![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 2 sur 2
Versailles, traité deArticle
Plan de l'article
Présentation ; Des négociations difficiles ; La Société des Nations ; Clauses territoriales ; Réparations et désarmement ; Les conséquences du traité de Versailles
Le traité de Versailles impose à l'Allemagne d'abolir le service militaire obligatoire, de supprimer le grand état-major, de réduire son armée à 100 000 hommes, dont 5 000 officiers, de démilitariser tous les territoires situés sur la rive gauche du Rhin et le long de la rive droite sur 50 km ; elle doit également cesser toute importation ou exportation et pratiquement toute production de matériel de guerre, limiter sa marine militaire à 24 navires, sans aucun sous-marin, et le nombre de ses marins à 16 000 hommes ; il lui faut renoncer à son aviation de guerre, à son artillerie lourde et à ses tanks, le tout avant le 1er octobre 1919. Contrainte de se livrer, la flotte de guerre se saborde à Scapa Flow, au nord de l'Écosse, le 26 juin 1919. L'Allemagne accepte également que l'ancien empereur Guillaume II soit jugé par une cour internationale pour « offense suprême contre la morale internationale ». Le procès n'a cependant jamais eu lieu. L'article 231 du traité rend l'Allemagne responsable de la guerre ; elle doit donc payer les dommages subis par les puissances alliées et s'engager à acquitter d'importantes réparations financières. Les réparations comprennent également la livraison de navires, de trains, de marchandises et de ressources naturelles. L'Allemagne perd la propriété de tous ses brevets. Ses fleuves (Rhin, Elbe, Oder) sont internationalisés. Elle doit accorder aux Alliés la clause de la nation la plus favorisée (droits de douane minimaux sur les importations de marchandises), et accepter les marchandises en provenance d'Alsace-Lorraine et de Posnanie sans droits de douane.
Le traité de Versailles, censé établir une paix durable en Europe, se révèle être un échec. Dès sa signature, il est attaqué par les Britanniques, notamment par Keynes, l'un des experts de la délégation anglaise, qui critique le principe des réparations comme dommageable à la reconstruction économique de l'Europe, et de l'Allemagne en particulier. Les Américains également se montrent hostiles à ce traité, à la fois parce qu'ils le jugent trop dur envers l'Allemagne et parce qu'il rompt avec la position traditionnelle d'isolationnisme des États-Unis. Aussi, le Sénat américain rejette-t-il l'internationalisme du président Wilson et refuse-t-il de ratifier le traité. Les États-Unis signent un traité séparé, le traité de Berlin, le 2 juillet 1921. En Allemagne, où il est qualifié de « diktat », le traité de Versailles soulève un vent de protestation qui sert la propagande nationaliste, dont celle d'Adolf Hitler. L'Allemagne, qui souligne la contradiction du traité avec les Quatorze points de Wilson élaborés avant l'armistice, est incapable de faire face aux exigences des vainqueurs et négocie une révision à la baisse des conditions économiques et financières imposées par l'« humiliant traité ». Comme en Italie, le régime parlementaire allemand est tenu pour responsable de l'humiliation nationale, et doit céder la place à un régime autoritaire. Les clauses territoriales du traité créent, d'autre part, de nouveaux problèmes de minorités dans l'est de l'Europe, bientôt exacerbés par la montée des nationalismes. La création de la SDN ne donne pas à la nouvelle organisation les pouvoirs nécessaires pour qu'elle puisse faire respecter ses décisions. En particulier, aucune force armée internationale n’est à la disposition de l'organisation. En définitive, le traité de Versailles, en provoquant une nouvelle flambée des nationalismes, a contribué à provoquer une nouvelle guerre mondiale vingt ans plus tard.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |