pologne sur les questions de Dantzig et de la haute Silésie demeurent une source de conflits.

Conformément à la partie IV du traité, l'Allemagne perd la totalité de son empire colonial (en Afrique, dans le Pacifique et en Chine). La SDN les confie, sous forme de mandat, aux principales puissances victorieuses : la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l'Union sud-africaine et le Japon. Cette décision du traité est un moyen à la fois de sanctionner l'Allemagne pour le fait de guerre et de la priver des ressources qui auraient permis une rapide reconstruction.

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