![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Rolland, RomainArticle
Plan de l'article
Présentation ; De Clamecy à Paris ; Pour un théâtre populaire ; Le « roman-fleuve » ; Les grandes œuvres narratives ; Non-violence et humanisme ; Un grand mélomane et biographe ; Correspondances
Rolland, Romain (1866-1944), écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature, apôtre d’un nouvel humanisme fondé sur le pacifisme.
Né à Clamecy (Nièvre) dans une famille de la bourgeoisie bourguignonne, Romain Rolland a l’occasion de parcourir l’Europe dès son adolescence et garde toute sa vie une affection particulière pour la Suisse et l’Italie. Il poursuit ses études à Paris dès 1880, d’abord au lycée Saint-Louis puis à Louis-le-Grand. Étudiant à l’École normale supérieure de Paris (1886) où il rencontre André Suarès, il renonce par conviction à l’agrégation de philosophie, fort d’une authentique liberté de pensée, mais est reçu à l’agrégation d’histoire (1889) et passe deux ans à l’École française d’archéologie de Rome. Il découvre dans la capitale italienne les chefs-d’œuvre de la Renaissance et rencontre Malwida von Meysenbug, l’amie de Richard Wagner et de Friedrich Nietzsche, avec laquelle il a des entretiens très enrichissants. Lors de son séjour, il commence à ébaucher son Jean-Christophe. De retour à Paris, il est professeur d’histoire de l’art à l’École normale supérieure puis enseigne ’’l’histoire de la musique à la Sorbonne (1904-1912) avant de démissionner pour se consacrer entièrement à l’écriture.
Sa carrière littéraire commence par le théâtre. C’est un théâtre militant que prône Romain Rolland : « Il s’agit d’élever le Théâtre par et pour le Peuple. Il s’agit de fonder un art nouveau pour un monde nouveau », « Je ne suis pas et ne serai jamais peuple ; je suis trop nourri du passé ; je ne saurai y renoncer ; mais je ne m’y bornerai pas et je combattrai ». Il combat en effet pour un théâtre populaire notamment avec l’utopique Théâtre du Peuple, essai esthétique d’un théâtre nouveau (1903-1913) et en organisant des réunions sur le sujet auxquelles participent Octave Mirbeau ou Lucien Descaves. Il écrit ses premières pièces (Saint Louis, Aërt, le Triomphe de la raison), représentées entre 1897 et 1900 et éditées sous le titre les Tragédies de la foi. En 1909, il fait paraître un ensemble de pièces sur la Révolution dont le premier tome a pour titre Théâtre de la Révolution — ou Polyptique de la Révolution — (les Loups, 1898 ; Danton, 1900 ; le Quatorze-Juillet, 1902). La composition de cette série (huit pièces au total) se fait en trois étapes et retrace la Révolution entière, de ses origines, en 1774, à ses derniers soubresauts, en 1797, avec le Jeu de l’amour et de la mort (1925) et l’ultime volet, Robespierre (1939).
’’’De 1903 à 1912, Romain Rolland se consacre à la rédaction de son œuvre majeure, Jean-Christophe. Ce vaste cycle romanesque en dix volumes, divisé en trois parties (« Jean-Christophe », « Jean-Christophe à Paris » et « Fin du voyage »), est un appel à l’entente des nations. Il rapporte l’histoire d’un compositeur allemand confronté aux contradictions de la société occidentale au tournant du siècle. Il s’agit, selon la formule célèbre de l’auteur, d’un « roman-fleuve », dont le débit narratif s’apparente en l’occurrence au cours ombrageux du Rhin. À cela s’ajoute l’aspect musical du roman qui s’adresse plus au cœur qu’à l’intelligence, et dévoile les sentiments et les émotions au lieu de les analyser. Ce cycle romanesque est récompensé en 1913 du Grand Prix de l’Académie française.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |