Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Rolland, Romain

Résultats avec Windows Live® Search

  • Romain Rolland

    Clamecy, 1866 - Vézelay, 1944. Association Romain Rolland (Mémoire et rencontres autour d'un grand Européen) Statut : Loi 1901 Création : 20 avril 1999

  • Romain ROLLAND

    Romain Rolland à Paris, Villeneuve, Vézelay ... On n'est pas sur terre pour penser bassement à son bien-être, et travailler sans risque à amasser de gros sous.

  • Théâtre Romain Rolland

    Le suicidé vaudeville soviétique théâtre: de Nicolas Erdman mise en scène de Volodia Serre Compagnie La Jolie Pourpoise: un quiproquo laisse à croire qu'un homme veut se ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Rolland, Romain

Article
Médias
Romain RollandRomain Rolland
Plan de l'article
1

Présentation

Rolland, Romain (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature, apôtre d’un nouvel humanisme fondé sur le pacifisme.

2

De Clamecy à Paris

Né à Clamecy (Nièvre) dans une famille de la bourgeoisie bourguignonne, Romain Rolland a l’occasion de parcourir l’Europe dès son adolescence et garde toute sa vie une affection particulière pour la Suisse et l’Italie. Il poursuit ses études à Paris dès 1880, d’abord au lycée Saint-Louis puis à Louis-le-Grand. Étudiant à l’École normale supérieure de Paris (1886) où il rencontre André Suarès, il renonce par conviction à l’agrégation de philosophie, fort d’une authentique liberté de pensée, mais est reçu à l’agrégation d’histoire (1889) et passe deux ans à l’École française d’archéologie de Rome. Il découvre dans la capitale italienne les chefs-d’œuvre de la Renaissance et rencontre Malwida von Meysenbug, l’amie de Richard Wagner et de Friedrich Nietzsche, avec laquelle il a des entretiens très enrichissants. Lors de son séjour, il commence à ébaucher son Jean-Christophe. De retour à Paris, il est professeur d’histoire de l’art à l’École normale supérieure puis enseigne ’’l’histoire de la musique à la Sorbonne (1904-1912) avant de démissionner pour se consacrer entièrement à l’écriture.

3

Pour un théâtre populaire

Sa carrière littéraire commence par le théâtre. C’est un théâtre militant que prône Romain Rolland : « Il s’agit d’élever le Théâtre par et pour le Peuple. Il s’agit de fonder un art nouveau pour un monde nouveau », « Je ne suis pas et ne serai jamais peuple ; je suis trop nourri du passé ; je ne saurai y renoncer ; mais je ne m’y bornerai pas et je combattrai ». Il combat en effet pour un théâtre populaire notamment avec l’utopique Théâtre du Peuple, essai esthétique d’un théâtre nouveau (1903-1913) et en organisant des réunions sur le sujet auxquelles participent Octave Mirbeau ou Lucien Descaves. Il écrit ses premières pièces (Saint Louis, Aërt, le Triomphe de la raison), représentées entre 1897 et 1900 et éditées sous le titre les Tragédies de la foi. En 1909, il fait paraître un ensemble de pièces sur la Révolution dont le premier tome a pour titre Théâtre de la Révolution — ou Polyptique de la Révolution — (les Loups, 1898 ; Danton, 1900 ; le Quatorze-Juillet, 1902). La composition de cette série (huit pièces au total) se fait en trois étapes et retrace la Révolution entière, de ses origines, en 1774, à ses derniers soubresauts, en 1797, avec le Jeu de l’amour et de la mort (1925) et l’ultime volet, Robespierre (1939).

4

Le « roman-fleuve »

’’’De 1903 à 1912, Romain Rolland se consacre à la rédaction de son œuvre majeure, Jean-Christophe. Ce vaste cycle romanesque en dix volumes, divisé en trois parties (« Jean-Christophe », « Jean-Christophe à Paris » et « Fin du voyage »), est un appel à l’entente des nations. Il rapporte l’histoire d’un compositeur allemand confronté aux contradictions de la société occidentale au tournant du siècle. Il s’agit, selon la formule célèbre de l’auteur, d’un « roman-fleuve », dont le débit narratif s’apparente en l’occurrence au cours ombrageux du Rhin. À cela s’ajoute l’aspect musical du roman qui s’adresse plus au cœur qu’à l’intelligence, et dévoile les sentiments et les émotions au lieu de les analyser. Ce cycle romanesque est récompensé en 1913 du Grand Prix de l’Académie française.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft